Un mi­lieu hu­mide dé­truit par une com­pa­gnie ré­ci­di­viste

Le ma­ré­cage du parc-na­ture d’An­jou, me­na­cé par AIM

L'Informateur - - VIE DE QUARTIER - Simon Bous­quet

Les gol­feurs du club de golf mé­tro­po­li­tain au­ront tout un choc au dé­but de la pro­chaine sai­son. Le boi­sé qui se trou­vait der­rière les verts a été rem­pla­cé par une usine de ré­cu­pé­ra­tion des ma­té­riaux de construc­tion de la com­pa­gnie Ame­ri­can Iron and Me­tal (AIM). Le hic, c’est qu’elle a dé­truit un im­por­tant mi­lieu hu­mide, sans même avoir de­man­dé l’au­to­ri­sa­tion au mi­nis­tère du Dé­ve­lop­pe­ment du­rable de l’En­vi­ron­ne­ment et des Parcs (MDDEP), ce der­nier a ou­vert une en­quête.

En juillet 2010, la Ville de Mon­tréal-Est a mo­di­fié son rè­gle­ment de zo­nage en pré­vi­sion de la construc­tion d’une nou­velle usine d’AIM. « Nous ne nous at­ten­dions pas à ce que ça ait un im­pact en­vi­ron­ne­men­tal aus­si im­por­tant », avoue le maire de Mon­tréal- Est, Ro­bert Cou­tu.

Un an plus tard, AIM com­mence les tra­vaux en pro­cé­dant au rem­blayage du ter­rain si­tué der­rière le club de golf. « Nous avions les au­to­ri­sa­tions de la Ville », se dé­fend le di­rec­teur en­vi­ron­ne­men­tal d’AIM, Ma­thieu Ger­main.

Mais l’en­tre­prise n’avait de­man­dé au­cune au­to­ri­sa­tion au MDDEP. Or, se­lon la Loi sur la qua­li­té de l’en­vi­ron­ne­ment, qui­conque érige une construc­tion dans un ma­ré­cage doit préa­la­ble­ment ob­te­nir un cer­ti­fi­cat d’au­to­ri­sa­tion.

Contac­té par té­lé­phone, le di­rec­teur ré­gio­nal de l’ana­lyse et de l’ex­per­tise du MDDEP, Pierre Ro­bert, n’a pas vou­lu don­ner de dé­tails sur le dos­sier d’AIM. Il a tou­te­fois confir­mé qu’une en­quête, qui pour­rait me­ner à des pour­suites pé­nales, est en cours.

La « bonne vo­lon­té » d’AIM

En ce qui concerne la Ville de Mon­tréal-Est, M. Cou­tu croit en la bonne vo­lon­té des pro­prié­taires d’AIM, les frères Black. « Nous ne vou­lons sur­tout pas dé­cou­ra­ger M. Black d’in­ves­tir à Mon­tréal-Est, mais nous vou­lons qu’il ap­porte les cor­rec­tifs né­ces­saires », pré­cise-til.

Se­lon M. Ro­bert, il est pos­sible qu’AIM ait pro­cé­dé par igno­rance de la pré­sence du mi­lieu hu­mide plu­tôt que par mé­pris de la Loi. « Ce ne se­rait pas la bonne at­ti­tude à adop­ter puis­qu’une com­pa­gnie qui se­rait

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