Le cri du coeur d'un di­rec­teur

L'Informateur - - LA UNE - Sa­muel Le­duc-Fre­nette sa­muel.le­duc-fre­nette@trans­con­ti­nen­tal.ca

La se­maine der­nière, 1000 di­rec­teurs d’école ont « son­né l’alarme » quant au manque de re­lève an­ti­ci­pé dans leur pro­fes­sion. Sté­phane Gemme, qui est di­rec­teur de l’école se­con­daire Jean-Grou de­puis l’an­née der­nière, croit que les condi­tions de tra­vail des cadres sco­lai- res de­vraient être amé­lio­rées.

« Les di­rec­teurs gagnent dix dol­lars de plus que les en­sei­gnants par jour et tra­vaillent en moyenne trois heures de plus par jour. En plus, on perd nos va­cances qui sont in­cluses dans notre sa­laire. Ce n’est pas un tra­vail où on peut mettre la clé dans la porte le 5 juillet et re­ve­nir au dé­but du mois d’août », sou­ligne d’en­trée de jeu M. Gemme, qui pra­tique cette pro­fes­sion de­puis 12 ans.

Pour dé­mon­trer à quel point on ne se bous­cule pas au por­tillon, il men­tionne le fait que la Com­mis­sion sco­laire de la Pointe-de-l’Île (CS­PÎ) forme une banque d’une ving­taine de can­di­da­tures pour des postes d’ad­joints chaque an­née. Or, « ces vingt-là sont en­ga­gés en cours d’an­née. Aus­si­tôt qu’ils sont bons, ils passent d’ad­joint à di­rec­teur. » Les ré­serves se ta­rissent donc très ra­pi­de­ment, ce qui force les éta­blis­se­ments sco­laires à être per­pé­tuel­le­ment en mode re­cherche.

Se­lon lui, l’une des prin­ci­pales en­traves à l’ac­cès à cette pro­fes­sion de­meure le sa­laire.

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