La ren­trée et le phé­no­mène du taxage

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Cer­tains pa­rents se de­mandent pour­quoi l’at­ti­tude de leurs en­fants face à l’école a chan­gé, pour­quoi ils ont comme une crainte d’al­ler à l’école. Peut-être que ces élèves sont les vic­times d’in­ti­mi­da­tion.

C’est le re­tour des jeunes sur les bancs d’écoles et le SPVM veut sen­si­bi­li­ser jeunes et moins jeunes au phé­no­mène du taxage.

À chaque an­née dans l’ar­ron­dis­se­ment Ri­vière-des-Prai­ries des di­zaines de cas de taxage sont rap­por­tés. « Mal­heu­reu­se­ment, plu­sieurs jeunes ne rap­portent pas ce crime. Ils croient à tord qu’ils en sont les seules vic­times et que per­sonne ne pour­ra leur ve­nir en aide. Trop sou­vent, une vic­time qui garde le si­lence su­bi­ra du taxage ou de l’in­ti­mi­da­tion à plus d’une re­prise » , in­dique-t-on du cô­té du poste de quar­tier 45.

Qu’est-ce que le taxage ? « Le taxage est un vol ac­com­pa­gné de vio­lence ou fait sous la me­nace de la vio­lence ou de l’in­ti­mi­da­tion. Au sens du code cri­mi­nel il s’agit donc d’un vol qua­li­fié. »

Qui est le taxeur ? « Le taxeur est un op­por­tu­niste. Sou­vent, il choi­sit une vic­time car elle lui semble être une proie fa­cile. Comble de lâ­che­té, les taxeurs s’en prennent sou­vent à plu­sieurs contre une seule vic­time », sou­lignent les po­li­ciers.

CONSEILS AUX JEUNES

L’équipe du PDQ 45 font les re­com­man­da­tions sui­vantes aux élèves.

Pen­dant l’évé­ne­ment, on doit res­ter calme, gar­der son sang-froid et ne pas se battre. La vic­time doit bien ob­ser­ver son agres­seur pour pou­voir le dé­crire. Après l’in­cident, on doit rap­por­ter le plus ra­pi­de­ment pos­sible les faits à un res­pon­sable sco­laire ou à un pa­rent. Ce­la peut être plus fa­cile à faire si on le fait ac­com­pa­gner d’un ami à qui l’on fait confiance.

« Si l’on ne dé­nonce pas l’évé­ne­ment, on s’ex­pose soi-même ou un autre à une ré­ci­dive, car les taxeurs ont ten­dance à ré­pé­ter leur geste jus­qu’à ce qu’ils se fassent prendre. »

Sou­li­gnons qu’un taxeur qui se fait pin­cer lâche ha­bi­tuel­le­ment prise sur ses vic­times et cesse ses gestes de vio­lence et d’in­ti­mi­da­tion.

CONSEILS AUX PA­RENTS

Les po­li­ciers in­vitent les pa­rents à être à l’écoute de leurs jeunes.

Ils ont sou­vent une ap­proche in­di­recte quand ils de­mandent de l’aide. Les pa­rents doivent être at­ten­tifs à cer­tains signes. Le jeune re­vient-il de l’école avec des bles­sures ou des vê­te­ments abî­més ? Em­prunte-t-il des che­mins illo­giques pour se rendre ou re­ve­nir de l’école ? Semble-t-il s’isoler ?

CONSEILS AUX PA­RENTS DES TAXEURS

« Pour­quoi mon en­fant fait du taxage ?», se de­mandent les pa­rents de jeunes qui font de l’ex­tor­sion et de l’in­ti­mi­da­tion.

De ma­nière gé­né­rale, les jeunes ap­prennent par l’exemple. Il ar­rive que quel­qu’un au­tour d’eux les in­ti­mide ou fait de la pres­sion sur eux pour qu’ils agissent comme des « durs ». D’autres fois, ils ont be­soin d’at­ten­tion ou sentent qu’ils doivent faire peur aux autres pour avoir du res­pect.

Les pa­rents des adeptes du taxage « (…) doivent ab­so­lu­ment ré­ta­blir la com­mu­ni­ca­tion avec votre jeune et al­ler cher­cher l’aide au­près des in­ter­ve­nants spé­cia­li­sés » , men­tionnent les po­li­ciers.

Le CLSC est l’une res­source dis­po­nibles. Les pa­rents et leurs jeunes y trou­ve­ront : psy­cho­logue, édu­ca­teur spé­cia­li­sé, tra­vailleur so­cial, etc.

Le ser­vice Tel-Jeune (1 800 263-2266) a un équi­valent pour les pa­rents, soit la Ligne Pa­rents: 514-288-5555.

On peut ob­te­nir des in­for­ma­tions sup­plé­men­taires sur le su­jet, en consul­tant le vo­let jeu­nesse du site du SPVM au www.spvm.qc.ca. Les agents so­cio­com­mu­nau­taires du poste de quar­tier sont heu­reux de ré­pondre aux ques­tions des dif­fé­rents in­ter­ve­nants au 514 280-0445.

(Y.F.)

(Photo: Think­stock)

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