Un coup de pouce pour vendre

Bye-Bye Mai­son fait un saut par Ri­vière-des-Prai­rie

L'Informateur - - LA UNE - Sa­muel Le­duc-Fre­nette sa­muel.le­duc-fre­nette@trans­con­ti­nen­tal.ca

L’équipe de l’émis­sion de té­lé­vi­sion Bye-Bye Mai­son était à Ri­vière-des-Prai­ries la fin de se­maine du 19 août afin de ré­no­ver une mai­son dif­fi­cile à vendre. L’In­for­ma­teur a re­cueilli les pro­pos des pro­prié­taires des lieux juste avant que la mai­son ne soit trans­for­mée en chan­tier.

« Le pre­mier mes­sage [qu’on a eu sur notre boîte vo­cale] c’est “oui, vous avez été sé­lec­tion­nés”, et le deuxième, “oui, votre mai­son est ad­mis­sible. On va al­ler chez vous faire un Bye­Bye Mai­son” », s’ex­clame Claude Bel­le­rose. C’est en re­ve­nant d’une fin de se­maine à l’ex­té­rieur de la ville qu’il a ap­pris la nou­velle de la ve­nue chez lui de l’émis­sion de dé­co­ra­tion dif­fu­sée à l’an­tenne de Ca­nal Vie. C’était au mois de juin.

« L’agent, lui, il va avoir de l’ou­vrage », s’ex­clame Claude Bel­le­rose en riant. Le couple de nou­veaux re­trai­tés—ils ont tous deux pris leur re­traite le 4 juillet der­nier—a mis sa mai­son de la 27e Ave­nue en vente au mois de mars.

Re­tour à la terre

M. et Mme Bel­le­rose veulent quit­ter la ville pour s’éta­blir à la campagne. Ils sou­haitent em­mé­na­ger dans la ferme fa­mi­liale de Chan­tale, dans la ré­gion de Drum­mond­ville.

« J’ai une com­pa­gnie, je fais des ge­lées, et là-bas, c’est plus fa­cile de ré­col­ter qu’en ville, dit M. Bel­le­rose. Je fais des ge­lées avec des fruits sau­vages et des plantes sau­vages du Québec. »

S’ils n’ont re­çu qu’une di­zaine de vi­sites jus­qu’à main­te­nant, ce n’est pas faute d’avoir es­sayé de ré­no­ver leur ré­si­dence. « On avait quand même une idée de ce qu’il fal­lait faire. On re­garde sou­vent l’émis­sion », in­dique M. Bel­le­rose, avant de pré­ci­ser aus­si­tôt qu’il « sa­vait qu’il fal­lait le faire, mais l’été est ar­ri­vé, et la pa­resse s’est mise de la par­tie. »

De son cô­té, Mme Bel­le­rose croit que la ve­nue de Bye-Bye Mai­son est une oc­ca­sion en or de rat­tra­per le temps per­du. « Ils vont faire de la pein­ture, ver­nir les meubles. On s’en dou­tait, avoue-t-elle. Ils font des choses pour dé­per­son­na­li­ser la mai­son. »

Dur, dur de vendre

« Il n’y a pas tant de monde qui vient. Pour­tant, je trouve que c’est une belle pe­tite mai­son. C’est fonc­tion­nel pour la fa­mille », lance M. Bel­le­rose, un peu dé­cou­ra­gé. « Les gens s’at­tendent à avoir une grande, grande mai­son », ajoute sa conjointe.

Le couple croit que beau­coup de gens ne veulent pas réele­ment s'in­ves­tir dans l'achat d'une mai­son uni­fa­mi­liale. « Les gens veulent une grande mai­son, mais ne veulent pas payer cher » , dit Mme Bel­le­rose. Le couple de­mande en­vi­ron un quart de mil­lion pour un cinq pièces avec sous-sol. « Les voi­sins d’en face ont eu deux vi­sites avant de vendre, sou­tient-elle. Ç’a été très vite. Mais ils ne de­man­daient pas cher pour la gran­deur. »

« La pre­mière jour­née de portes ou­vertes, il n’y a eu per­sonne » , se sou­vient Mme Bel­le­rose.

« Il y a tou­jours quelque chose qui ne fonc­tionne pas, ajoute-t-elle. Un jeune couple est ve­nu, sans l’agent d’im­meuble, on les a fait vi­si­ter. Mais il n’y avait pas de ga­rage. » Ils sont donc re­par­tis aus­si­tôt.

Le couple garde tou­te­fois es­poir. Se­lon l’ani­ma­trice de l’émis­sion Bri­gitte Poi­tras, les Bel­le­rose étaient « très, très contents » des ré­no­va­tions. Il n’a tou­te­fois pas été pos­sible d’ob­te­nir leurs commentaires avant de mettre sous presse.

(Photo : Pa­trick Deschamps)

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.