La san­té des Prai­ri­vois en jeu

L'Informateur - - ACTUALITÉS -

Mais le Qué­bec n’est pas en reste, puis­qu’il y au­rait plus de 40 co­opé­ra­tives en for­ma­tion ou en fonc­tion sur le ter­ri­toire. De­puis qu’elle a lan­cé le pro­jet dans Ri­vière-des-Prai­ries, il y a plus de quatre ans, elle a pu vi­si­ter quel­que­sunes d’entre elles.

Afin de don­ner de la cré­di­bi­li­té à sa dé­marche, Mme Joyal est al­lé cher­cher des ex­perts dans le mi­lieu de la co­opé­ra­tive de san­té pour sa ren­contre avec les ci­toyens. Mar­tin Van Den Borre, qui est conseiller en dé­ve­lop­pe­ment co­opé­ra­tif à la Co­opé­ra­tive de dé­ve­lop­pe­ment ré­gio­nal (CDR) Ou­taouais Lau­ren­tides, est der­rière l’im­plan­ta­tion d’une telle cli­nique en Ou­taouais.

« Une co­op de san­té est une cli­nique de san­té gé­rée par ses membres se­lon les règles d’ac­tion co­opé­ra­tive », a-t-il pré­ci­sé dans sa pré­sen­ta­tion. Celle-ci ras­semble des membres de toute la com­mu­nau­té et fa­vo­rise l’im­pli­ca­tion de cha­cun tout en res­pec­tant les prin­cipes d’uni­ver­sa­li­té chers au sys­tème de san­té qué­bé­cois.

Le tout est gé­ré par un conseil d’ad­mi­nis­tra­tion bé­né­vole qui fait le pont entre les as­so­ciés et leur en­tre­prise.

« Dans une co­op, le fi­nan­ce­ment de base se fait à par­tir d’une part so­ciale », dit-il. Il n’y a pas de ris­tournes. Mme Joyal exige ac­tuel­le­ment des co­ti­sants à son pro­jet une part so­ciale de 50 $.

Au Qué­bec, il y au­rait 600 cli­niques fa­mi­liales. Ce nombre se­rait, se­lon M. Van Den Borre, en dé­clin. L’ou­ver­ture des co­opé­ra­tives de san­té se­rait donc un moyen de ra­len­tir ce pro­ces­sus.

Une faible mo­bi­li­sa­tion dans RDP

Il y a ac­tuel­le­ment quatre membres ac­tifs, en plus de Mme Joyal, dans ce pro­jet. Une cin­quan­taine de ci­toyens au­raient ac­cep­té de payer une part so­ciale de 50 $.

« Il y a comme un écart entre les ser­vices exis­tants et le be­soin crois­sant de la po­pu­la­tion. Plu­sieurs ré­si­dents se re­trouvent sans res­sources. »

-Ni­cole Joyal, ins­ti­ga­trice du pro­jet de co­opé­ra­tive de san­té

Ce­la de­meure tou­te­fois in­suf­fi­sant, car Mme Joyal sou­haite la par­ti­ci­pa­tion de 700 à 800 membres pour dé­mar­rer l’en­tre­prise. Il s’agit aus­si pour elle d’at­teindre le seuil mi­ni­mum de membres re­quis pour consti­tuer une co­opé­ra­tive au re­gard de la loi.

« C’est un dé­but dif­fi­cile, ad­met Mme Joyal. On va es­sayer de re­gar­der d’autres stra­té­gies. On es­saye tou­jours d’être in­no­va­teurs. » Elle compte donc faire d’autres as­sem­blées comme celle-ci pour sus­ci­ter un en­goue­ment au sein des Prai­ri­vois.

Mal­gré la faible mo­bi­li­sa­tion pour ce pro­jet, elle rap­pelle que beau­coup de ci­toyens at­tendent que cette ini­tia­tive se concré­tise. « On a même fait un son­dage au prin­temps au­près des gens pour voir s’il y avait un be­soin. On a eu des ré­ponses po­si­tives, on a eu plus de 100 ré­pon­dants qui nous ont dit “nous, on en veut”. »

Comme l’ont sou­li­gné cer­tains in­ter­ve­nants ce soir-là au centre com­mu­nau­taire, le pro­blème ré­side peut-être dans le fait que beau­coup veulent une telle cli­nique, sans tou­te­fois vou­loir contri­buer à sa créa­tion.

(Pho­to : pa­co­pho­to)

Les te­nants du pro­jet de co­opé­ra­tive de san­té ont convié les Prai­ri­vois à une séance d'in­for­ma­tion.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.