Nou­veaux lo­caux de théâtre : der­nier acte

L'Informateur - - ACTUALITÉS - Fre­nett■Sa­muelLe­duc- e

Après des an­nées d’at­tente, les élèves du pro­gramme pré­uni­ver­si­taire de théâtre du cé­gep Marie-Victorin au­ront fi­na­le­ment leur salle mul­ti­fonc­tion­nelle. La « boîte noire » a été inau­gu­rée de­vant un par­terre en­thou­siaste com­po­sé d’em­ployés du cé­gep et d’in­vi­tés de di­vers pro­grammes qué­bé­cois de for­ma­tion en théâtre, le 17 jan­vier.

Le coup d’en­voi a été don­né par Pierre Bro­deur, le res­pon­sable du pro­fil théâtre de­puis sa créa­tion en 1994. « Main­te­nant, ces lo­caux-là vont être oc­cu­pés mur à mur », a-t-il an­non­cé dans son dis­cours d’ou­ver­ture.

Es­sen­tiel­le­ment, ce der­nier a rap­pe­lé que les pro­fes­seurs de théâtre ont at­ten­du pen­dant de nom­breuses an­nées que des lo­caux mieux adap­tés à l’en­sei­gne­ment et à la pro­duc­tion théâ­trale soient amé­na­gés.

Cette al­lo­cu­tion a par la suite lais­sé place à une sé­rie d’ex­traits de pièces de théâtre joués par des élèves du pro­gramme. Ceux-ci ont no­tam­ment pré­sen­té Les fées ont soif, de De­nise Bou­cher, Le Ma­len­ten­du, d’Al­bert Ca­mus, et Les neiges, de Mi­chel Gar­neau.

Des salves d’ap­plau­dis­se­ments ont sui­vi chaque re­pré­sen­ta­tion.

Une salle à « géo­mé­trie va­riable »

Se­lon M. Bro­deur, plu­sieurs rai­sons ex­pliquent un tel in­ves­tis­se­ment. Il de­meure tou­te­fois que ces nou­veaux lo­caux vont prin­ci­pa­le­ment per­mettre à l’en­semble des élèves du pro­gramme de tra­vailler de concert.

Les élèves de l’op­tion jeu, d’abord, peuvent se ser­vir de trois salles de ré­pé­ti­tion de taille dif­fé­rente, dont l’une pou­vant ac­cueillir des équi­pe­ments mul­ti­mé­dias. Ils ont aus­si des pièces pour ran­ger de grandes quan­ti­tés de cos­tumes entre leurs ré­pé­ti­tions et une grande loge der­rière la scène.

Tout ce­la sans comp­ter la pièce cen­trale, qui se pré­sente sous la forme d’un théâtre-la­bo­ra­toire, où peuvent être dis­po­sés jus­qu’à 86 places et où se trouve une scène amo­vible.

En­suite, ceux qui sont dans l’op­tion scé­no­gra­phie-pro­duc­tion bé­né­fi­cient d’une classe de pro­duc­tion et d’un ate­lier de scé­no­gra­phie.

Grâce à de grandes portes per­cées dans cha­cune des pièces ad­ja­centes à la pièce cen­trale, les élèves des deux op­tions peuvent fa­ci­le­ment ac­cé­der aux dif­fé­rents lo­caux, ce qui fa­ci­lite leur co­or­di­na­tion lors des pra­tiques et des spec­tacles.

M. Bro­deur es­time que la pièce cen­trale est une vé­ri­table salle à « géo­mé­trie va­riable ».

« Ils ont des­si­né ce qu’on avait en tête », évoque-t-il non sans fier­té en par­lant des ar­chi­tectes der­rière les plans de ces salles mul­ti­fonc­tion­nelles.

« Le dé­mé­na­ge­ment s’est fait de fa­çon ex­tra­or­di­naire une se­maine avant Noël », ra­conte-t-il. En­vi­ron la moi­tié des élèves de deuxième an­née y ont par­ti­ci­pé.

Au dé­but du mois de jan­vier, les lo­caux ont aus­si été amé­na­gés en fonc­tion des en­sei­gne­ments qui s’y dé­roulent ac­tuel­le­ment.

Seuls les élèves de pre­mière an­née n’avaient pas vu leurs nou­veaux lo­caux avant le re­tour des classes, à la fin de jan­vier. « Ils sont ve­nus scè­ner avant Noël et j’ai dû bar­rer les portes », dit M. Bro­deur, le rire dans la voix.

Un pro­jet lon­gue­ment mû­ri

« C’est ab­so­lu­ment ex­tra­or­di­naire, on est en­tré dans les dé­lais », af­firme M. Bro­deur. Jus­qu’à la ses­sion der­nière, les élèves de l’op­tion jeu étaient sé­pa­rés de ceux de l’op­tion scé­no­gra­phie-pro­duc­tion.

Leurs lo­caux, plus me­nus, avaient le grand désa­van­tage d’être com­po­sés de larges poutres ver­ti­cales, ce qui ré­dui­sait en­core plus l’es­pace.

La di­rec­tion du cé­gep a fi­na­le­ment ac­cé­dé à la de­mande des res­pon­sables du pro­fil. « On trou­vait qu’ils avaient fait preuve de grande pa­tience », dit Ni­cole Rouillier, la di­rec­trice gé­né­rale de l’éta­blis­se­ment.

Elle éva­luait que, par­mi l’en­semble des pro­jets sou­mis pour oc­cu­per ce lo­cal lais­sé va­cant après le dé­mé­na­ge­ment d’une piste de course cir­cu­laire, ce­lui du pro­fil théâtre était le plus à même d’oc­cu­per au maxi­mum l’es­pace dis­po­nible.

(Pho­to : Pa­trick Des­champs)

Des élèves du pro­fil théâtre lors de l’inau­gu­ra­tion de leurs nou­veaux lo­caux le 17 jan­vier.

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