Vi­tesse et ac­ci­dents sur Tho­mas-paine

L'Informateur - - ACTUALITÉS - (S.L.-F.)

Après avoir aler­té l’in­for­ma­teur l’été der­nier re­la­ti­ve­ment à la dan­ge­ro­si­té de leur rue, des ré­si­dents de Tho­mas-paine s’in­quiètent main­te­nant pour leur propre sé­cu­ri­té. Une voi­ture de type VUS (vé­hi­cule uti­li­taire sport) est ve­nue em­bou­tir l’es­ca­lier en bé­ton d’une ré­si­dence, à la fin du mois d’avril.

« C’est une rue ré­si­den­tielle, mais c’est comme un bou­le­vard », lance Mat­teo Ve­ce­ra, qui a ac­cueilli le re­pré­sen­tant du jour­nal chez lui l’été der­nier. Le 25 avril, vers 16 h, une Ford Es­cape a frap­pé vio­lem­ment l’es­ca­lier de sa ré­si­dence. Quinze mi­nutes plus tôt, ses en­fants jouaient avec leur grand-père sur le ter­rain de­vant la mai­son.

« Nous sommes fâchées, et nous sommes in­quiets pour nos en­fants », dit-il avant d’ajou­ter que, vu la force de l’im­pact, les oc­cu­pants du vé­hi­cule au­raient pu être gra­ve­ment bles­sés s’ils avaient été à bord d'une plus pe­tite voi­ture.

Se­lon M. Ve­ce­ra, le conduc­teur semble avoir ten­té de dé­pas­ser un ca­mion de li­vrai­son de co­lis. La vi­tesse ex­ces­sive au­rait aus­si pu faire dé­vier le vé­hi­cule de sa tra­jec­toire, qui se­rait pas­sé par-des­sus le trottoir avant de fi­ler en ligne droite vers la mai­son de la jeune fa­mille.

Se­lon les agents du poste de quar­tier 45, le conduc­teur s’est plaint de dou­leurs aux ge­noux, tan­dis que sa pas­sa­gère souf­frait de dou­leurs à la poi­trine.

Sauf que la vi­tesse ne semble pas être la cause de cet ac­ci­dent. Un té­moin, en l’oc­cur­rence le chauf­feur du ca­mion dé­pas­sé, a af­fir­mé aux po­li­ciers que le VUS rou­lait à en­vi­ron 40 km/h. Le chauf­feur du VUS a rap­por­té que son vé­hi­cule était de­ve­nu in­con­trô­lable avant la col­li­sion. L’al­cool ne se­rait pas en cause.

Len­teur ad­mi­nis­tra­tive

M. Ve­ce­ra a réus­si à par­ler à la conseillère de Ville Caroline Bour­geois, qui est pré­si­dente du co­mi­té de cir­cu­la­tion de l’ar­ron­dis­se­ment. Celle-ci a dé­pê­ché des spé­cia­listes sur le ter­rain. Un pan­neau d’ar­rêt se­ra d’ailleurs ins­tal­lé le 29 mai tout près de la ré­si­dence de la fa­mille Ve­ce­ra, au coin des rues Tho­mas-paine et Pri­mat-pa­ré.

Même si cet ar­rêt s’ajoute aux deux autres ins­tal­lés à la fin de l’au­tomne 2011 un peu plus loin sur Tho­mas-paine, M. Ve­ce­ra trouve que ce n’est pas suf­fi­sant pour as­su­rer la sé­cu­ri­té des pié­tons.

« Je suis convain­cu que, si ça n’avait été de cet ac­ci­dent, l’ar­rêt n’au­rait ja­mais été ins­tal­lé, dé­plore-t-il. Il y a eu dix à 12 ac­ci­dents sur cette rue-là, c’est pas nor­mal. »

Le ré­sident vou­drait qu’il y ait, par exemple, des pan­neaux qui men­tionnent la pré­sence d’en­fants dans le sec­teur, ou en­core des dos-d’âne.

Sauf que Tho­mas-paine est un axe im­por­tant dans les en­vi­rons étant don­né que le bou­le­vard Mau­rice-du­ples­sis ne se­ra ter­mi­né qu’en 2013.

« Il fau­dra voir pour les dos-d’âne, mais c’est sûr qu’en étant l’axe prin­ci­pal, ça ra­len­tit beau­coup les in­ter­ven­tions des po­li­ciers ou des am­bu­lan­ciers », in­dique Mme Bour­geois.

Cette der­nière est aus­si ou­verte à d’autres ajouts, comme des ba­lises en ca­ou­tchouc. Celles-ci se­ront ins­tal­lées dans les parcs et les zones sco­laires l’été pro­chain, à temps pour la ren­trée scolaire. « Est-ce que Tho­mas-paine peut être une rue en­vi­sa­gée? Cer­tai­ne­ment », conclut-elle. Pour voir les pho­tos de l’ac­ci­dent, ren­dez-vous au www.lin­for­ma­teurrdp.com

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