Les ta­touages

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De­puis plu­sieurs an­nées, les ta­touages sont très po­pu­laires. Bien que l’em­pla­ce­ment et les mo­tifs du ta­touage semblent sou­vent un casse-tête, il ne faut pas né­gli­ger de se pen­cher sur les risques et les soins à ap­por­ter au ta­touage en at­ten­dant la gué­ri­son.

Tout d’abord, il faut sa­voir que la pro­cé­dure de ta­touer consiste à faire pé­né­trer de l’encre sous la peau à l’aide d’une ai­guille. Ain­si, il im­porte d’être conscient des risques de trans­mis­sions de ma­la­dies (VIH, hé­pa­tites B et C, her­pès) et de cer­taines in­fec­tions bac­té­riennes. Pour évi­ter ces in­fec­tions, il est im­por­tant de choi­sir avec soin son sa­lon de ta­touage et ne pas hé­si­ter à ques­tion­ner le ta­toueur sur les pro­cé­dures de sté­ri­li­sa­tion. De plus, si vous pre­nez des mé­di­ca­ments et/ ou souf­frez de cer­taines ma­la­dies (dia­bète, troubles de la coa­gu­la­tion, etc.), il est ju­di­cieux d’en in­for­mer le ta­toueur.

Pour cal­mer la dou­leur pen­dant la pro­cé­dure, cer­taines per­sonnes pour­raient être ten­tées d’uti­li­ser une crème anes­thé­sique (Em­laMD ou Be­ta­caï­neMD). Plu­sieurs ta­toueurs la dé­con­seillent puis­qu’elle gê­ne­rait leur tra­vail en mo­di­fiant la tex­ture de la peau et qu’elle change l’as­pect des cou­leurs suite à la ci­ca­tri­sa­tion. Un moyen plus sûr de sou­la­ger la dou­leur se­rait d’uti­li­ser un mé­di­ca­ment contre la dou­leur par voie orale (acé­ta­mi­no­phène ou ibu­pro­fen) 30 min. avant la pro­cé­dure.

Après l’in­ter­ven­tion, les pra­tiques va­rient se­lon les ta­toueurs. En gé­né­ral, on dés­in­fecte la zone ta­touée puis on ap­plique un pan­se­ment sec pour 2 à 12 heures dans le but d’ab­sor­ber le sur­plus d’encre et de sang. Par la suite, il est re­com­man­dé de dés­in­fec­ter de nou­veau avec un sa­von an­ti­sep­tique (Baxe­dinMD ou Dexe­dinMD) les mains en pre­mier, puis la zone ta­touée. On ap­plique en­suite un on­guent an­ti­bio­tique (ex : Po­ly­spo­rin tri­pleMD) 2 à 4 fois par jour pen­dant en­vi­ron 5 jours au­tant que né­ces­saire afin de conser­ver la zone bien hu­mide. Il est pré­fé­rable de ne pas cou­vrir la zone et de por­ter des vê­te­ments amples et res­pi­rants. En­fin, pour les 14 jours sui­vants, on ap­plique une crème hy­dra­tante non grasse (huile d’émeu, crème Ho­méo­plas­mine, ou autre). Il est très im­por­tant de ne pas grat­ter les croûtes qui se for­me­ront et d’évi­ter le so­leil pen­dant 1 mois afin de ne pas nuire à la ci­ca­tri­sa­tion. Si vous avez des ques­tions, n’hé­si­tez pas à consul­ter un pro­fes­sion­nel de la san­té.

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