Vi­sion Montréal veut plus d’ar­gent pour le SPVM

L'Informateur - - ACTUALITÉS - Phi­lippe Bois­vert phi­lippe.bois­vert@trans­con­ti­nen­tal.ca

Les membres du par­ti Vi­sion Montréal sou­haitent que le gou­ver­ne­ment du Qué­bec crée un fonds des ser­vices de po­lice, qui per­met­trait au Ser­vice de po­lice de la Ville de Montréal (SPVM) d’être « fi­nan­cé équi­ta­ble­ment ».

Les mu­ni­ci­pa­li­tés qui font ap­pel à la Sû­re­té du Qué­bec re­çoivent une sub­ven­tion équi­va­lant à 47 % des coûts pour les ser­vices de ni­veau 1 ( ser­vices de base, comme la pa­trouille). Les villes qui ne pos­sèdent pas de ser­vice de po­lice mu­ni­ci­pal ne dé­fraient donc que 53 % du coût to­tal.

Les grandes villes du Qué­bec comptent sur leur propre ser­vice de po­lice pour as­su­rer la sé­cu­ri­té de leurs ci­toyens. Au to­tal, elles sont 110 à payer 100 % de leurs ser­vices po­li­ciers.

La si­tua­tion de Montréal est d’au­tant plus par­ti­cu­lière. Le Ser­vice de po­lice de la Ville de Montréal des­sert le quart de la population du Qué­bec et doit contrer plus du tiers de la cri­mi­na­li­té de la pro­vince. Mal­gré tout, Montréal ne re­çoit au­cune sub­ven­tion fi­nan­cière du gou­ver­ne­ment.

« Une ques­tion d’équi­té »

Pour Yves Fran­coeur, pré­sident de la Fraternité des po­li­ciers de Montréal, cette si­tua­tion est in­ex­cu­sable.

« Non seule­ment les ci­toyens de Montréal paient pour 100 % de leurs ser­vices po­li­ciers, mais ils en­voient éga­le­ment 60 M$ de leurs taxes et de leurs im­pôts pour fi­nan­cer les ser­vices de la Sû­re­té du Qué­bec, en de­hors de l’île. C’est une ques­tion d’équi­té, on l’a crié sur tous les toits, et nous pour­sui­vrons de le faire. Jus­qu’à main­te­nant, nous sommes très dé­çus du trai­te­ment du dos­sier par l’ad­mi­nis­tra­tion Trem­blay », se plaint-il.

« Le SPVM est clai­re­ment sous-fi­nan­cé et ce n’est pas une sur­prise, pour moi, de voir que notre taux de ré­so­lu­tion des crimes est 10 % moins éle­vé qu’à To­ron­to. Avec plus de res­sources, nous se­rions en me­sure de faire da­van­tage », sou­tient M. Fran­coeur, qui es­time que 80 % des ser­vices po­li­ciers du SPVM sont de ni­veau 1. Le bud­get an­nuel du SPVM est de 600 M$.

Une mo­tion re­fu­sée

Le maire de l’ar­ron­dis­se­ment Mer­cier– Ho­che­la­ga-Mai­son­neuve et membre de Vi­sion Montréal, Réal Mé­nard, a dé­po­sé une mo­tion à cet ef­fet à la séance du con­seil de Montréal du mar­di 17 mai. Le pro­jet de M. Mé­nard n’a ce­pen­dant pas trou­vé pre­neur chez Union Montréal et Pro­jet Montréal. Les membres de ces par­tis ont in­di­qué ne pas être en ac­cord avec l’idée de de­man­der à Qué­bec de créer un fonds pour les ser­vices po­li­ciers. « Lors­qu’on parle de Montréal, on s’en­tend tous pour dire qu’il s’agit d’une ville ex­cep­tion­nelle. Ce­pen­dant, il ne s’agit pas de créer un nou­veau fonds, mais d’al­ler cher­cher de l’ar­gent neuf. Nous tra­vaillons sur ce dos­sier de­puis long­temps », a plai­dé Claude Tru­del (Union Montréal), avant que les par­tis passent au vote et re­jettent la mo­tion.

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