RDP-sur-Gra­vier

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dit avoir glis­sé et être tom­bée trois fois.

L’en­droit est très sa­lis­sant aus­si. « C’est dan­ge­reux mar­cher en ta­lons ou en sou­liers féminins dans un en­vi­ron­ne­ment comme ça, di­telle. Quand il pleut, c’est de la boue. C’est des grosses flaques de boue. Parce que ce n’est pas de la gra­velle, c’est de la terre. »

Ce­la l’oblige à prendre son vé­hi­cule pour al­ler at­tendre l’au­to­bus sur le bou­le­vard Mau­rice-Du­ples­sis, à moins d’un ki­lo­mètre. « Je prends mon au­to que je gare au coin de la rue. Parce qu’on ne tra­vaille pas tous dans des chan­tiers, alors je ne vais pas tra­vailler avec des bottes de ca­ou­tchouc. »

Qui plus est, elle af­firme que les cailloux abîment les voi­tures, et que cer­taines « poques » se se­raient lo­gées dans leur tôle. « À force de rou­ler ici, ça ma­gane les suspensions des pe­tites voi­tures. Mon voi­sin ici re­tarde son achat d’un nou­veau vé­hi­cule parce qu’il ne veut pas l’en­dom­ma­ger », lance-t-elle en guise d’exemple.

Se mo­bi­li­ser

Au­jourd’hui, les oc­cu­pants de huit mai­sons ven­dues sur le bout de rue en ques­tion se sont liés au­tour d’un seul ob­jec­tif : de­van­cer la date des tra­vaux. C’est pour cette rai­son qu’ils ont sai­si le con­seil d’ar­ron­dis­se­ment de cette re­quête.

Sauf qu’à l’ar­ron­dis­se­ment, on in­dique qu’il est im­pos­sible de contraindre un pro­mo­teur pri­vé à de­van­cer de tels tra­vaux. « L’ar­ron­dis­se­ment suit la date qu’a don­née le pro­mo­teur, dit Mé­la­nie Adam, char­gée de com­mu­ni­ca­tion. Il n’y a pas de sur­fa­çage parce qu’il n’y pas de mai­sons qui sont construites sur le cô­té ouest. [Le pro­mo­teur] va de­voir re­faire le sur­fa­çage de la rue s’il le fait main­te­nant, parce que les ca­mions vont in­évi­ta­ble­ment abî­mer la rue. C’est la fa­çon lo­gique de faire les choses. »

Le conseiller d’ar­ron­dis­se­ment Gio­van­ni Ra­panà af­firme de son cô­té que c’est à la mai­resse de s’oc­cu­per de ce dos­sier. « Si j’étais à la place de la mai­resse, je par­le­rais au pro­mo­teur, pour ar­ri­ver à un ac­cord, dit-il. Pour faire en sorte que les ci­toyens puissent jouir de tous les ser­vices. Étant don­né qu’ils ont dé­jà com­men­cé à payer les taxes, c’est nor­mal qu’ils re­çoivent des ser­vices. »

La mai­resse Chan­tal Rou­leau af­firme pour sa part qu’une ren­contre au­ra lieu très bien­tôt à ce su­jet, « avec no­tam­ment le di­rec­teur de l’ar­ron­dis­se­ment, le pro­mo­teur et les tra­vaux pu­blics. »

« Je com­prends que la ci­toyenne s’im­pa­tiente, dit-elle. Ce n’est pas sim­ple­ment un pro­mo­teur ou l’ar­ron­dis­se­ment qui ne veut pas faire de trot­toirs, ce n’est pas ça du tout. Il y a un contexte et on cherche une so­lu­tion pour que les ci­toyens soient sa­tis­faits le plus ra­pi­de­ment pos­sible en fonc­tion de ce qu’on est ca­pables de faire. »

Sur le site In­ter­net de St-Luc Ha­bi­ta­tion, il est in­di­qué que la Phase II du pro­jet est main­te­nant dis­po­nible. Il n’y a tou­te­fois au­cune men­tion sur l’état de la chaus­sée.

(Pho­to : gra­cieu­se­té)

La bri­gade Splash a ai­dé les sau­ve­teurs à per­fec­tion­ner cer­taines de leurs tech­niques.

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