Quel genre de conduc­teur êtes-vous ?

L'Informateur - - AUTOMOBILE - Be­noit Cha­rette

Nous vous pro­po­sons une étude du com­por­te­ment au­to­mo­bile et les choix de voi­tures qui collent le mieux à votre per­son­na­li­té. Vous com­pren­drez que ce pa­pier n’est pas une étude scien­ti­fique, mais il y a de grandes lignes du com­por­te­ment hu­main qui se dé­gagent, même dans la ma­nière de conduire. Dans son livre in­ti­tu­lé : Le vo­lant rend-il fou ?, le doc­teur en psy­cho­lo­gie Jean Ma­rie Ba­let sou­tient que la per­son­na­li­té au vo­lant est in­fluen­cée par le sexe, le mé­tier et le ni­veau d’édu­ca­tion. À par­tir de ses pré­mices, nous vous pro­po­sons huit pro­fils de conduc­teurs. Vous al­lez for­cé­ment vous re­con­naître dans ce lot. Hommes ou femmes au vo­lant, deux scé­na­rios dif­fé­rents Vous ne se­rez pas sur­pris d’ap­prendre que les hommes et les femmes ne se com­portent pas du tout de la même ma­nière dans un vé­hi­cule.

Voi­ci un ex­trait du livre du Doc­teur Jean Ma­rie Bai­let, un an­cien po­li­cier de­ve­nu doc­teur en psy­cho­lo­gie. Dans son livre de 850 pages in­ti­tu­lé Le Vo­lant rend-il fou ?, il donne les grandes dif­fé­rences entre les hommes et les femmes et les ca­té­go­ries de conduc­teur sur nos routes

1- La femme obéis­sante : « La femme est exem­plaire au vo­lant, c’est prou­vé. Elle est pru­dente, car elle a peur: des autres sur la route, des consé­quences d’un accident sur son corps (éclats du pare-brise sur le vi­sage…). Vé­ri­table Ma­dame Sé­cu­ri­té au foyer, elle an­ti­cipe les dif­fi­cul­tés, pro­tège sa fa­mille. Cette élève ap­pli­quée a re­te­nu les le­çons de l’école de conduite, contrai­re­ment à l’homme qui les ou­blie en quatre ans et se forge son propre code de la route. Lorsque le feu de­vient vert, la femme ne dé­marre pas en trombe, au cas où un pié­ton ter­mi­ne­rait de tra­ver­ser. Lors­qu’il est orange, elle s’ar­rête alors que l’homme es­saie­ra de pas­ser. Il sur­es­time ses ca­pa­ci­tés de conduite et se trouve mille ex­cuses s’il com­met une faute. » Point faible de la femme : « Elle pense à autre chose au vo­lant : à ce qu’il faut ache­ter pour le re­pas, à l’en­fant à ré­cu­pé­rer à l’école… » 2- Le cadre com­pé­tent, mais op­por­tu­niste : « C’est le pire des conduc­teurs! Il mène son vé­hi­cule comme son en­tre­prise : à un rythme ef­fré­né. Le dé­pla­ce­ment est un temps mort qu’il faut ren­ta­bi­li­ser. Sa voi­ture est un bu­reau mo­bile où il ef­fec­tue des tâches à bord : réunion, ap­pels té­lé­pho­niques… Il n’est ja­mais à 100% à la conduite et prend des risques im­por­tants, conduit vite, tou­jours sur la file de gauche à faire des ap­pels de phares aux lents de­vant lui; il va glis­ser le feu orange, mais en toute sé­cu­ri­té se­lon lui. » 3- Le jeune re­belle : « Il prend son vé­hi­cule pour ré­gler ses comptes. » Vi­tesse éle­vée, Code de la route non res­pec­té, il n’hé­site pas à boire des verres avec ses col­lègues après le tra­vail avant de re­prendre le vo­lant, car il n’a pas le sen­ti­ment d’être un dan­ger pour les autres. Point com­mun à tous les pro­fils : l’agres­si­vi­té. « Tout le monde peut de­ve­nir agres­sif à tout mo­ment. »

Les hommes sont, en gé­né­ral, plus sûrs d’eux. Plu­sieurs spé­cia­listes sou­lignent que l’homme a une forte ten­dance à sur­es­ti­mer ses ca­pa­ci­tés au vo­lant. Il va aus­si sous-es­ti­mer les dan­gers. Pour un homme, une voi­ture doit être à son image. Il n’est pas tou­jours ra­tion­nel dans ses choix et va pré­fé­rer la forme sur la fonc­tion. Il y a sou­vent une re­la­tion étroite entre un homme et sa voi­ture.

