Le pas­se­reau de...

L'Informateur - - VIE DE QUARTIER -

spec­tacle d’été Alors on bouge!, or­ches­tré de­puis le centre de dé­ve­lop­pe­ment Bos­co­ville

« Je fais tout ça pour mon­trer aux jeunes que si tu as une pas­sion, je te dis de prendre ton temps pour la réa­li­ser. Les jeunes voient que je suis là pour eux, af­firme-t-il. J’ai un rôle de grand frère. »

Young Krow pré­pare ac­tuel­le­ment un al­bum, qu’il es­père pou­voir sor­tir d’ici l’an­née pro­chaine. « Je tra­vaille sur beau­coup de singles, de beats en gé­né­ral », dit-il.

Touche à tout, son éclec­tisme de­vrait se re­flé­ter dans cet al­bum. « C’est de la mu­sique pour tout le monde. J’aime tou­cher plu­sieurs styles de mu­sique. Ça peut être du hip-hop, du RnB, de la pop mu­sic. »

S’il y a un mor­ceau qu’il ché­rit, c’est Re­mem­ber. « Ça parle de tout ce que j’ai vécu. De ce que je vou­lais faire quand j’étais pe­tit, des si­tua­tions pro­blé­ma­tiques, lance-t-il. Ça donne de l’es­poir. Une per­sonne qui écoute la chan­son peut se dire que si elle veut être ce qu’elle veut, pour­quoi pas! »

Ces ins­pi­ra­tions sont mul­tiples, au­tant sur la scène hip-hop in­ter­na­tio­nale que chez lui, à Ri­vière-des-Prai­ries. « Le pre­mier ar­tiste que j’ai dé­cou­vert, à neuf ans, c’était Bus­ta Rhymes [des États-Unis]. C’est un ar­tiste que j’ai sui­vi. J’ai gran­di en l’écou­tant. »

« Mon vécu aus­si m’influence dans ce que j’en­tre­prends, ajoute-il. Ma mère, c’est l’ins­pi­ra­tion par rap­port à tout ce que je fais dans la vie. Si ce n’était pas d’elle, je ne se­rais peu­têtre pas là au­jourd’hui.

« Parce qu’il y a des mo­ments où je me di­sais que je ne pou­vais peut-être pas m’en sor­tir. […] C’était un manque de confiance en moi. [Mais] ceux qui me connaissent de­puis le dé­but savent que j’ai chan­gé. »

L’ar­tiste de 22 ans sait au­jourd’hui qu’il peut per­cer le mar­ché de la mu­sique hip-hop. Et pas seule­ment à cause des en­cou­ra­ge­ments de son en­tou­rage. « Le fait d’avoir pu ou­vrir le spec­tacle d’autres ar­tistes, ça me donne des op­por­tu­ni­tés. »

« C’est des ar­tistes qui sont re­con­nus à tra­vers le monde et j’ai pu faire leur ou­ver­ture à Mon­tréal », dé­clare-t-il, ci­tant entre autres le Ca­na­dien Drake et les États-Uniens T-Pain et Bow Wow.

Il a aus­si son propre groupe, qu’il ap­pelle Ti­ba’ay—ce qui vou­drait dire ba­ga­telle ou vé­tille en créole haï­tien.

Quand il ne fait pas de la mu­sique, Young Krow tra­vaille comme in­ter­ve­nant à l’école se­con­daire Pointe-aux-Trembles. Ce­la, à dé­faut de pou­voir vivre de sa mu­sique.

Mais « à long terme, j’aimerais vivre de ma pas­sion. J’aimerais me le­ver le ma­tin pour seule­ment com­po­ser de la mu­sique. Mon but ul­time se­rait de rem­plir le centre Bell », dit-il, les yeux rem­plis d’es­poir.

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