Moi­sis­sures dans les écoles : un ap­pel à la vi­gi­lance

L'Informateur - - ACTUALITÉS - Des­jar­din■Jo­sianne s

Les écoles de la Com­mis­sion sco­laire de la Pointe-de-l’île (CSPI) ne sont pas à l’abri de pro­blèmes de moi­sis­sure pou­vant af­fec­ter la san­té des en­fants et du per­son­nel, es­time le di­rec­teur du Syn­di­cat des en­sei­gnants, Luc Fer­land, qui lance un ap­pel à la vi­gi­lance.

Même si la plu­part des bâ­ti­ments sco­laires de la CSPI sont plus jeunes que ceux de la Com­mis­sion sco­laire de Mon­tréal (CSDM), dont une des écoles a dû ré­cem­ment fer­mer ses portes en rai­son d’im­por­tants pro­blèmes de moi­sis­sure, M. Fer­land croit qu’il faut être constam­ment « aux aguets » des signes qui lais­se­raient en­tre­voir leur pré­sence.

« On pour­rait se re­trou­ver avec les même évé­ne­ments qu’à la CSDM. Cer­taines in­fil­tra­tions d’eau ne sont pas vi­sibles, ne laissent pas de trace et donc, il est dif­fi­cile de sa­voir qu’il y en a. Mais si un membre du per­son­nel éprouve un ma­laise, on n'at­tend pas que quel­qu’un in­ter­vienne, on le si­gnale et on s’as­sure que ce­la soit pris en charge par la Com­mis­sion sco­laire », avance-t-il.

Ce­pen­dant, M. Fer­land constate une baisse des plaintes du per­son­nel à ce su­jet de­puis 2001, alors que l’école Adé­lard-Des­ro­siers avait été aux prises avec des pro­blème de moi­sis­sures.

La CSPI se fait ras­su­rante

Con­tac­tée à ce su­jet, la di­rec­trice des com­mu­ni­ca­tions de la CSPI, Ch­ris­tiane St-Onge, ex­plique que des équipes de tra­vail in­ter­viennent im­mé­dia­te­ment après qu’un dé­gât ou une in­fil­tra­tion d’eau ont été si­gna­lés.

« Ils pro­cèdent tout de suite à l’as­sè­che­ment et la déshu­mi­di­fi­ca­tion de l’en­droit pour évi­ter la pro­li­fé­ra­tion de moi­sis­sures. Ils peuvent aus­si faire des tests de la qua­li­té de l’air par des firmes spé­cia­li­sées », dé­taille-t-elle.

D’ailleurs, celle-ci men­tionne que la CSPI bé­né­fi­cie aus­si d’un pro­gramme de sur­veillance de la qua­li­té de l’air, di­ri­gé par une qua­ran­taine de membres du per­son­nel d’en­tre­tien qui ont sui­vi une for­ma­tion pour dé­tec­ter les ano­ma­lies.

« Ils sont nos yeux et nos oreilles. Ils font de la sur­veillance sys­té­ma­tique », ajoute-t-elle.

Par ces me­sures, tout porte à croire pour Mme St-Onge que la CSPI n’est pas sur un pied d’alerte. « Nous avons moins de bâ­tisse qu’à la CSDM, dont c’est aus­si plus fa­cile pour nous », consi­dère-t-elle.

Des conduites de ven­ti­la­tion à net­toyer

Après la mise en place d’un pro­gramme de net­toyage de la ven­ti­la­tion en 2005, Mme St-Onge in­dique qu’un peu moins de la moi­tié des 44 écoles pri­maires doivent faire l’ob­jet d’une opé­ra­tion com­plète de net­toyage.

La di­rec­trice des com­mu­ni­ca­tions pense qu’il fau­dra en­core de deux à trois ans pour ve­nir à bout de cette opé­ra­tion.

Cette der­nière men­tionne que ce pro­gramme par­ti­cu­lier a été mis sur pied parce que les firmes de net­toyage ne s’oc­cu­paient pas de cette tâche de fa­çon constante.

Or, de­puis 2005, les conduites d’aé­ra­tion de cer­taines écoles n’ont pas en­core été net­toyées en pro­fon­deur.

Mais se­lon Mme St-Onge, le rythme au­quel avance les tra­vaux est « adé­quat ». « Il faut re­con­naître l’am­pleur de ce tra­vail. Ça né­ces­site le net­toyage com­plet des conduites de ces édi­fices qui sont très grands, c’est un tra­vail qui est très lourd », pour­suit-elle.

Cette si­tua­tion ne semble pas in­quié­ter M. Fer­land, qui af­firme que le per­son­nel d’en­tre­tien s’oc­cupe dé­jà de rem­pla­cer les filtres ré­gu­liè­re­ment.

À la CSDM, cinq écoles ont été tou­chées par des pro­blèmes de moi­sis­sure en un an. La di­rec­tion a an­non­cé que 200 écoles se­ront ins­pec­tés pro­chai­ne­ment.

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