Tous aux éprou­vettes!

La ren­trée au cé­gep Ma­rie-Vic­to­rin

L'Informateur - - ACTUALITÉS - Sa­muel Le­duc-Fre­nette sa­muel.le­duc-fre­nette@trans­con­ti­nen­tal.ca

Cette an­née en­core, 4000 étu­diants ar­pen­te­ront les cor­ri­dors du cé­gep Ma­rie-Vic­to­rin. L’ins­ti­tu­tion sco­laire tra­di­tion­nel­le­ment ré­pu­tée pour son pro­gramme de mode s’en­or­gueillit au­jourd’hui d’of­frir à ses étu­diants l’un des meilleurs pro­grammes de science au Québec.

En août 2011, il y a eu une hausse des de­mandes d’ad­mis­sion de 10 % au cé­gep Ma­rie-Vic­to­rin. Se­lon la co­or­don­na­trice des com­mu­ni­ca­tions et de la pro­mo­tion du cé­gep Na­tha­lie Baum­gart­ner, Ma­rie-Vic­to­rin est de­ve­nu une ins­ti­tu­tion de pre­mier choix ces dernières an­nées. « Ce qu’on re­marque beau­coup, c’est que la ré­pu­ta­tion du cé­gep at­tire de plus en plus les étu­diants », dit-elle.

Mais c’est avec les dif­fé­rents pro­grammes en sciences de la na­ture que le cé­gep semble le plus mar­quer de points, alors que les de­mandes pour ceux-ci sont en hausse de 50 %. Ce bond consi­dé­rable a même for­cé l’éta­blis­se­ment à ou­vrir une classe sup­plé­men­taire.

« On es­saie de pri­vi­lé­gier des groupes quand même as­sez res­treints, mais on a une capacité d’ac­cueil en sciences de la na­ture qui peut nous per­mettre d’ac­cueillir en­core plus d’étu­diants, sou­tient Mme Baum­gart­ner. C’est pour ça aus­si qu’on in­ves­tit beau­coup dans la ré­no­va­tion des la­bo­ra­toires, jus­te­ment pour of­frir un en­vi­ron­ne­ment scien­ti­fique in­té­res­sant et pour at­ti­rer des jeunes à ve­nir étu­dier à Ma­rie-Vic­to­rin. »

Les la­bo­ra­toires de chi­mie ont été ré­no­vés du­rant l’été 2009. Ils « ont une in­fluence quand même ma­jeure sur le nombre d’étu­diants qui se sont ins­crits », concède-t-elle, et sont à la fine pointe de la tech­no­lo­gie.

De­puis main­te­nant 2009, il existe trois profils de for­ma­tion. Aux tra­di­tion­nels « Sciences de la san­té » et « Sciences pures et ap­pli­quées » s’est gref­fé le pro­fil « Vers l’en­sei­gne­ment des sciences ». Ce­lui-ci vise à dé­ve­lop­per la vo­ca­tion de l’en­sei­gne­ment de la bio­lo­gie, de la chi­mie, de la phy­sique et des ma­thé­ma­tiques au­près des étu­diants. Cette an­née, une pre­mière co­horte de neuf étu­diants s’est même ren­due au Sé­né­gal pour y ani­mer des ate­liers en sciences.

Se for­ger une bonne ré­pu­ta­tion

« Les trois rai­sons pour les­quelles les étu­diants nous choi­sissent c’est la ré­pu­ta­tion du cé­gep, du pro­gramme et de la vie étu­diante », af­firme Mme Baum­gart­ner. Elle croit que ces bons ré­sul­tats sont dus aux ef­forts que le col­lège a dé­ployés pour se faire connaître du grand pu­blic.

« Ce n’est pas quelque chose qui se bâ­tit en un an, dit-elle. Je pense que tous les ef­forts qui ont été mis avec la col­la­bo­ra­tion des conseillers d’orien­ta­tion qu’on ren­contre dans les écoles. Le bouche à oreille, […] la qua­li­té des pro­grammes qu’on amé­liore d’an­nées en an­nées, la qua­li­té des ins­tal­la­tions. Ça, ça se parle. »

Toutes les ren­trées, Mme Baum­gart­ner sonde les étu­diants à pro­pos de ce qui les in­cite à op­ter pour le cé­gep Ma­rie-Vic­to­rin. La qua­li­té des pro­grammes et des pro­fes­seurs ar­rive tou­jours en tête de liste.

« Les étu­diants le disent : “On ap­pré­cie nos profs, on ap­pré­cie leurs dis­po­ni­bi­li­tés, mais aus­si toute leur ex­per­tise”, men­tionne Hé­lène Al­laire, di­rec­trice des études par in­té­rim. C’est des profs qui vont vou­loir créer un contexte d’ap­pren­tis­sage in­té­res­sant pour les étu­diants.

« Dans les pro­grammes tech­niques, on veut que ce soit des gens qui ont une ex­pé­rience pro­fes­sion­nelle dans le mi­lieu. Si c’est un pro­fes­seur d’édu­ca­tion spé­cia­li­sée, il faut que ce soit un psy­choé­du­ca­teur qui a tra­vaillé dans un mi­lieu, qui a dé­ve­lop­pé une ex­per­tise ter­rain, qui puisse en par­ler aux étu­diants. Ça pour nous c’est vrai­ment très in­té­res­sant. »

Elle ad­met en sur­croît que le col­lège a re­nou­ve­lé « pra­ti­que­ment la moi­tié » de son corps pro­fes­so­ral en quatre ans. Le nombre de pro­fes­seurs se si­tue tou­jours à 300.

Ré­no­va­tions

De­puis le mois de juin, et ce jus­qu’en jan­vier pro­chain, de nom­breux tra­vaux ont été ef­fec­tués sur le cam­pus. « Cet été, ç’a été de ré­amé­na­ger le dé­par­te­ment de tech­nique d’édu­ca­tion spé­cia­li­sée, in­dique Mme Al­laire. On a ré­amé­na­gé le rond-point qui est toute l’aire des ser­vices aux étu­diants. […] Le pa­villon de théâtre est en construc­tion, mais on pense que ça va être prêt pour la ses­sion pro­chaine. »

Ces tra­vaux font suite au ré­amé­na­ge­ment du pa­villon de la mode et à la construc­tion d’un nou­veau com­plexe spor­tif. Ils se­ront pro­chai­ne­ment sui­vis par l’édi­fi­ca­tion de nou­veaux lo­caux pour les pro­grammes de ci­né­ma et de com­mu­ni­ca­tion.

(Photo : Ala­rie Photo)

En­vi­ron 4000 étu­diants fré­quentent le cé­gep Ma­rie-Vic­to­rin chaque an­née.

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