Ri­vière-des-Prai­ries perd 250 em­plois

L'Informateur - - ACTUALITÉS - Sa­muel Le­duc-Fre­nette

Les temps sont durs dans la mé­tro­pole. Après la fer­me­ture d’Aveos, à Dor­val, qui coûte à 1800 tra­vailleurs leur em­ploi, Trans­con­ti­nen­tal a an­non­cé, le 20 mars, qu’il fer­me­ra deux im­pri­me­ries, dont l’une est si­tuée à Ri­viè­redes-Prai­ries. Ré­sul­tat : 250 em­plois se­ront éli­mi­nés en juin.

Cette dé­ci­sion fait suite à l’ac­qui­si­tion de six im­pri­me­ries de la di­vi­sion ca­na­dienne de l’en­tre­prise amé­ri­caine Quad/Gra­phics, le 1er mars. L’en­tre­prise vou­lait ain­si se dé­par­tir de ses ac­tifs ca­na­diens.

Nan­cy Bouf­fard, di­rec­trice des com­mu­ni­ca­tions ex­ternes et in­ternes de Trans­con­ti­nen­tal, ignore si cette dé­ci­sion a été prise avant le 1er mars. Elle sou­tient tou­te­fois qu’il s’agit d’un mal né­ces­saire afin de gar­der la tête de l’in­dus­trie hors de l’eau.

« C’est des dé­ci­sions qui s’im­posent, on n’a pas le choix, dit-elle. On est dans une in­dus­trie qui est en dé­crois­sance. »

En concen­trant ses ac­ti­vi­tés dans ses quatre autres usines, Trans­con­ti­nen­tal vise à ra­tio­na­li­ser les coûts de pro­duc­tion. L’une des quatre usines non tou­chées par cette coupe se trouve d’ailleurs dans l’ar­ron­dis­se­ment de LaSalle.

« Ce sont des usines qui ne fonc­tionnent pas à 100%, conti­nue-t-elle. Alors on n’a pas d’autre choix que de ren­ta­bi­li­ser nos équi­pe­ments qui ne sont plus à la fine pointe, qui ne sont plus très pro­duc­tifs, ef­fi­caces. »

Beau­coup de mises à pied…

Mme Bouf­fard as­sure que les 250 em­ployés mis à pied bé­né­fi­cie­ront du sou­tien de l’en­tre­prise pour se trou­ver un nou­vel em­ploi.

« Comme à chaque fois qu’on ferme les usines, on met tou­jours à la dis­po­si­tion des em­ployés des ser­vices comme ça de re­pla­ce­ment, d’aide au re­pla­ce­ment, in­dique-t-elle. On a des in­dem­ni­sa­tions. On fait les choses dans la règle de l’art mal­gré que ce soit [une si­tua­tion] dif­fi­cile. »

Elle pré­cise tou­te­fois que l’en­tre­prise ne ten­te­ra pas de re­pla­cer ces em­ployés au sein d’autres di­vi­sions qui lui ap­par­tiennent.

« Mal­heu­reu­se­ment, on ne gagne pas de nou­veaux clients, donc on n’ouvre pas de parts de mar­ché. On n’aug­mente pas la ca­pa­ci­té de nos usines, donc on n’ouvre pas des quarts de tra­vail, men­tionne-t-elle. Quand on parle de service de re­pla­ce­ment, ça va être plus des firmes ex­ternes qui vont les ai­der à re­faire leur CV, etc. »

Il n’a pas été pos­sible de par­ler à un re­pré­sen­tant du syn­di­cat des em­ployés de l’im­pri­me­rie. Dans un com­mu­ni­qué émis le 22 mars, Lar­ry Myles, pré­sident de la sec­tion lo­cale 555M du syn­di­cat des Team­sters, af­firme qu’il n’ex­clue pas « de­man­der l’in­ter­ven­tion du gou­ver­ne­ment afin d’ai­der les tra­vailleurs pris dans la tour­mente ».

(Pho­to : Patrick Des­champs)

L’im­pri­me­rie fer­me­ra ses portes à la fin du mois de juin.

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