63e ave­nue : en at­tente d’un trot­toir du cô­té est

L'Informateur - - VIE DE QUARTIER - Ge­ne­viève Daoust re­dac­tion_est@trans­con­ti­nen­tal.ca Prai­ries L’In­for­ma­teur de Ri­vière-desPour se ren­sei­gner sur la taxe d’im­po­si­tions lo­cales des pro­jets im­mo­bi­liers dans l’ar­ron­dis­se­ment, il faut se rendre au http://ville.mon­treal.qc.ca/ por­tal.

Du cô­té ouest de la 63e ave­nue, les ré­si­dents bé­né­fi­cient d’un trot­toir. De l’autre, les mai­sons ré­cem­ment bâ­ties donnent di­rec­te­ment sur la rue. Un pe­tit groupe de voi­sins im­mé­diats re­ven­diquent de­puis un an un trot­toir que la Ville tarde à leur li­vrer.

En 2010, quelque cinq voi­sins se sont ras­sem­blés pour al­ler au con­seil d’ar­ron­dis­se­ment afin que leur re­quête soit en­ten­due. Bien que le contact avec la Ville soit éta­bli, les dé­marches sont lentes et les ci­toyens concer­nés s’im­pa­tientent. La conseillère de ville du dis­trict de la Pointe-aux-Prai­ries, Ca­ro­line Bour­geois, rap­pelle qu’il s’agit d’un « dos­sier très par­ti­cu­lier », ce qui cause un tel dé­lai.

Gi­no Va­len­ti, ré­si­dant du cô­té est de la rue de­puis deux ans, trouve la si­tua­tion « ri­di­cule ». Il a contac­té

dans l’es­poir de por­ter da­van­tage d’at­ten­tion au dos­sier. « Je ne veux pas dé­ni­grer le tra­vail de per­sonne. Je sou­haite sim­ple­ment que ça aille plus vite, ex­plique-t-il. Je me suis fait dire que les dé­penses pré­vues pour les ré­pa­ra­tions de la rue sont in­cluses dans le bud­get 2011, mais vu les dé­lais, c’est dif­fi­cile de croire que nous au­rons quelque chose cette an­née. »

Mal­gré l’at­tente, Mme Bour­geois ex­plique que le dos­sier est sur la bonne voie : « C’est ins­crit dans le bud­get de­puis no­vembre 2010 et nous [la Ville] avons pris un en­ga­ge­ment, ce qui est un élé­ment ma­jeur. Nous ne pouvons pas dé­mon­trer plus de vo­lon­té que ça. Tou­te­fois, les tra­vaux ne peuvent se faire qu’en été, il faut donc at­tendre. »

De­puis qu’elle est en charge du dos­sier, la conseillère rap­pelle qu’elle l’a prio­ri­sé dans le bud­get. Si les coûts re­liés au nou­veau trot­toir tardent à être dé­voi­lés aux ci­toyens qui ha­bitent du cô­té est de la rue, c’est que la Ville « es­saie que ça leur coûte le moins cher pos­sible ». Mme Bour­geois ne peut avan­cer d’es­ti­ma­tions des frais, puis­qu’ils sont en train d’être éva­lués.

Pour M. Va­len­ti, un trot­toir rè­gle­rait plu­sieurs in­con­vé­nients. « Nous at­ten­dons après ça pour notre ter­ras­se­ment et notre ga­rage. Notre rue est mal­propre. Un cô­té est pa­vé, l’autre ne l’est pas. Il y a des roches, de la pous­sière et de la boue. C’est même dan­ge­reux : ma femme est dé­jà tom­bée lors­qu’elle était en­ceinte. »

Vi­gi­lance à l’achat

Le ré­sident juge qu’il a été mal in­for­mé lors de l’achat de sa mai­son. Il était loin de se dou­ter qu’il de­vrait dé­bour­ser les frais pour avoir un trot­toir de son cô­té de la rue. « On s’est pas mal fait avoir par l’agente [im­mo­bi­lière], s’ex­clame-t-il. Nous n’avons ja­mais été in­for­més que les in­fra­struc­tures n’étaient pas payées. »

Afin d’évi­ter que les ci­toyens « se re­trouvent avec des sur­prises », Mme Bour­geois rap­pelle que la Ville de Mon­tréal a mis en ligne une page où il est pos­sible de voir quels frais ont été payés pour un pro­jet et par qui. L’aque­duc, le pa­vage, le trot­toir ou la bor­dure ain­si que l’éclai­rage sont in­di­qués.

On peut aus­si y lire que « de­puis 2004, la plu­part des tra­vaux d’in­fra­struc­tures re­liés aux nou­veaux pro­jets ré­si­den­tiels sont aux frais des en­tre­pre­neurs. Dans ces cas, la taxe d’amé­lio­ra­tions lo­cales ne s’ap­plique pas; le coût des tra­vaux est in­clus dans le prix de vente des im­meubles. »

(Pho­to :Pa­trick Des­champs)

Les ré­si­dents du cô­té est de la 63e ave­nue n’ont pas de trot­toir.

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