Le re­tour du ca­brio­let

L'Informateur - - GRANDS DOSSIERS - Éric Descarries (Source: Tex­tuel Plus)

En 1957, Ford dé­voi­lait une grande au­to­mo­bile au toit ri­gide ré­trac­table. En ef­fet, au simple tou­cher d’une com­mande, le pa­villon de ce cou­pé se dé­ta­chait du mon­tant du pa­re­brise, se re­pliait en par­tie, et alors que le cou­vercle du coffre ar­rière se sou­le­vait à l’in­verse des autres voi­tures, le toit s’y glis­sait et le cou­vercle se re­fer­mait. Ce mo­dèle d’au­to alors ap­pe­lé Sky­li­ner fut of­fert pen­dant trois ans. Les sur­vi­vants de cette époque sont au­jourd’hui des vé­hi­cules de collection de grande va­leur. Pour­quoi les construc­teurs d’au­to­mo­biles ont-ils at­ten­du si long­temps avant de nous ra­me­ner un tel concept? Ce­ci de­meure un mys­tère. Néan­moins, de plus en plus de ca­brio­lets font un re­tour sur le mar­ché, que ce soit des voi­tures amé­ri­caines, eu­ro­péennes ou asia­tiques. Et plu­sieurs ont ce prin­cipe du toit ri­gide de la Sky­li­ner dont le fonc­tion­ne­ment est plus simple et plus fiable que ce­lui des an­ciennes Ford.

Par exemple, Mer­cedes-Benz a un tel toit sur sa SLK sport, ain­si que Lexus sur sa SC430 luxueuse. Mais il n’y a pas que les cou­pés coû­teux qui pos­sèdent cette belle ca­rac­té­ris­tique. Ré­cem­ment, Maz­da dé­voi­lait sa propre ver­sion pour sa pe­tite Mia­ta MX5 sport. C’est un vrai pe­tit mi­racle de l’in­gé­nie­rie que ce toit! Mal­heu­reu­se­ment, Che­vro­let a ré­cem­ment aban­don­né sa ca­mion­nette ré­tro SSR au toit re­pliant et qui glis­sait entre la ca­bine et la caisse.

Cette fois, c’est au tour de Ch­rys­ler de nous pro­po­ser sa ver­sion d’une telle au­to sur la base de sa toute nou­velle Se­bring. No­tons qu’outre le toit ri­gide, il est tou­jours pos­sible d’op­ter pour le toit souple tra­di­tion­nel.

Quels sont les avan­tages de pos­sé­der une telle au­to? Évi­dem­ment, un toit ri­gide ré­trac­table, c’est agréable en été. Mais c’est aus­si plus confor­table et plus si­len­cieux en hi­ver. C’est même plus sûr face au van­da­lisme. Puis, il ajoute quand même à la ri­gi­di­té de la struc­ture elle-même.

Ce­pen­dant, il y a un pe­tit in­con­vé­nient à pos­sé­der une telle au­to. Dans la plu­part des cas, tout vé­hi­cule avec un toit ré­trac­table de­vra cé­der de l’es­pace uti­li­sable du coffre. Et même si les in­gé­nieurs ont dé­ployé des ef­forts d’ima­gi­na­tion pour rendre le toit le plus mince pos­sible dans son ran­ge­ment, il oc­cupe quand même un es­pace au­tre­ment ré­ser­vé aux ba­gages. La ma­jo­ri­té des au­tos à toit ré­trac­table ont une toile dans le coffre qui dé­li­mite l’es­pace dis­po­nible. Si cette toile n’est pas en place (car elle se dé­monte pour ga­gner de l’es­pace quand le toit est re­fer­mé), les contacts sont désac­ti­vés et le toit ne peut être mis en opé­ra­tion.

Tou­te­fois, si le toit ri­gide ré­trac­table est une belle in­no­va­tion, il fait tout de même un fan­tas­tique re­tour. Cette tech­no­lo­gie main­te­nant raf­fi­née se re­trou­ve­ra cer­tai­ne­ment sur plu­sieurs autres vé­hi­cules à ve­nir. Qui sait, peut-être qu’un jour nous en pos­sé­de­rons tous un. Les étés se­ront alors fan­tas­tiques!

(Pho­to: Tex­tuel Plus)

De plus en plus de ca­brio­lets ont main­te­nant un toit ri­gide ré­trac­table.

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