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lea­der­ship, de l’édu­ca­tion et de la pré­ven­tion », rap­pelle M. Ve­ce­ra, qui or­ga­nise des ac­ti­vi­tés à l’an­née longue au centre, dont de l’aide au de­voir pen­dant l’an­née sco­laire et un camp de jour pen­dant l’été.

Pen­dant l’an­née, M. Ve­ce­ra compte sur­tout sur l’aide de bénévoles pour ani­mer les ac­ti­vi­tés de son centre. Pour ce qui est du camp d’été, il compte sur l’ap­port de 60 ani­ma­teurs. « Ils tra­vaillent mi­ni­mum 40 heures se­maine, mais ils ne sont payés que 30 heures. On ap­pelle ça la “clause de gé­né­ro­si­té”, dit-il. C’est une autre fa­çon pour don­ner à nos fa­milles des ra­bais plus bas pour l’ins­crip­tion. »

Ce camp de jour, jus­te­ment, a dé­bu­té cette an­née le 25 juin et dure au to­tal sept se­maines. Il re­groupe 500 jeunes de 4 ans à 15 ans sur trois sites dif­fé­rents.

Dur, dur, de se faire fi­nan­cer

Le fi­nan­ce­ment de l’or­ga­nisme est dé­fi­cient, se­lon son co­or­don­na­teur. « C’est comme un YMCA, mais sans ar­gent », se plait-il à dire, comme pour dé­mon­trer que son centre n’a pas les mêmes moyens lo­gis­tiques que les YMCA pour amas­ser des fonds.

En plus de ne pas payer de loyer aux Sa­lé­siens, l’or­ga­nisme bé­né­fi­cie d’une en­ve­loppe an­nuelle de 40 000 $ de la part de la Ville de Mon­tréal. Mais là s’ar­rêtent les prin­ci­pales sub­ven­tions.

Les gou­ver­ne­ments fé­dé­ral et pro­vin­cial

« C’est plus dif­fi­cile de trou­ver de l’ar­gent en pré­ven­tion. […] Je sa­vais dé­jà que l’in­ter­ven­tion, c’est plus sexy. »

Mat­teo Ve­ce­ra, co­or­don­na­teur

fi­nancent quelque peu les camps d’été tan­dis que le reste pro­vient de do­na­teurs pri­vés. « C’est plus dif­fi­cile de trou­ver de l’ar­gent en pré­ven­tion, dit-il Je sa­vais dé­jà que l’in­ter­ven­tion, c’est plus sexy, il y a plus d’ar­gent dans ces choses-là. »

La pré­ven­tion de la dé­lin­quance, le che­val de ba­taille de M. Ve­ce­ra, se­rait ain­si vic­time de son « im­po­pu­la­ri­té » par­mi les po­li­tiques.

« 90% des choses que nous voyons ici sont toutes is­sues de dons ou de “le­vées de fonds” », rap­pelle-t-il. Il peut s’agir de spec­tacles de mode, de « marche-o-thon » ou de lave-au­tos.

La pré­ca­ri­té fi­nan­cière du centre Don Bos­co Youth Lea­der­ship n’est tou­te­fois pas unique dans le quar­tier, re­con­naît-il.

« Les res­sources qu’on a, les struc­tures, c’est pas suf­fi­sant [dans le quar­tier]. Avec tous les jeunes qu’on a dans notre quar­tier, il n’y a pas as­sez d’ar­gent d’in­ves­ti dans la construc­tion de bâ­tisses », dé­plore-t-il. Et Ri­vière-des-Prai­ries est un quar­tier où il y a beau­coup de jeunes.

(Pho­to : Isa­belle Ber­ge­ron)

Le camp de jour du centre Don Bos­co Youth Lea­der­ship re­joint plus de 500 jeunes, dont en­vi­ron 15 % de fran­co­phones.

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