Le bou­le­vard Gouin

L'Informateur - - ACTUALITÉS - Hu­bert Le­wis

Un «che­min pu­blic», «che­min du Sault» ou en­core «che­min des ca­geux», longe la ri­vière des Prai­ries sur 26 km: c’est le bou­le­vard Gouin.

Dès le 17e siècle, les ra­pides pé­rilleux de la ri­vière obli­geaient les voya­geurs à ef­fec­tuer des por­tages sur ses rives. Ces marches for­cées sont à l’ori­gine du bou­le­vard Gouin, le plus long de l’île de Mon­tréal et l’un des plus pit­to­resques.

Le bou­le­vard doit son nom à Lo­mer Gouin (1861-1929), homme po­li­tique qui exer­ça di­verses fonc­tions, tant sur la scène pro­vin­ciale que fé­dé­rale. Il fut no­tam­ment pre­mier mi­nistre du Qué­bec de 1905 à 1920.

Gouin était un par­ti­san sans res­tric­tion de la libre en­tre­prise, bref un li­bé­ral bon teint. Il a cu­mu­lé lui-même les di­rec­to­rats d’une mul­ti­tude de com­pa­gnies fer­ro­viaires et ban­caires, mais aus­si fo­res­tières et hy­dro-élec­triques. Il tra­vailla sans re­lâche à l’an­nexion de l’Un­ga­va à la pro­vince de Qué­bec. Le «plan Nord» du gou­ver­ne­ment ac­tuel res­semble étran­ge­ment à ce­lui que pré­co­ni­sait Lo­mer Gouin.

À Ot­ta­wa, il fut mi­nistre de la Jus­tice, dans le gou­ver­ne­ment de Ma­cken­zie King. Il ter­mi­na sa car­rière comme lieu­te­nant- gou­ver­neur neur du Qué­bec.

« La pré­si­dence du Ca­na­dien ana­dien Pa­ci­fique ou de la Bank of Mon­treal se­rait plus in­té­res­sante et en­via­bleable que ma tâche de Pre­mier mi­nis­trestre » , dé­cla­rait-il.

La Première Guerre, la grippe es­pa­gnole et la tu­telle de la Villeille de Mon­tréal ne semblent pas l’avoir ’ avoir pré­oc­cu­pé au­tant que l’ad­mi­nis­tra­tion ra­tion de ses nom­breux por­te­feuilles.

Il fut le père de Paul Gouin et le gendre d’Ho­no­ré Mer­cier, an­cien pre­mier mi­nistre du Qué­bec.

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