Le se­cret bien gar­dé de Marie-Vic­to­rin

L'Informateur - - LA UNE - Sa­muel Le­duc-Fre­nette

Chaque an­née, une tren­taine d’étu­diants étran­gers s’ins­crivent à des pro­grammes de for­ma­tion pré­uni­ver­si­taire ou tech­nique au cé­gep Marie-Vic­to­rin. Ce nombre ex­clut tou­te­fois la poi­gnée de jeunes Inuits qui des­cendent au Sud pour suivre une for­ma­tion de ni­veau col­lé­gial adap­tée. Bien qu’ils ha­bitent le Qué­bec de­puis tou­jours, le choc cultu­rel qu’ils su­bissent en ar­ri­vant à Mon­tréal est in­cal­cu­lable.

Ce pro­gramme, is­su d’un par­te­na­riat entre le cé­gep et la com­mis­sion sco­laire Ka­ti­vik, of­frait dès 1991 des cours « à la carte » aux Inuits di­plô­més du ni­veau se­con­daire et dé­si­reux d’en­tre­prendre des études su­pé­rieures.

À par­tir de 1995, un cur­sus of­fi­ciel a vu le jour. En­core au­jourd’hui, il rem­place par des cours adap­tés aux Inuits la for­ma­tion gé­né­rale que tout étu­diant du cé­gep doit suivre.

Il s’agit de cours de fran­çais, de culture inuite, d’in­uk­ti­tut (la langue des Inuits), de mé­tho­do­lo­gie et d’in­for­ma­tique.

Comme ce cur­sus s’étend sur deux an­nées sco­laires, les étu­diants ont l’op­por­tu­ni­té de s’in­té­grer à un pro­gramme d’en­sei­gne­ment ré­gu­lier et d’ob­te­nir, au bout du processus, un di­plôme d’études col­lé­giales.

« On a eu de tout. On a eu des di­plô­més en gra­phisme, en tra­vail so­cial, en sciences hu­maines, en arts », men­tionne Michel Pru­neau, conseiller pé­da­go­gique et res­pon­sable du pro­gramme Ex­plo­ra­tion et In­té­gra­tion – Inuit.

De nom­breuses dif­fi­cul­tés

De 10 à 15 jeunes s’ins­crivent chaque an­née dans ce pro­gramme, dont les coûts sont en­tiè­re­ment as­su­més par la com­mis­sion sco­laire Ka­ti­vik. Deux conseillers em­ployés par celle-ci, qui tra­vaillent à

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