Nou­veau rè­gle­ment sur les ani­maux

L'Informateur - - ACTUALITÉS - Sa­muel Le­duc-Fre­nette

Le 21 avril der­nier, Ra­dio-Ca­na­da créait un tol­lé en dif­fu­sant un re­por­tage dans le­quel il était ques­tion de cruau­té en­vers les ani­maux à la four­rière Le Ber­ger blanc. De­puis lors, l’ar­ron­dis­se­ment suit de près son par­te­naire prin­ci­pal dans la ges­tion des ani­maux er­rants. Par ailleurs, un nou­veau rè­gle­ment en­tré en vi­gueur le 1er jan­vier vise à contrô­ler la po­pu­la­tion ani­male. Il s’agit d’une pre­mière étape dans l’éla­bo­ra­tion d’un rè­gle­ment concer­té sur le contrôle de la po­pu­la­tion ani­male.

Le « Rè­gle­ment sur le contrôle des chiens et autres ani­maux pour le ter­ri­toire de l’ar­ron­dis­se­ment de Ri­vière- des- Prai­ries- Pointe- auxT­rembles » bo­ni­fie l’an­cienne ver­sion du rè­gle­ment.

Adop­té lors du con­seil d’ar­ron­dis­se­ment du 6 dé­cembre 2011, il se dis­tingue de l’an­cien dans la dé­fi­ni­tion qu’il ap­porte des chiens dan­ge­reux. Cette nou­velle dé­fi­ni­tion per­met aux ins­pec­teurs de sanc­tion­ner les pro­prié­taires de chiens mé­chants qui n’au­ront pas pris des me­sures afin de pré­ve­nir les ac­ci­dents.

Le rè­gle­ment vise donc à évi­ter que des chiens ne s’at­taquent à leurs sem­blables ou aux hu­mains. « Un chien qui va avoir mor­du, il n’au­ra pas le choix, il va de­voir por­ter une mu­se­lière tout le temps, men­tionne Su­zanne Dé­ca­rie, conseillère de l’ar­ron­dis­se­ment. Ce n’est pas trois mois, tu as ta mu­se­lière et après ça tu peux conti­nuer à mordre. Non, c’est la mu­se­lière en tout temps. »

Mme Dé­ca­rie, qui a pré­sen­té le pro­jet de rè­gle­ment à la po­pu­la­tion, af­firme aus­si que les chiens dan­ge­reux se­ront sté­ri­li­sés. Car « on dit que les ani­maux qui ont un com­por­te­ment agres­sif, c’est sou­vent hé­ré­di­taire ». Ils se­ront aus­si vac­ci­nés contre la rage.

Des mé­dailles dis­tinctes pour chiens dan­ge­reux et des mi­cro­puces sont ajou­tées au lot des me­sures coer­ci­tives. « Si le pro­prié­taire ne dit pas que son chien avait un pro­blème, on va pou­voir dé­tec­ter qu’il y en avait dé­jà eu un », dit-elle.

Le nou­veau rè­gle­ment donne aus­si des in­di­ca­tions aux pro­prié­taires d’ani­maux ma­lades ou à ceux qui veulent tout sim­ple­ment se dé­par­tir de leur bête, qu’elle soit vi­vante ou morte.

En­fin, les amendes ont été aug­men­tées en cas de ré­ci­dive. Sauf en ce qui concerne cer­taines in­frac­tions par­ti­cu­lières, les amendes se­ront gé­né­ra­le­ment de 100 $ à 300 $ pour une pre­mière vio­la­tion du rè­gle­ment, de 300 $ à 1000 $ pour une pre­mière ré­ci­dive et de 500 $ à 2000 $ pour toute autre ré­ci­dive.

Mal­gré ces quelques mo­di­fi­ca­tions, la plu­part des ar­ticles de l’an­cien rè­gle­ment de­meurent à peu de choses près in­chan­gés. Ain­si, il oblige le pro­prié­taire d’un chien à en­re­gis­trer son ani­mal peu après son ac­qui­si­tion et à lui four­nir un mé­daillon d’iden­ti­fi­ca­tion.

En at­ten­dant Mon­tréal

Un seul ins­pec­teur, em­bau­ché en juin, sera em­ployé à faire res­pec­ter ce rè­gle­ment. Seule­ment 20 % à 25 % de son tra­vail concer­ne­ra les ani­maux, es­time Mme Dé­ca­rie. Ses autres tâches por­te­ront, entre autres, sur la rè­gle­men­ta­tion sur le bruit.

Ce­la, lors même que Mme Dé­ca­rie re­con­naît im­pli­ci­te­ment qu’un seul ins­pec­teur ne suf­fi­ra peut-être pas à la tâche. « Quand il va y avoir le ser­vice ani­ma­lier [de la Ville-centre], j’ima­gine qu’il va y avoir une res­source sup­plé­men­taire pour al­ler cher­cher les ani­maux. »

Ce pro­jet vi­se­rait à créer une four­rière mu­ni­ci­pale, à mettre sur pied un ser­vice de soins vé­té­ri­naires et à fa­vo­ri­ser l’adop­tion d’ani­maux.

An­non­cé en 2011 à l’hô­tel de ville, il n’a tou­jours pas d’échéan­cier pré­cis. Une an­nonce de­vrait être faite d’ici l’été 2012.

« Nous autres, on a juste mis en place une par­tie des étapes qu’il faut faire concer­nant les ani­maux. Il faut tout ar­ri­mer ça avec la Ville­centre par rap­port au ser­vice ani­ma­lier qu’ils vont mettre en place.

L’ar­ron­dis­se­ment, qui a re­nou­ve­lé en 2010 son contrat qui le lie à la four­rière pri­vée Le Ber­ger blanc du 1er jan­vier 2011 au 31 dé­cembre 2015, n’a pas l’in­ten­tion de faire af­faire avec une autre en­tre­prise.

« C’est sûr que s’il y a quelque chose à la Ville de Mon­tréal qui est dis­po­nible et qu’il y a des ano­ma­lies qui se pas­se­raient en­core avec un contrat qu’on a, on pour­rait se per­mettre de le cou­per parce qu’on pour­rait faire af­faire ailleurs », es­time Mme Dé­ca­rie.

Mais pour l’ins­tant, l’en­tre­prise semble s’être confor­mée aux di­rec­tives de la Ville­centre, qui, no­tam­ment, dis­pose d’un re­pré­sen­tant sur les lieux. Mme Dé­ca­rie croit donc qu’il n’est pas né­ces­saire de bri­ser ce contrat.

Rap­pe­lons que ce der­nier est d’une va­leur de 609 230,33 $ sur cinq ans. Le nou­veau rè­gle­ment est dis­po­nible au www.ville.mon­treal.qc.ca/rdp-pat.

(Pho­to : ar­chives)

Les chiens dan­ge­reux de­vront por­ter une mu­se­lière.

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