« Ils me di­saient que j’étais laide et men­teuse »

L'Informateur - - VIE DE QUARTIER -

avoir du cou­rage » , se rap­pelle Eloyse. « Ça fai­sait au moins deux se­maines que je la ques­tion­nais et elle ne di­sait rien. Elle était la pe­tite mo­ti­vée qui al­lait à l’école et là, elle ne vou­lait plus y al­ler » , ra­conte sa mère, Va­lé­rie Do­rion. La confiance de sa jeune fille a été ébran­lée, au point où elle pen­sait que « c’était de sa faute si elle se fai­sait vo­ler des crayons », ajoute-t-elle.

Y mettre fin

Après s’être ques­tion­née à sa­voir si était est une « mère trop pro­tec­trice », Mme Do­rion a trou­vé la Fon­da­tion et en­tre­pris des dé­marches pour mettre fin au cal­vaire de sa fille. Elle a contac­té la di­rec­tion d’école qui lui ont dit « qu’ils ne lais­se­ront plus rien pas­ser ».

Les pa­rents de la pe­tite fille qui pre­nait Eloyse pour cible au­raient aus­si été avi­sés, mais elle ne lui au­rait pas fait d’ex­cuses jus­qu’à pré­sent.

Le pré­sident de la Fon­da­tion, Jas­min Roy, in­dique que la « mé­chan­ce­té gra­tuite » est mon­naie cou­rante chez les jeunes. « Les dif­fé­rences sont sou­vent vi­sées mais ce n’est pas juste ça. Chez les filles, c’est sou­vent une ques­tion de ré­pu­ta­tion et d’ap­pa­rence phy­sique », re­late-t-il.

Mme Do­rion en ar­rive à la conclu­sion qu’il faut être at­ten­tif aux chan­ge­ments de com­por­te­ment de son en­fant par rap­port à ce qu’il vit à l’école. « Il faut conti­nuer à mon­trer qu’ils peuvent avoir confiance en nous. Ça vaut la peine de grat­ter le bo­bo et ça va fi­nir par sor­tir », sou­tient-elle.

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