Le bap­tême du pont de­vra at­tendre

L'Informateur - - LE PONT DE L’AUTOROUTE 25 - Na­tha­lie Ville­neuve na­tha­lie.ville­neuve@trans­con­ti­nen­tal.ca Il fau­dra at­tendre en juin, pour connaître le nom du nou­veau pont.

Àla fin avril, un seul nom était en lice pour la dé­no­mi­na­tion du nou­veau pont: ce­lui d’Oli­vier Char­bon­neau, un des pre­miers co­lons de l’île Jé­sus. La Com­mis­sion de to­po­ny­mie du Qué­bec ne pré­voit tou­te­fois pas bap­ti­ser of­fi­ciel­le­ment la struc­ture avant plu­sieurs se­maines.

La der­nière ren­contre des com­mis­saires s’est dé­rou­lée le 26 avril. «On at­tend pos­si­ble­ment de nou­velles pro­po­si­tions», dit le di­rec­teur et se­cré­taire de la Com­mis­sion, An­dré Ga­gnon. «Ce pont­là re­lie deux rives. On a contac­té des gens, on voit à ce que toutes les par­ties concer­nées s’ex­priment.» Une nou­velle ren­contre des com­mis­saires est pré­vue le 6 juin. «D’ici là, on es­père com­plé­ter le dos­sier», dit M. Ga­gnon.

La­val­lois et Mon­tréa­lais

Le nom d’Oli­vier Char­bon­neau a été pro­po­sé à l’ini­tia­tive de la So­cié­té d’his­toire et de gé­néa­lo­gie de l’Île Jé­sus. La Ville de La­val adop­tait à l’una­ni­mi­té une pro­po­si­tion en ce sens, à la séance du con­seil de ville de mars 2011.Se­lon la di­rec­trice gé­né­rale de la So­cié­té, Do­mi­nique Bo­do­ven, le nom d’Oli­vier Char­bon­neau a tout pour faire l’una­ni­mi­té, des deux cô­tés de la ri­vière des Prai­ries. «Il faut rap­pe­ler qu’il a aus­si ha­bi­té à Pointe-aux-Trembles.»

Fin du 17e siècle

L’agri­cul­teur Oli­vier Char­bon­neau se se­rait éta­bli en 1678 ou 1679 dans la fu­ture pa­roisse de Saint-Fran­çois-de-Sales, sur une terre don­nant sur la ri­vière des Prai­ries, se­lon une chro­nique his­to­rique ré­di­gée par Gas­ton Cha­pleau, dans le bul­le­tin Île Jé­sus, en 2000.

«Même si d’au­cuns l’ont dé­si­gné comme pre­mier co­lon, nous sa­vons main­te­nant que cet hon­neur re­vient à son gendre, Guillaume La­belle, ti­tu­laire d’une cen­sive de­puis 1677», écrit M. Cha­pleau. Oli­vier Char­bon­neau est ar­ri­vé au Ca­na­da en sep­tembre 1659, ac­com­pa­gné de sa troi­sième épouse, Ma­rie Gar­nier, et de leur fille Anne. Il s’est d’abord éta­bli à Ville-Ma­rie, sur une terre si­tuée du cô­té nord de la rue Saint-Paul.

En 1666, il s’ins­talle à la Côte Saint-Fran­çois, à Pointe-aux-Trembles. Il a éga­le­ment été co­pro­prié­taire d’un mou­lin à eau construit sur le fleuve Saint-Laurent et pro­prié­taire d’une terre dans la sei­gneu­rie de Bou­cher­ville.

M. Char­bon­neau était ori­gi­naire de Ma­rans, en Au­nis (Cha­rente — Ma­ri­time) et se­rait né vers 1617 ou 1620, ce qui si­tue son ar­ri­vée sur l’île Jé­sus à l’âge de la re­traite. Il y au­rait vé­cu moins de dix ans. Mal­gré ce­la, «il est à l’ori­gine d’une nom­breuse pos­té­ri­té la­val­loise», écrit Gas­ton Cha­pleau.

(Pho­to: Ala­rie Pho­tos)

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