Dee­jay Moh­to­rious et le che­min de la réus­site

L'Informateur - - GRANDE LIQUIDATION - > Yvan For­tin

L’une des étoiles mon­tantes de la scène cultu­relle, Dee­jay Moh­to­rious, in­vite les jeunes à s’en­ga­ger plei­ne­ment dans l’at­teinte de leurs rêves, à conti­nuer leurs études afin d’amé­lio­rer leurs connais­sances et à bien s’or­ga­ni­ser.

« Même si les pa­rents ne com­prennent pas tou­jours notre dé­marche et qu’ils ne sont pas d’ac­cord, nous de­vons prendre le temps de leur ex­pli­quer et de leur mon­trer le sé­rieux de notre dé­marche. Les pa­rents ont tou­jours une vi­sion de l’ave­nir de leurs en­fants. C’est nor­mal, mais il est à nous de les convaincre que nos pro­jets sont réa­listes et réa­li­sables », in­dique ce spé­cia­liste de l’ani­ma­tion mu­si­cale.

Il y a quelques se­maines, il est re­ve­nu d’une tour­née eu­ro­péenne, dont il est par­ti­cu­liè­re­ment fier. Il est aus­si à pré­pa­rer un al­bum.

« Quand tu aimes quelque chose, ce­la te rat­trape et t’ha­bite vrai­ment. Tu es alors prêt à consa­crer bien des ef­forts pour réus­sir. La mu­sique, pour moi et pour bien des jeunes, est un moyen d’ex­pres­sion et d’en­ga­ge­ment », confie l’ar­tiste.

TOU­JOURS AP­PRENDRE

Ce­lui qui aime faire dan­ser les jeunes sou­tient qu’on ne doit pas lâ­cher l’école afin de dé­ve­lop- per ses com­pé­tences et te­nir ses connais­sances bien à jour, même si pour ce faire l’on doit conti­nuer ses études à temps par­tiel.

Il croit aus­si que les jeunes doivent tou­jours avoir un plan B en ré­serve pour faire face aux im­pré­vus et aux aléas du des­tin, ad­ve­nant le cas où leur pro­jet ini­tial ne se concré­ti­se­rait pas tel que sou­hai­té.

Âgé de 25 ans, le jeune maître des plaques tour­nantes, a gran­di dans l’Est mé­tro­po­li­tain. Il a étu­dié en Sciences de la san­té au cé­gep de Mai­son­neuve. Ses pa­rents, deux mé­de­cins d’ori­gine afri­caine, croient aux ver­tus de l’édu­ca­tion su­pé­rieure. Il a dû leur prou­ver qu’il était sé­rieux en ce qui a trait à sa car­rière mu­si­cale. Au­jourd’hui, ils sont heu­reux de le voir s’épa­nouir et réus­sir sur les scènes d’ici et d’ailleurs.

DU BASKET-BALL À L’ANI­MA­TION MU­SI­CALE

Ini­tia­le­ment, le jeune homme ai­mait le bas­ket­ball, mais une bles­sure à un ge­nou l’a pous­sé au re­pos for­cé. C’est là qu’il a été mis en contact avec les tech­niques de mise en ondes et de mixage par des amis de la ra­dio étu­diante du cé­gep Mai­son­neuve. Une nou­velle pas­sion, celle de la mu­sique, ve­nait de le tou­cher.

« Quand j’étais pe­tit, je vou­lais être am­bu­lan­cier ou doc­teur pour ai­der les gens d’où mes études en Sciences de la san­té. Mais je me suis ren­du compte que la mu­sique est un fil conduc- teur vers le po­si­ti­visme, que, sou­vent, la mu­sique peut gué­rir », a-t-il confié en marge d’un évé­ne­ment cultu­rel ras­sem­blant des jeunes de l’est de Mon­tréal.

Avec de l’éner­gie, de la pa­tience et en tra­vaillant fort, il a fi­ni par émer­ger. En plus de par­ti­ci­per à des évé­ne­ments mu­si­caux un peu par­tout en Amé­rique du Nord. Ses per­for­mances lui ont per­mis de col­la­bo­rer avec des ar­tistes amé­ri­cains et eu­ro­péens.

SON PLAN B

Même s’il consacre beau­coup d’éner­gie à sa car­rière ar­tis­tique, Dee­jay Moh­to­rious pour­suit en pa­ral­lèle des études à l’École des hautes études com­mer­ciales, en mar­ke­ting.

Tout en bâ­tis­sant son fu­tur dans le do­maine ar­tis­tique, il dé­sire dé­ve­lop­per ses ap­ti­tudes en mar­ke­ting.

« Une car­rière, c’est comme une course de fond. Le mar­ke­ting, c’est mon plan B. En plus de ma car­rière de DJ, je veux aus­si être un “monstre” du mar­ke­ting et de la pu­bli­ci­té », ex­plique ce­lui dont le pseu­do­nyme s’ins­pire par­tiel­le­ment de son pré­nom et de son signe as­tro­lo­gique, le Tau­reau.

(Photo: Jacques Pha­rand)

Dee­jay Moh­to­rious

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