De la cam­pagne à l’as­siette

L'Informateur - - ACTUALITÉS -

« Si on est ca­pable de pro­duire 100 % [du conte­nu de nos pa­niers], on va le faire », men­tionne Mme Bar­rette. Le couple es­père ain­si que leurs ré­coltes se­ront suf­fi­santes pour ap­pro­vi­sion­ner les 50 pa­niers qu’ils dé­po­se­ront à Ri­vière-des-prai­ries et à Saint-léo­nard.

Ils ont tou­te­fois le loi­sir d’al­ler cher­cher jus­qu’à 25 % du conte­nu dans des pro­duc­tions autres que la leur. Une pos­si­bi­li­té que le couple veut évi­ter, sauf, par exemple, lorsque des pro­duits manquent à leurs terres, comme les pommes, qu’ils iront ache­ter à des po­mi­cul­teurs l’au­tomne pro­chain.

Ce­la de­vrait chan­ger au cours des pro­chaines an­nées, alors qu’ils pré­voient plan­ter un verger d’arbres frui­tiers (pommes, poires, prunes, ce­rises, etc.), no­tam­ment, ain­si que des arbres à noix et des as­perges.

Les avan­tages du bio

L’ali­men­ta­tion bio­lo­gique n’est plus une nou­veau­té. Bien des fa­milles connaissent ses ver­tus, mais craignent tou­te­fois le prix qui vient avec, consi­dé­ré comme plus éle­vé que ce­lui des ali­ments ré­gu­liers.

Pour le couple de ma­raî­chers, leurs prix se com­parent à ceux des épi­ce­ries. Un mé­nage peut même s’en ti­rer avec moins de 20 $. « Di­sons qu’une fa­mille de quatre qui mange peu à moyen­ne­ment de lé­gumes, le pe­tit pa­nier peut al­ler », croit Mme Bar­rette.

En plus de leur va­leur in­hé­rente, comme le fait qu’ils ne sont pas culti­vés avec des en­grais chi­miques, les ali­ments bio­lo­giques des pa­niers sont très frais.

« On cueille la jour­née d’avant ou le jour même », dit M. Beau­dry, qui in­siste sur le fait que ses pro­duits pol­luent moins que ceux qui sont im­por­tés d’autres pays.

« Ça se conserve beau­coup plus long­temps que les pro­duits conven­tion­nels », in­dique de son cô­té Mme Bar­rette, avant de lais­ser son conjoint af­fir­mer, un brin phi­lo­sophe, que « ce qui prend le temps de pous­ser prend le temps de bien vieillir ».

Mon Pa­nier bio-aux Jar­dins d’iri­sa offre aus­si à ses clients quelques pro­duits par­ti­cu­liers, comme les gousses d’ail bio­lo­giques et les nom­breuses fines herbes qui poussent dans ses champs.

« On va avoir un pa­nier d’échange, an­nonce aus­si M. Beau­dry. Si quel­qu’un n’est pas fort sur les ca­rottes, il peut les échan­ger. »

En­fin, l’en­tre­prise la­nau­doise per­met à ceux qui partent en va­cances et qui ne veulent pas cé­der leur pa­nier à des proches de re­por­ter une li­vrai­son heb­do­ma­daire à la fin de la sai­son.

Ceux qui sou­haitent ren­con­trer le couple de ma­raî­chers au­ront la chance de le faire le jeu­di 29 mars, à 18 h 30, au centre com­mu­nau­taire de Ri­vière-des-prai­ries (9140, bou­le­vard Per­ras).

(Pho­to : Pa­trick Des­champs)

Les ma­raî­chers Ju­lie Bar­rette et Yan Beau­dry vien­dront chaque se­maine de l’été dé­po­ser des pa­niers de lé­gumes et de fruits à l’éco de la Pointe-aux-prai­ries.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.