Im­mer­sion fran­çaise...

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ma­thé­ma­tiques et l’éthique sont en­sei­gnées en an­glais. Les autres ma­tières, qui in­cluent même l’édu­ca­tion phy­sique, sont of­fertes en fran­çais.

« Même les en­fants qui ont cer­tains pro­blèmes d’ap­pren­tis­sage, on les voit aus­si bien réus­sir » , lance- t- elle pour se faire ras­su­rante. Au­cun éco­lier, donc, ne pâ­tit de cette fa­çon de faire.

« Il y en a même, quand ils sortent, qui vont au se­con­daire en fran­çais langue ma­ter­nelle, in­dique-t-elle. C’est très re­cher­ché [pour des pa­rents] de dire que leurs en­fants vont dans des écoles d’im­mer­sion. »

Les pa­rents en raf­folent

Les pa­rents des éco­liers d’East Hill sont, au dire de Mme Lu­si­gnan, ra­vis par le pro­gramme qu’offre l’école. « Tous les pa­rents veulent du fran­çais », sou­tient-elle.

En plus d’ap­prendre l’autre langue, il s’agit aus­si d’un moyen de connaître la culture do­mi­nante au Qué­bec.

« Quand on fait des sor­ties, on les fait en fran­çais, ra­conte la di­rec­trice, qui est aus­si une an­cienne en­sei­gnante de fran­çais. Si on fait ve­nir une pièce de théâtre, on es­saie de l’avoir dans les deux langues. »

Le sou­tien est aus­si as­su­ré de chaque côté. Ain­si, des en­sei­gnants fran­co­phones et an­glo­phones vont par­ti­ci­per à chaque ren­contre de pa­rents afin d’as­su­rer le sui­vi sco­laire le plus com­plet.

Ce mo­dèle est tel­le­ment po­pu­laire, se­lon Mme Lu­si­gnan, qu’une liste d’at­tente re­cueille les noms de ceux qui veulent s’ins­crire. « Chaque an­née, il y a des gens qui dorment de­hors parce qu’ils veulent l’im­mer­sion », ra­conte-t-elle le plus sé­rieu­se­ment. Mais la prio­ri­té, comme école de quar­tier, re­vient aux en­fants du sec­teur.

Presque toutes les ma­tières à l'ho­raire de l'école East Hill sont en­sei­gnées en fran­çais

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