La femme pos­sède une ap­proche plus prag­ma­tique de la voi­ture. Pour elle, c’est d’abord un ob­jet fonc­tion­nel. Elle est aus­si plus dé­fen­sive. Elle ap­pré­hende les dan­gers, prio­rise la sé­cu­ri­té et choi­sit presque tou­jours un vé­hi­cule qui va la pro­té­ger en cas d’accident.

Pour ajou­ter à ce pro­fil type, il y a aus­si le mi­lieu qui in­fluence le com­por­te­ment au vo­lant et les choix que fe­ront les au­to­mo­bi­listes au mo­ment de l’achat. En ef­fet, la pro­fes­sion joue aus­si un rôle es­sen­tiel dans le choix de sa mon­ture sur la route. Il existe aus­si une ca­té­go­rie de gens plus pru­dents. Ceux et celles qui oc­cupent un poste de ges­tion et d’or­ga­ni­sa­tion au sein d’une en­tre­prise adoptent gé­né­ra­le­ment un com­por­te­ment aus­si res­pon­sable dans son tra­vail que dans la voi­ture. Pru­dent et at­ten­tif, il res­pecte en gé­né­ral les règles avec zèle.

Pour mettre un peu de pi­quant dans notre ana­lyse, nous avons di­vi­sé les conduc­teurs en huit ca­té­go­ries.

Amu­sez-vous bien ! 1. conduc­teur an­ti-stress 2. conduc­teur of­fen­sif 3. conduc­teur du di­manche 4. conduc­teur ma­ta­more 5. conduc­teur gré­gaire 6. conduc­teur en ré­si­dence 7. conduc­teur poin­tilleux 8. conduc­teur obli­gé 1- Le conduc­teur an­ti-stress : Une per­sonne qui ne se fait pas de sou­ci avec la vie. Un peu lu­na­tique qui n’est pas in­com­mo­dé par le tra­fic ma­ti­nal. Cette per­sonne ne dé­pense pas beau­coup pour un vé­hi­cule et roule sou­vent dans des voi­tures d’oc­ca­sion. 2- Le conduc­teur of­fen­sif : cherche tou­jours le che­min le plus ra­pide, le plus di­rect, perd par­fois son calme au vo­lant, mais res­pecte les règles. Ces per­sonnes aiment les vé­hi­cules qui offrent une bonne per­for­mance. 3- Le conduc­teur du di­manche : Il a be­soin d’une voi­ture, mais n’aime pas conduire, dé­teste la cir­cu­la­tion lourde, mais n’a pas ac­cès au trans­port en com­mun. Re­cherche d’abord la sé­cu­ri­té. Un bon can­di­dat pour les vé­hi­cules uti­li­taires 4- Le conduc­teur ma­ta­more : c’est ce­lui qui fait du sla­lom sur l’au­to­route, coupe à la der­nière se­conde dans une sortie pleine de voi­tures et chro­no­mètre le temps de conduite entre la mai­son et le bu­reau tous les ma­tins. La voi­ture est sou­vent à son image, pas tou­jours en ordre. 5- Le conduc­teur gré­gaire : Cet homme ou cette femme fait du vé­hi­cule en groupe. Il amène sa fa­mille en ba­lade tous les di­manches et a ab­so­lu­ment be­soin d’être ac­com­pa­gné lors­qu’il ou elle roule. Le pro­fil idéal pour l’achat d’une four­gon­nette 6- Le conduc­teur en ré­si­dence : Cette per­sonne vit dans sa voi­ture, mange dans sa voi­ture et c’est tout juste si elle ne dort pas dans la voi­ture. Bref, la voi­ture c’est toute sa vie. C’est le genre de per­sonne qui court tou­jours après son temps lais­sant peu de temps à l’en­tre­tien du vé­hi­cule qui est gé­né­ra­le­ment as­sez sale et de bonne di­men­sion pour lo­ger tout ce qu’il faut pour vivre dans le vé­hi­cule. 7- Le conduc­teur poin­tilleux : Cette per­sonne pos­sède en gé­né­ral une liste de choses à vé­ri­fier avant de prendre la route : ni­veau du li­quide la­ve­glace, ni­veau d’huile mo­teur, pres­sion des pneus et la date de la pro­chaine ins­pec­tion. Une voi­ture neuve à tous les trois à cinq ans et le genre de conduc­teur qui vous de­vez connaître pour ra­che­ter son vé­hi­cule d’oc­ca­sion. 8- Le conduc­teur obli­gé : Pour cette per­sonne, un vé­hi­cule c’est un mor­ceau de tôle pour al­ler du point A au point B. La seule chose qui im­porte est de se rendre à des­ti­na­tion et de re­ve­nir. Il faut que le mo­teur dé­marre le ma­tin et on veut sur­tout évi­ter les ré­pa­ra­tions et l’en­tre­tien. L’ache­teur type d’une voi­ture plate et fiable, car la conduite ne l’in­té­resse pas.

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