Des sommes d’ar­gent pour sa­voir lire

L'Informateur - - ACTUALITÉS - Jo­sianne Des­jar­dins

Afin de ré­pondre aux be­soins de plu­sieurs jeunes, la Fon­da­tion de la Pointe-del’Île pour la per­sé­vé­rance sco­laire vient de créer un fonds de 200 000 $ vi­sant l’ap­pren­tis­sage de la lec­ture.

Chaque école pri­maire de la Com­mis­sion sco­laire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ) pour­ra bé­né­fi­cier d’une somme maxi­male de 2 500 $ par an­née en pré­sen­tant un ou plu­sieurs pro­jets. Elles pour­ront aus­si sou­mettre des pro­jets dé­jà exis­tants dans le but de les bo­ni­fier.

La Fon­da­tion n’a pas éta­bli de cri­tères de sé­lec­tion autres que ce­lui de sié­ger sur le conseil d’éta­blis­se­ment d’une école pour pré­sen­ter un pro­jet.

« Les be­soins sont dif­fé­rents d’une école à l’autre et chaque mi­lieu sait ce qui fonc­tionne le mieux avec ses élèves », spé­ci­fie Mi­ville Bou­dreault, com­mis­saire de Pointe- auxT­rembles et membre du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de la Fon­da­tion.

De plus, la Fon­da­tion pro­met qu’elle ré­dui­ra « au strict mi­ni­mum » la pa­pe­rasse ad­mi­nis­tra­tive pour per­mettre aux écoles de « se concen­trer au maxi­mum sur les élèves ».

Faire grim­per le taux de réus­site

Avec ce pro­gramme, la Fon­da­tion sou­haite ré­pondre à l’un des ob­jec­tifs de la CSPÎ, qui est d’aug­men­ter le taux de réus­site en lec­ture chez les jeunes de cin­quième et sixième an­nées du pri­maire.

On es­père at­teindre un taux de réus­site de 87,1 % en 2015, alors qu’il était de 78,1 % en 2009-2010.

« L’ap­pren­tis­sage de la lec­ture est la pierre an­gu­laire de la réus­site. Un en­fant qui a de la dif­fi­cul­té à lire ren­con­tre­ra des em­bûches tout au long de son par­cours sco­laire et se­ra plus à risque de dé­cro­cher. Ce sont ces élèves que nous vou­lons ai­der », in­dique Jacques Ba­ril, pré­sident de la Fon­da­tion.

« Pas leur langue ma­ter­nelle »

La CSPÎ a le dé­fi de re­joindre un grand nombre d’élèves du pri­maire qui sont nés à l’étran­ger, soit 26 % d’entre eux, alors qu’ils ne consti­tuent que 8,5 % du ré­seau pu­blic au Qué­bec.

« Le fran­çais n’est pas leur langue ma­ter­nelle, ou celle de leur pa­rent. Il faut donc leur ap­prendre la lec­ture le plus tôt pos­sible. Leurs chances de réus­site se­ront donc meilleures », es­time M. Bou­dreault.

Dans cer­taines écoles, les jeunes is­sus de l’im­mi­gra­tion (nés hors Ca­na­da ou dont au moins un des deux pa­rents est né hors Ca­na­da) re­pré­sentent plus de 80 % de la clien­tèle.

« Le créole, l’arabe et l’es­pa­gnol sont les langues ma­ter­nelles qui se dé­marquent », ajoute M. Bou­dreault.

Près de 17 000 élèves fré­quentent les 41 écoles du pri­maire de la CSPÎ éta­blies dans les ar­ron­dis­se­ments d’An­jou, de Ri­vière- desP­rai­ries/ Pointe- aux- Trembles, de SaintLéo­nard et de la Ville de Mon­tréal-Est.

(pho­to: pa­co­pho­to.ca)

Jacques Ba­ril, pré­sident de la Fon­da­tion, et Mi­ville Bou­dreault, com­mis­saire de Pointe-auxT­rembles et membre du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de la Fon­da­tion.

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