Im­mer­sion française : mis­sion pos­sible

L'Informateur - - LA UNE - Sa­muel Le­duc-fre­nette

« Un, deux, trois et quatre », peut-on en­tendre à peine a-t-on fran­chi le seuil de la porte de l’école pri­maire East Hill, sur le bou­le­vard Per­ras. Même si elle ac­cueille de pe­tits an­glo­phones, l’école a choi­si l’im­mer­sion française comme mo­dèle d’in­té­gra­tion à la so­cié­té fran­co­phone. Et se­lon la di­rec­trice, My­rianne Lu­si­gnan, elle-même une fran­co­phone, ça marche.

Dès leur ar­ri­vée à la ma­ter­nelle, les éco­liers sont obli­gés de s’ex­pri­mer en fran­çais dans la classe. Que ce soit pour jouer avec ses ca­ma­rades ou pour de­man­der quelque chose à son en­sei­gnante, tout doit se dé­rou­ler dans la langue de Ré­jean Du­charme.

« En fran­çais SVP! », en­tend-on dans l’une de ces classes de ma­ter­nelle. « Ils vont ap­prendre les lettres de l’al­pha­bet, les chiffres en fran­çais, dit Mme Lu­si­gnan. C’est sûr que, na­tu­rel­le­ment, au dé­but, ils veulent par­ler en an­glais, mais il y a plu­sieurs trucs pour les en­cou­ra- ger. » Il peut s’agir no­tam­ment de ré­com­penses comme des au­to­col­lants ou des ma­ca­rons.

Même si cer­taines phrases fran­çaises sont mâ­ti­nées d’an­glais, l’in­té­gra­tion se fait as­sez ra­pi­de­ment. « Ils ap­prennent à com­prendre vite, vite, vite, parce qu’ils sont en im­mer­sion, jure-t-elle. L’en­sei­gnant fait presque sem­blant de ne pas par­ler an­glais. »

Cette im­mer­sion in­té­grale est ap­pli­quée jus­qu’en deuxième an­née. En­suite, de la troi­sième an­née à la sixième an­née, seules les

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