Le RAPLIQ dans les au­to­bus

L'Informateur - - ACTUALITÉS - Phi­lippe Beau­che­min beau­che­minp@trans­con­ti­nen­tal.ca

Les au­to­bus de la So­cié­té de trans­port de Mon­tréal (STM) ont été vi­si­tés par des membres du Re­grou­pe­ment des ac­ti­vistes pour l’in­clu­sion au Qué­bec (RAPLIQ), ce lun­di 22 août. Au fi­nal, près des deux tiers des 64 au­to­bus em­prun­tés par les per­sonnes vi­vant avec un han­di­cap ont pré­sen­té des obs­tacles ma­jeurs à leur ac­ces­si­bi­li­té.

Des lignes d’au­to­bus de tous les ar­ron­dis­se­ments de l’île de Mon­tréal, ex­cep­tion faite de Ri­vière-des-Prai­ries, LaSalle et Ver­dun, ont été sillon­nées par les membres du RAPLIQ. Des pro­blèmes d’em­bar­que­ment et de dé­bar­que­ment ont été nom­breux sur leur pas­sage. Ain­si, 11 rampes d’ac­cès ne se sont pas dé­ployées et 22 au­to­bus n’ont pu prendre à leur bord les per­sonnes en fau­teuil rou­lant qui se pré­sen­taient à l’em­bar­ca­dère. L’at­tente pour cer­tains membres du RAPLIQ a éga­le­ment été très longue avant que ceux-ci puissent fi­na­le­ment en­trer dans les vé­hi­cules.

« La STM dit que ses au­to­bus sont ac­ces­sibles aux per­sonnes qui ont un han­di­cap et qui se dé­placent grâce à des fau­teuils rou­lants. Mais, on le voit bien, ce n’est pas le cas. Par cette ac­tion, on veut dé­mon­trer que c’est souvent dif­fi­cile, voire im­pos­sible, d’em­prun­ter les ser­vices d’un au­to­bus ré­gu­lier. Pour­tant, c’est un ser­vice au­quel nous avons droit nous éga­le­ment », dit la pré­si­dente du RAPLIQ, Lin­da Gau­thier.

Les membres du RAPLIQ ont fi­ni leur jour­née à l’Hô­tel de Ville de Mon­tréal, de­vant les élus, leur de­man­dant d’agir.

« On s’est fait ré­pondre que la Ville de Mon­tréal est la seule au Qué­bec à avoir fait le choix po­li­tique de rendre ac­ces­sible leurs au­to­bus ré­gu­liers aux per­sonnes han­di­ca­pées. Ce n’est pas une bonne ré­ponse; ce­la fait croire qu’on est ici pour de­man­der un ser­vice, une fleur. Mais il faut sa­voir qu’il existe une loi pro­vin­ciale qui oblige les ser­vices de trans­port mu­ni­ci­paux à of­frir les mêmes ser­vices à tous. C’est tout ce qu’on de­mande : avoir ac­cès au ser­vice ré­gu­lier de la STM, comme tous les usa­gers du trans­port en com­mun », laisse en­tendre Mme Gau­thier.

La STM se dit sen­sible à la si­tua­tion

Du cô­té de la STM, on sou­ligne être « très sen­sible à la si­tua­tion », tout en ex­pli­quant faire des ef­forts constants pour amé­lio­rer le ser­vice.

« Il ne nous reste que 69 au­to­bus sans rampe, dite clas­sique, sur l’en­semble de notre flotte, qui compte 1680 vé­hi­cules. C’est moins de 4%. Les autres au­to­bus ont tous des rampes : 40 % avec des rampes à l’ar­rière et 46% avec des rampes à l’avant. On re­con­nait qu’on a eu des pro­blèmes avec le dé­ploie­ment des rampes si­tuées à l’ar­rière, mais de­puis 2009, nous ache­tons que des au­to­bus avec rampes à l’avant », dit la porte-pa­role Isa­belle Trem­blay.

Elle pour­suit : « On doit aus­si tra­vailler avec le mo­bi­lier ur­bain pré­sent sur les 209 lignes d’au­to­bus, ce qui n’est pas tou­jours évident. Vous sa­vez, on ne nie pas que ce n’est pas par­fait, mais sa­chez qu’on est en constante amé­lio­ra­tion et que l’on tra­vaille avec les gens concer­nés pour amé­lio­rer les ser­vices. »

(Pho­to: gra­cieu­se­té)

Des membres du RAPLIQ ont tes­té l’ac­ces­si­bi­li­té des lignes d’au­to­bus de la STM.

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