Pré­ven­tion des vers du coeur chez le chien

L'Informateur - - ANIMAUX -

Avec le ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique, nous su­bis­sons de plus en plus une pro­li­fé­ra­tion des mous­tiques fa­vo­ri­sée par les pluies, les eaux stag­nantes et les inon­da­tions. Plus de mous­tiques = plus de risques de pro­pa­ga­tion de la maladie des vers du coeur. Voi­ci les recommandations du spé­cia­liste en pa­ra­si­to­lo­gie Alain Ville­neuve D.M.V, Ph.D., pro­fes­seur à la fa­cul­té de mé­de­cine vé­té­ri­naire à st-hya­cinthe :

« L’in­fec­tion est trans­mise par les ma­rin­gouins, mais le pa­ra­site doit y su­bir une ma­tu­ra­tion qui prend plu­sieurs jour et qui est tout à fait dé­pen­dante de la tem­pé­ra­ture ex­terne. Nos ani­maux risquent donc l’in­fec­tion du­rant les mois de juillet, août et le dé­but de sep­tembre, dans nos ré­gions. Le risque est réel pour toute les ré­gions plus au sud que la ville de Qué­bec, celle-ci in­cluse. Le risque est plus éle­vé à la cam­pagne, sur­tout si des coyotes errent dans la ré­gion. Ces ani­maux hé­bergent le pa­ra­site et servent de ré­ser­voirs d’in­fec­tion pour les ani­maux. À la ville, un chien non trai­té dans l’en­tou­rage peut ser­vir lui aus­si de ré­ser­voir, d’in­fec­tion. Mal­heu­reu­se­ment, trop peu de chiens sont sous trai­te­ment, et les cas iden­ti­fiés se re­trouvent dis­per­sés sur l’en­semble du ter­ri­toire vi­sé, ce qui rend l’in­fec­tion pos­sible un peu par­tout.

Le coût du trai­te­ment est éle­vé et les mé­di­ca­ments uti­li­sés ont un po­ten­tiel toxique im­por­tant, ce qui nous fait pri­vi­lé­gier la pré­ven­tion. Plu­sieurs mé­di­ca­ments d’usage fa­cile et sé­cu­ri­taires peuvent pro­té­ger adé­qua­te­ment l’ani­mal tout en don­nant une pro­tec­tion élar­gie contre d’autres pa­ra­sites, en par­ti­cu­lier les puces et les pa­ra­sites gas­tro-in­tes­ti­naux. Les ré­sul­tats des ana­lyses de ma­tières fé­cales ef­fec­tuées dans notre la­bo­ra­toire nous per­mettent d’af­fir­mer qu’un chien sur quatre et plus sont in­fec­té d’au moins un pa­ra­site, et que c’est le cas de la moi­tié des chiots âgés de 11 mois et moins. Plu­sieurs de ces pa­ra­sites pour­raient in­fec­ter les hu­mains avec qui ils ont des contacts et leur cau­ser di­vers pro­blèmes de santé. Le contrôle de ces in­fec­tions pa­ra­si­taires im­porte pour vivre en har­mo­nie et en santé avec nos com­pa­gnons.

Afin de pro­té­ger votre ani­mal contre toutes ces in­fec­tions, voyez votre vé­té­ri­naire. Il sau­ra vous sug­gé­rer des tests de diag­nos­tic et des pro­grammes de pré­ven­tion adé­quats, tout en vous four­nis­sant toutes les in­for­ma­tions propres à pro­té­ger votre ani­mal cor­rec­te­ment. Ne man­quez pas de dis­cu­ter avec lui de la per­ti­nence de faire un test de dé­pis­tage an­nuel pour le ver du coeur et d’une ana­lyse de ma­tières fé­cales pour les autres pa­ra­sites. La pré­ven­tion com­porte l’ad­mi­nis­tra­tion men­suelle d’un ou plu­sieurs mé­di­ca­ments de juin à no­vembre. Votre vé­té­ri­naire sau­ra vous pro­po­ser un programme de pré­ven­tion adap­té à vos be­soins.»

À la cli­nique vé­té­ri­naire St-Jean-Ba­tiste, nous pro­po­sons de tes­ter le vers du coeur en pré­le­vant 1ml de sang sur votre chien aux deux ans. C’est une conces­sion faite pour di­mi­nuer le coût de la pré­ven­tion pour notre clien­tèle. Les mé­di­ca­ments pré­ven­tifs doivent être ad­mi­nis­trés à chaque an­née et sont sous pres­crip­tion. L’exa­men an­nuel est obli­ga­toire comme l’exige l’Ordre des mé­de­cins vé­té­ri­naires du Qué­bec.

Source: Dre. Mi­chelle Ma­rand m.n Cli­nique vé­té­ri­naire St-Jean-Bap­tiste 514 645-6374

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