Un chan­tier exem­plaire,

Se­lon Conces­sion A25

L'Informateur - - LE PONT DE L’AUTOROUTE 25 - Sté­phane St-Amour sta­mours@trans­con­ti­nen­tal.ca Da­niel Tou­tant, pré­sident-di­rec­teur gé­né­ral de Conces­sion A25.

Le pré­sident-di­rec­teur gé­né­ral de Conces­sion A25, Da­niel Tou­tant, qua­li­fie d’exem­plaire le chan­tier qui a per­mis, au cours des trois der­nières an­nées, de com­plé­ter le ré­seau rou­tier de l’au­to­route 25.

Le par­te­naire pri­vé a en ef­fet res­pec­té le bud­get de 500 M$ es­ti­mé lors de l’ap­pel de pro­po­si­tion, en plus de li­vrer le tron­çon quatre mois plus tôt que pré­vu.

En com­pa­rai­son avec les dé­ra­pages qu’on a connus lors du pro­lon­ge­ment du mé­tro de La­val, c’est en soi tout un ex­ploit.

Le se­cret? «Un pro­jet clai­re­ment dé­fi­ni», fait va­loir le pdg à la tête du consor­tium char­gé de conce­voir, fi­nan­cer, cons­truire, ex­ploi­ter et d’en­tre­te­nir le nou­veau lien.

In­ci­dem­ment, le consor­tium avait fait ses de­voirs. Il avait in­ves­ti pas moins de 4 M$ dans la pré­pa­ra­tion de la pro­po­si­tion dé­po­sée à l’hi­ver 2007, au­près de l’Agence des par­te­na­riats pu­blic­pri­vé du Qué­bec.

Autre fac­teur non né­gli­geable, re­con­naît M. Tou­tant : la par­ti­cu­la­ri­té des par­te­na­riats pu­blic­pri­vé qui trans­fert au conces­sion­naire les risques liés au dé­pas­se­ment de coûts et au non res­pect de l’échéan­cier fixé. «C’est très en­ca­dré», dit-il à pro­pos de l’En­tente de par­te­na­riat, qui pré­voyait de lourdes pé­na­li­tés pour des re­tards de li­vrai­son.

Sé­cu­ri­té et en­vi­ron­ne­ment

Le grand pa­tron de Conces­sion A25 n’est pas peu fier du vo­let san­té et sé­cu­ri­té qui fut l’une des «très grandes pré­oc­cu­pa­tions» tout au long du pro­jet.

Il en veut pour preuve une sé­quence de «plus de 500 jours sans au­cun ac­ci­dent». Au terme de plus de 1,5 mil­lion d’heures tra­vaillées, on dé­plore pour seul ac­ci­dent de tra­vail cet ou­vrier qui s’est frac­tu­ré une che­ville.

«C’est un bi­lan ex­trê­me­ment po­si­tif pour un chan­tier de cette en­ver­gure», re­con­naît-il, tout en rap­pe­lant qu’au plus fort des tra­vaux, on comp­tait jus­qu’à 450 ou­vriers sur le chan­tier.

De la même fa­çon, au­cun in­ci­dent ma­jeur n’est sur­ve­nu en ri­vière.

Les condi­tions du dé­cret en­vi­ron­ne­men­tal ont

Un lien na­tu­rel

fait l’ob­jet d’un sou­ci «de tous les ins­tants», as­sure le prin­ci­pal in­té­res­sé.

À cet égard, il sou­ligne le dé­fi tech­no­lo­gique que po­sait la pro­tec­tion de la fosse à es­tur­geons jaunes, qui em­pê­chait lit­té­ra­le­ment le construc­teur Kie­wit-Par­sons de s’an­crer pour cons­truire cette par­tie du pont hau­ba­né. Pour Da­niel Tou­tant, le «pont de la 25» est une dé­no­mi­na­tion bien ré­duc­trice compte te­nu qu’il s’agit aus­si de six ki­lo­mètres de voies au­to­rou­tières en mi­lieu ter­restre sur­mon­tées d’une di­zaine de ponts d’éta­ge­ment et de nom­breuses bre­telles d’ac­cès.

In­ci­dem­ment, le pont prin­ci­pal n’au­ra né­ces­si­té que la moi­tié du bud­get de 500 M$ al­loué à la concep­tion et à la construc­tion du seg­ment per­met­tant de re­lier l’échan­geur An­jou à l’au­to­route 440.

Ce n’est pas d’hier qu’il est ques­tion de pro­lon­ger la 25 au-de­là de la ri­vière des Prai­ries.

En fait, on a com­men­cé à par­ler de ce pont dans l’est en 1967, au mo­ment où Tran­sports Qué­bec inau­gu­rait le pont-tun­nel Louis-Hip­po­ly­teLa Fon­taine re­liant les deux rives du SaintLaurent

«J’ai vu des plans de l’époque avec des pi­liers [dans la ri­vière] à tous les 30 mètres», rap­pelle Da­niel Tou­tant, pré­sident-di­rec­teur gé­né­ral de Conces­sion A-25. C’était tou­te­fois bien avant qu’on re­lève la pré­sence d’une aire d’abris et d’ali­men­ta­tion pour l’es­tur­geon jaune, une es­pèce me­na­cée, dans l’axe du pro­lon­ge­ment de la 25.

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