Une tra­di­tion Bri­tan­nique made in Qué­bec

L'Informateur - - GRANDS DOSSIERS -

L’his­toire de Ro­ger Al­lard n’est pas ba­nale. Ex-pa­ra­chu­tiste pro­fes­sion­nel, spé­cia­liste des com­mu­ni­ca­tions et du mar­ke­ting et grand voya­geur de­vant l’éter­nel, c’est au ha­sard d’un voyage en An­gle­terre qu’il dé­couvre l’exis­tence d’une marque au­to­mo­bile qui porte son nom. Cu­rieux, il prend plus de ren­sei­gne­ments pour dé­cou­vrir que les ma­trices ori­gi­nales d’un des der­niers mo­dèles de la marque se trouvent en Ca­li­for­nie. La Al­lard J2X ori­gi­nale a été fa­bri­quée de 1951 à 1954. Ro­ger Al­lard fait le voyage en Ca­li­for­nie et achète les ma­trices de la J2X et ain­si va re­naître la com­pa­gnie au­to­mo­bile Al­lard, mais cette fois-ci au Qué­bec en 1999.

Un brin d’his­toire

La com­pa­gnie Al­lard, pre­mière du nom est re­de­vable à Syd­ney Al­lard, conces­sion­naire Ford à Cla­pham au sud de Londres et pi­lote de re­nom­mé était aus­si un cou­reur au­to­mo­bile pas­sion­né. En 1936 il fonde en An­gle­terre la so­cié­té des Au­to­mo­biles Al­lard, qui ont réus­si des ex­ploits et se sont taillé une so­lide ré­pu­ta­tion aux 24 Heures du Mans, à Monte-Car­lo, Wat­kins Glen, Sil­vers­tone, ou Good­wood et sur de nom­breux autres cir­cuits d’Eu­rope et d’Amé­rique. Un de ses mo­dèles em­blé­ma­tiques, la J2X na­quit dans les an­nées 50 ou équi­pée de V8 Amé­ri­cains (Ford, Mer­cu­ry, Ca­dillac, Ch­rys­ler) elle n’hé­si­ta pas à ve­nir me­na­cer les grandes marques éta­blies avec à son vo­lant Syd­ney Al­lard, Zo­ra Ar­kus Dun­tov (le créa­teur de la Cor­vette), Car­roll Shel­by (sai­son 1953) ain­si que le fa­meux ac­teur-pi­lote ve­dette, Steve McQueen. Rap­pe­lons que Syd­ney Al­lard fut l’un des pre­miers, dans les an­nées 50, à équi­per un road­ster an­glais d’un puis­sant V8 amé­ri­cain. Car­roll Shel­by a tou­jours af­fir­mé que son ins­pi­ra­tion pour la lé­gen­daire Co­bra ve­nait de la Al­lard J2X (re­gar­der la proche res­sem­blance vue de l’ar­rière). Et comme Al­lard, Shel­by a équi­pé son châs­sis an­glais d’un gros V8 amé­ri­cain. Au mi­lieu des an­nées 50, les États-Unis qui consti­tuaient le gros du mar­ché des vé­hi­cules Al­lard s’en dés­in­té­ressent et Syd­ney Al­lard re­tourne en An­gle­terre et aban­donne la fa­bri­ca­tion pour mo­di­fier des voi­tures de route et se consa­crer au drag­ster.

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