Dé­ca­po­tables Les

Une mode qui sur­vit à toutes les époques

L'Informateur - - AUTOMOBILE - Be­noit Cha­rette

L’ori­gine de l’au­to­mo­bile est in­ti­me­ment liée aux vé­hi­cules dé­ca­po­tables. D’ailleurs, l’ap­pel­la­tion du ca­brio­let est an­té­rieure aux pre­mières automobiles. Elle re­monte au XVIIIe siècle, époque des dames en cri­no­line et mes­sieurs en ha­bit saillant et re­din­gote qui se fai­saient pro­me­ner le long des berges de la Seine à Paris, dans des at­te­lages élé­gants. Les car­ros­siers des rois se fai­saient une forte com­pé­ti­tion pour la pré­sen­ta­tion des car­rosses les plus somp­tueux. De­puis l’époque des chars ro­mains jus­qu’aux lan­daus royaux, tout le monde rou­lait en dé­ca­po­table. La nais­sance de l’au­to­mo­bile s’est faite dans un monde de voi­tures sans toit. Il a fal­lu at­tendre les an­nées 20 avant de voir l’ap­pa­ri­tion à grande échelle des voi­tures à toit ri­gide. Elle tra­verse les gé­né­ra­tions Sym­bole su­prême de la li­ber­té au vo­lant, les dé­ca­po­tables ont connu des mo­ments dif­fi­ciles. Sou­vent dis­pen­dieuse et peu pra­tique, la pé­riode de forte in­fla­tion et de pri­va­tion a cau­sé un fort re­cul du mar­ché. Entre la fin de la Deuxième Guerre mon­diale, la pre­mière crise du pé­trole de 1973 et la pous­sée in­fla­tion­niste des an­nées 90, les dé­ca­po­tables ont vu leur mar­ché s’ef­fri­ter consi­dé­ra­ble­ment. C’est l’ar­ri­vée de la Maz­da Mia­ta en 1990 qui va re­lan­cer ce seg­ment de mar­ché qui était de­ve­nu mo­ri­bond. De­puis ce temps, le nombre et la va­rié­té de mo­dèles n’a ces­sé d’aug­men­ter. Large éven­tail Les prix de dé­tail des dé­ca­po­tables en vente sur le mar­ché ca­na­dien s’éche­lonnent de 20 000$ pour la Smart Fort­wo à plus de 550 000 $ pour la Rolls-Royce Cor­niche. Elles peuvent ac­cueillir de deux à cinq pas­sa­gers. Le consom­ma­teur a aus­si le choix de nom­breux mo­dèles à toit souple ou la der­nière ten­dance avec un toit dur ré­trac­table comme la Mer­cedes SLK ou la Volks­wa­gen EOS. Ces mo­dèles sont très in­té­res­sants pour notre cli­mat, car elles peuvent se mé­ta­mor­pho­ser en vé­ri­table cou­pé au tou­cher d’un seul bou­ton. Les mo­dèles abor­dables Peu im­porte votre bud­get, la voi­ture dé­ca­po­table de­meure un luxe bien avant d’être une né­ces­si­té. Pour les fa­milles, il s’agit obli­ga­toi­re­ment d’une deuxième voi­ture. Même pour ceux qui n’ont pas be­soin de plus d’es­pace pour se dé­pla­cer, notre cli­mat im­pose sou­vent d’avoir un vé­hi­cule ap­pro­prié pour l’hi­ver, sauf si vous op­tez pour un CC comme l’ap­pelle les Fran­çais, le cou­pé­ca­brio­let. Par­mi les mo­dèles pré­fé­rés toutes ca­té­go­ries, le Maz­da MX-5 (né Mia­ta) de­meure une ré­fé­rence au cha­pitre du plai­sir de conduire. Simple et sans cé­ré­mo­nie, son toit souple en­tiè­re­ment ma­nuel est un exemple de sim­pli­ci­té. Maz­da offre aus­si l’op­tion du toit ri­gide ré­trac­table qui a l’avan­tage de ne pas oc­cu­per plus d’es­pace que le toit mou. Pour ceux qui veulent un peu plus de muscle et deux places sup­plé­men­taires, le Ford Mus­tang est un grand clas­sique qui même après 47 ans de ser­vice, est tou­jours à la mode. Pour en­vi­ron 30 000 $, c’est cer­tai­ne­ment un des meilleurs achats dans cette ca­té­go­rie. Ch­rys­ler offre la 200 dé­ca­po­table. Il s’agit d’une voi­ture qui ap­pré­cie les grands bou­le­vards à vitesse mo­dé­rée. Ce cou­pé ca­brio­let (aus­si of­fert avec un toit souple) n’a au­cun gène spor­tif sous le châs­sis. Elle de­mande à être conduite par des re­trai­tés qui ont main­te­nant le temps de prendre la vie du bon cô­té et ne sont pas pres­sés. Un éche­lon au-des­sus Pour ceux qui pro­fitent d’un bud­get un peu plus gé­né­reux, vous de­vez vous tour­ner du cô­té de l’Allemagne. Au­di, BMW, Mer­cedes, Porsche sont sy­no­nymes de rêve et pour cause, elles offrent non seule­ment des vé­hi­cules qui sont beaux à re­gar­der, mais aus­si très plai­sants à conduire. Dol­lar pour dol­lar, la MI­NI Coo­per S est le plus fort concen­tré d’adré­na­line que vous pou­vez ob­te­nir sur la route. Le plai­sir est le mot d’ordre de cette pe­tite voi­ture qui est non seule­ment très jo­lie, mais d’un équi­libre qua­si par­fait sur la route. Elle est dis­pen­dieuse, peu pra­tique, bref, c’est un luxe, mais un luxe très réus­si. Si vous re­gar­dez ailleurs chez les belles Al­le­mandes, il fau­dra haus­ser le bud­get. Au­di offre la TT avec une mo­to­ri­sa­tion 2,0 T ab­so­lu­ment gé­niale. BMW offre pour sa part la Sé­rie 3 qui pri­vi­lé­gie en­core et tou­jours le plai­sir de conduire, spé­cia­le­ment avec la ver­sion 335 bi-tur­bo qui vous donne des en­vies de tra­ver­ser le Ca­na­da sim­ple­ment pour de­meu­rer au vo­lant le plus long­temps pos­sible. Il ne faut pas ou­blier Mer­cedes avec la SLK qui a inau­gu­ré en 1997, la mode des voi­tures cou­pé-ca­brio­let. Sum­mum de confort et de per­for­mances, cette voi­ture pro­met des heures de plai­sir 12 mois par an­née. Et j’ai gar­dé le meilleur pour la fin, la Porsche Boxs­ter qui per­son­ni­fie dans toute sa grâce ce que doit être un road­ster. Pur plai­sir sur roues, on sa­voure chaque se­conde au vo­lant de cette voi­ture, spé­cia­le­ment si vous op­tez pour la ver­sion S de la­quelle vous ne vou­drez ja­mais sor­tir. Conduire est une pure jouis­sance qui vous donne des fris­sons à chaque chan­ge­ment de rap­port. Il ne fau­drait pas ou­blier d’ajou­ter à cette liste, une autre icône amé­ri­caine qui offre elle aus­si dans cette ca­té­go­rie le plus de che­vaux dol­lar pour dol­lar, la Che­vro­let Cor­vette qui de­puis 1954 a tra­ver­sé toutes les époques sans ja­mais rien perdre de son charme.

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