Être maître de son stress

L'Informateur - - VIE DE QUARTIER - Ge­ne­viève Daoust re­dac­tion_est@trans­con­ti­nen­tal.ca

Que ce soit entre le tra­vail, l’école ou les obli­ga­tions fa­mi­liales, peu de per­sonnes prennent le temps de dé­com­pres­ser de leurs jour­nées char­gées. À l’ère des exi­gences, de la pres­sion per­son­nelle et de la so­cié­té qui car­bure à la per­for­mance, à la réus­site et au bon­heur, le stress peut fa­ci­le­ment de­ve­nir dif­fi­cile à gé­rer.

Le stress ne date pas d’hier. Toutes les époques ont connu leurs fac­teurs de stress et autres bouleversements. La dif­fé­rence avec au­jourd’hui? Ils ac­cep­taient tout sim­ple­ment les évé­ne­ments tels qu’ils étaient, se­lon le tra­vailleur so­cial en san­té men­tale adulte au CLSC de Ri­vière-des-Prai­ries, Jean-Claude Guil­bault. D’au­tant plus qu’ils ne vi­vaient pas dans un monde d’exi­gences aus­si éle­vées que ce­lui qui nous en­toure. « Dans une so­cié­té où tout va de plus en plus vite, il faut être per­for­mant à tous les ni­veaux. Les exi­gences sont de plus en plus éle­vées dans toutes les sphères de notre vie, ex­plique M. Guil­bault. Bien sou­vent, à vou­loir trop bien faire, on fi­nit par s’im­po­ser trop de normes, ce qui aug­mente le ni­veau de stress. »

Jus­te­ment, le tra­vailleur so­cial constate que le stress est une des rai­sons im­por­tantes de consul­ta­tion. « De nos jours, on s’exige le bon­heur à tout prix. On se re­fuse de vivre des pé­riodes plus dif­fi­ciles. Il faut alors se confron­ter et com­prendre les évé­ne­ments ex­té­rieurs qui nous font vivre du stress », ex­plique-t-il.

Sou­vent, ce­la passe par la per­cep­tion. Si une per­sonne per­çoit né­ga­ti­ve­ment l’évé­ne­ment qu’elle vit, elle se­ra da­van­tage stres­sée. Pour ai­der les in­di­vi­dus à mieux se com­prendre, mais aus­si à mieux dé­co­der ce qu’est le stress, M. Guil­bault anime des ate­liers de groupe sur la ges­tion du stress. Il aborde constam­ment la ques­tion des per­cep­tions, mais aus­si de la ré­ha­bi­li­ta­tion des émo­tions que l’on vit et leur in­té­gra­tion dans nos vies.

« Les gens an­xieux vont sou­vent être dans l’évi­te­ment. Ils ne veulent pas vivre les choses né­ga­tives, pour­suit-il. Lorsque ça ar­rive, c’est le mo­ment de s’as­seoir et de prendre le temps de voir com­ment l’on peut ré­agir pour se sen­tir mieux et pour en ti­rer des ac­quis. » Il en­seigne no­tam­ment aux in­di­vi­dus à s’ap­pro­prier un évé­ne­ment afin de lui don­ner un cô­té po­si­tif. M. Guil­bault uti­lise un pro­cé­dé si­mi­laire avec les in­quié­tudes. « Il faut trans­for­mer une in­quié­tude en un dé­fi que l’on peut re­le­ver », ex­plique-t-il.

Un autre moyen d’éli­mi­ner une par­tie du stress est de s’ac­cor­der du temps. « Il faut par­fois sor­tir de ses obli­ga­tions pour se don­ner des mo­ments agréables, pour­suit-il. Ce n’est pas très à la mode de s’ar­rê­ter et de se de­man­der ce que l’on veut réel­le­ment faire. »

Lors de ses ate­liers, M. Guil­bault ne s’at­tarde pas uni­que­ment au stress. Outre le cô­té théo­rique du stress et les mé­thodes d’ap­pren­tis­sage de ju­di­cieux conseils, il ex­plique aus­si qu’il est im­por­tant d’être à l’écoute de son corps, no­tam­ment lors­qu’il s’agit de l’hy­giène du som­meil. Cer­taines tech­niques de res­pi­ra­tion et de re­laxa­tion sont aus­si au ren­dez-vous. On peut connaître l’ho­raire des pro­chaines ren­contres dis­po­nibles sur la ges­tion du stress en té­lé­pho­nant au 514 494-4924, poste 2, entre 8 h et 16 h.

Jean-Claude Guil­bault, tra­vailleur so­cial en san­té men­tale adulte

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