Sou­ve­nirs de jeu­nesse

L'Informateur - - ACTUALITÉS - ga­zo­line Mau­ri­ce­rice Pa­ré

En 1927, Ri­vière-des-Prai­ries comp­tait 500 ha­bi­tants. On y me­nait une vie tran­quille et sans his­toire. Les gens se connais­saient tous et lorsque la mal­chance frap­pait dans une fa­mille, on pou­vait comp­ter sur ses conci­toyens pour ve­nir en aide et for­mer des cor­vées.

La po­pu­la­tion était sur­tout for­mée d’agri­cul­teurs qui avaient quelques che­vaux, vaches, co­chons et poules. Ils culti­vaient beau­coup de lé­gumes qu’on al­lait vendre au mar­ché Mai­son­neuve, Jean-Ta­lon ou Bon­se­cours. Le che­val était né­ces­saire à l’agri­cul­ture. Plu­sieurs fermes étaient équi­pées de mou­lin à vent pour pom­per l’eau ser­vant à la ferme, si­non il fal­lait al­ler cher­cher l’eau à la ri­vière. On s’éclai­rait à la lampe au ké­ro­sène, car l’élec­tri­ci­té est ar­ri­vée à Ri­vière-des-Prai­ries en 1927.

L’été, beau­coup de jeunes gens tra­vaillaient sur les fermes pour en­le­ver les mau­vaises herbes au­tour des lé­gumes. On payait un dol­lar.

Dans les an­nées 20, il y avait à Ri­viè­redes-Prai­ries, un ma­ga­sin gé­né­ral et une bou­che­rie au vil­lage. Au ma­ga­sin gé­né­ral, on pou­vait ache­ter de l’huile à lampe au gal­lon, de la mé­lasse, du vi­naigre, du sucre à la livre, du riz, de la cas­so­nade, des chaus­sures de tra­vail, des bottes, des mo­cas­sins, des ra­quettes, des bot­tines, des che­mises, dif­fé­rent­sents vê­te­ments, des tis­sus à la verge, des bon­bons,nbons, de la vitre, des pen­tures, de la fer­ron­ne­riee­rie et de e la pein­ture. C’est-à-dire, un peu de tout. . C’était sur­tout le di­manche après leses messes s que les gens des deux bouts de laa pa­roisse e s’ap­pro­vi­sion­naient au ma­ga­sin gé­né­ral­né­ral et à la bou­che­rie.

Un pain se ven­dait cinq sous, une pinte de lait aus­si cinq sous, un gal­lon dee pour l’au­to quinze sous.

Il y avait aus­si au vil­lage, comme il se doit, un for­ge­ron, Wil­frid Roy, pour ré­pa­re­ré­pa­rer les ins­tru­ments agri­coles et fer­rer les che­vaux. On pou­vait en­tendre le gros mar­teauau du for­ge­ron ré­son­ner sur l’en­clume. Les che­vaux n’ont pas tous la même gros­seur de sa­bots. Il fal­lait rou­gir le fer pour le for­mer à la bonne gran­deur.

Il y avait deux voi­tu­riers, Zo­ti­queue St-Jean et Jean Des­jar­dins. Ils pou­vaient fa­bri­quer un tom­be­reau, une char­rette, une car­rio­lear­riole ou tout autre vé­hi­cule ti­ré par des che­vaux.aux.

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