Ja­guar XJ L Scène un, prise deux

L'Informateur - - SPORTS -

J’au­rais bien ai­mé vous pré­sen­ter mes im­pres­sions de la grande Ja­guar XJ L l’an der­nier, mais mon es­sai n’a ja­mais eu lieu. Ce n’est pas faute d’avoir eu le vé­hi­cule en ma pos­ses­sion, c’est un pro­blème d’élec­tro­nique in­sol­vable qui a eu rai­son de la voi­ture. Mon père, qui avait pris le vé­hi­cule du concessionnaire à la mai­son -j’étais en dé­pla­ce­ment pour un lan­ce­ment-, n’a pas eu de pro­blème. Le len­de­main, au mo­ment de re­prendre la voi­ture pour un es­sai, la télécommande à dis­tance ne fonc­tionne plus. Sur le mo­ment, je me dis que c’est sans doute la pile de la télécommande qui est à plat, mais le vé­hi­cule n’a que 5 000 km. Je me rends à la phar­ma­cie pour chan­ger la pile. Mais rien n’y fait, ce­la ne fonc­tionne tou­jours pas. Je réus­sis à ou­vrir la porte du conduc­teur avec la clé de se­cours ca­ché dans la télécommande pour me rendre compte qu’il n’y a plus d’élec­tri­ci­té à bord, la bat­te­rie est com­plè­te­ment à plat. Le seul pro­blème c’est que cette bat­te­rie se trouve dans le coffre et le coffre fonc­tionne avec une ou­ver­ture élec­trique, or, il n’y a pas d’élec­tri­ci­té, pas moyen de sur­vol­ter la voi­ture. Il y a bien une mé­thode de se­cours, mais cette mé­thode dé­clenche le sys­tème d’alarme du vé­hi­cule. Bref, je me suis ra­mas­sé en moins de deux avec une ancre de ba­teau de 140 000 $. J’ai vu là les li­mites quel­que­fois ri­di­cules de l’im­plan­ta­tion de l’élec­tro­nique qui s’oc­cupe de tout, mais qui vous laisse fort dé­pour­vu en cas de panne. Bref, la voi­ture est re­par­tie plu­sieurs heures plus tard sur une pla­te­forme de re­mor­queuse et per­sonne n’a réus­si à trou­ver le pro­blème, ni même à faire dé­mar­rer la belle An­glaise. Un an plus tard Nous voi­ci l’été sui­vant avec la même voi­ture pour un 2e es­sai. Ceux qui n’ont pas vu une Ja­guar XJ ne re­con­naî­tront pas la voi­ture. Après 40 ans d’un style im­muable, le concept est fi­na­le­ment pas­sé au 21e siècle. Les concep­teurs ont je­té l’an­cien style avec l’eau du bain pour re­dé­mar­rer avec une feuille blanche. La XJ joue la carte de flui­di­té avec son pro­fil éti­ré qui cache bien sa taille de 5,2 mètres de long. Le toit as­sez bas et l’ar­rière qui s’étire telle une queue de pois­son donnent de la lé­gè­re­té au style et ca­moufle bien son for­mat. Sa ca­landre se dé­marque aus­si par sa grille plus im­po­sante et son cô­té spor­tif qui est mis de l’avant. Même si cette ligne ne fait pas l’una­ni­mi­té, j’aime beau­coup ce nou­veau style qui offre une ligne clas­sique et in­tem­po­relle et sur­tout dif­fé­rente des autres li­mou­sines sur la route. Un in­té­rieur digne de la tra­di­tion Une Ja­guar se sa­voure avec les yeux, mais aus­si avec les doigts. Tout ce que l’on touche est doux et de qua­li­té. On de­vine dès son ar­ri­vée dans la voi­ture que nous sommes dans un monde à part, voi­là une tra­di­tion que la firme de Co­ven­try a su conser­ver. Pour le reste, la ber­line est ré­so­lu­ment mo­derne, ti­rant un trait sur le cô­té un peu vieillot de l’an­cienne ver­sion. Nous sommes pas­sés du vieux « Ches­ter­field » à un siège contem­po­rain. La XJ s’est mise à l’ère de la tech­no­lo­gie avec un écran d’in­fo­di­ver­tis­se­ment tac­tile et ar­chi com­plet, ins­tru­men­ta­tion di­gi­tale de­vant les yeux qui vous note le moindre pro­blème. Tout le ba­zar est fa­cile à com­prendre et à uti­li­ser. L’ha­bi­tacle, c’est aus­si le confort et à ce cha­pitre, la Jag n’a rien per­du de sa ré­pu­ta­tion. La qua­li­té des ma­té­riaux est ir­ré­pro­chable, les sièges vous offrent

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