UN PORTE-VOIX

Dire que le dé­pu­té de Bou­ras­sa De­nis Co­derre aime son mé­tier est un eu­phé­misme. Clai­re­ment, l’homme est dans son élé­ment et l’ima­gi­ner faire autre chose re­lève de l’im­pos­sible. Il est né pour être po­li­ti­cien. Le 2 juin pro­chain, ce­la fe­ra d’ailleurs 15 an

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De­nis Co­derre se re­trouve au mi­ni­mum trois jours par se­maine à son bu­reau de cir­cons­crip­tion. « Être dé­pu­té, c’est être un trait d’union ain­si que le porte-éten­dard des sans voix», lance-t-il. Pour le dé­pu­té de Bou­rasse il n’y a rien de plus noble que d’avoir la confiance des gens. Le plus beau com­pli­ment que les gens peuvent lui faire; « vous mon­sieur Co­derre, vous êtes comme nous autres ».

Ce­lui qui vit dans Mon­tréal-Nord de­puis près de 40 ans avoue que lors­qu’il a le mo­ral un peu à plat, son plus grand bon­heur est de prendre une marche pour ren­con­trer les ci­toyens, ser­rer des mains et dis­cu­ter. Se­lon mon­sieur Co­derre, « faire du ter­rain » et ren­con­trer les gens du com­té c’est très im­por­tant pour bien faire son tra­vail, parce qu’un un dé­pu­té c’est la base de la dé­mo­cra­tie. «Les ci­toyens te passent la ron­delle pour que tu ailles mar­quer pour eux, c’est pré­cieux, c’est un pou­voir d’usu­fruit et il faut que tu y fasses at­ten­tion», af­firme-t-il. Pas­sion­né vous dites? « Cer­tains dé­pu­tés peuvent bien faire leur tra­vail sans ha­bi­ter dans leur com­té, moi je trouve im­por­tant de pou­voir prendre le pouls de la com­mu­nau­té ré­gu­liè­re­ment », ajoute-t-il. De­nis Co­derre avoue que le meilleur son­dage qu’il puisse faire c’est d’al­ler faire l’épi­ce­rie. « Lorsque les gens chan­ge­ront d’al­lée en me voyant, je sau­rai qu’il y a quelque chose qui ne va pas », lance-t-il. Pour l’ins­tant, les son­dages sont bons et ren­con­trer les élec­teurs per­met de gar­der les deux pieds sur terre.

« Le dé­pu­té doit aus­si être le gar­dien des va­leurs qui sont chères à son com­té et être un chien de garde face au gou­ver­ne­ment ac­tuel», ex­plique De­nis Co­derre. « Ici, il n’y pas des com­mu­nau­tés, il y a une com­mu­nau­té, Mon­tréal-Nord c’est vé­ri­ta­ble­ment un mo­dèle d’in­té­gra­tion, af­firme le dé­pu­té. Parce que quand on se parle, on se com­prend ». Mon­tréalNord vibre par ses gens, par la très grande so­li­da­ri­té et par le grand sen­ti­ment d’ap­par­te­nance que la po­pu­la­tion a en­vers le quar­tier. À Mon­tréal-Nord, la stra­té­gie de l’ac­com­pa­gne­ment fonc­tionne au­tant pour les jeunes que pour les per­sonnes de l’âge d’or.

Dans l’ar­ron­dis­se­ment, les dif­fé­rents or­ga­nismes, ins­ti­tu­tions ou élus se parlent et tra­vaillent en­semble. « Si un ci­toyen vient me voir et que ce n’est pas dans ma ju­ri­dic­tion, je le ré­fère ou j’entre en contact avec le bon in­ter­ve­nant et vice-ver­sa, tous les par­te­naires font par­tie de la so­lu- tion», as­sure-t-il fiè­re­ment. Grâce à cette belle col­la­bo­ra­tion entre les élus, les ci­toyens savent qu’ils trou­ve­ront tou­jours une oreille at­ten­tive pour les en­tendre.

De­nis Co­derre est aus­si le par­rain de l’or­ga­nisme les Four­chettes de l’Es­poir « où on ap­prend à se com­prendre par la bouffe » qui vise, entre autres, à fa­vo­ri­ser l’ac­ces­si­bi­li­té à des élé­ments nu­tri­tifs abor­dables. Et il conti­nue tou­jours de s’im­pli­quer dans des pro­jets des­ti­nés aux aî­nés et di­verses ini­tia­tives pour les jeunes.

Mon­tréal-Nord a beau­coup che­mi­né de­puis quelques an­nées et en ré­colte main­te­nant les fruits. L’ar­ron­dis­se­ment se met beau, sur le plan so­cial comme sur le plan en­tre­pre­neu­rial. «On juge tou­jours une mai­son à sa fon­da­tion», image De­nis Co­derre. Mon­tréalNord a une fon­da­tion très so­lide et les pro­prié­taires de la mai­son s’en oc­cupent très bien. «L’ave­nir est très pro­met

teur », conclut De­nis Co­derre.

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