Une graine qui pour­rait ger­mer

En­tre­vue avec la can­di­date de Pro­jet Mon­tréal, Na­tha­lie Pierre-an­toine

L'Informateur - - ACTUALITÉS - Sa­muel Le­duc-fre­nette

Un peu dans la conti­nui­té des idées « vertes » pro­mues par le par­ti Pro­jet Mon­tréal, la can­di­date Na­tha­lie Pierre-An­toine sou­haite faire pous­ser un arbre, voire une fo­rêt de conseillers de son par­ti dans l’ar­ron­dis­se­ment Ri­vière-desP­rai­ries—Pointe-aux-Trembles (RDP-PAT). Pour y ar­ri­ver, elle de­vra d’abord se faire élire conseillère de Ville à l’élec­tion par­tielle dans le dis­trict de RDP, le 11 no­vembre. Un scru­tin qu’elle compte rem­por­ter en ta­blant sur ses idées et son ou­ver­ture aux ci­toyens.

« C’est un quar­tier que je connais as­sez bien. Ça fait 11 ans que j’y fais mon épi­ce­rie, que j’ai ma pe­tite rou­tine, que j’y fré­quente les ser­vices, la Caisse, etc. », dit-elle.

Pour la can­di­date née en Haï­ti et qui a gran­di à Mon­tréal, il est im­por­tant de vivre par­mi les gens que l’on sou­haite re­pré­sen­ter.

« Si on veut mieux ser­vir nos conci­toyens, il faut da­van­tage les connaître, faire le lien avec toutes les ins­tances, les or­ga­nismes com­mu­nau­taires et les ac­teurs du mi­lieu. »

En joi­gnant les rangs de Pro­jet Mon­tréal, un par­ti qui fait sou­vent la man­chette quand le maire du Pla­teau-Mont-Royal dé­cide, par exemple, de chan­ger la di­rec­tion d’une rue, Mme Pierre-An­toine re­con­naît qu’elle doit dé­mon­trer la per­ti­nence de son par­ti, qui n’a ja­mais dé­te­nu de siège dans RDP-PAT.

Un tra­vail qu’elle ne trouve pas trop dif­fi­cile, puis­qu’elle dit res­sen­tir sur le ter­rain un be­soin de chan­ge­ment.

« C’est une graine que l’on sème, as­sure-telle. On est en train d’en­voyer un mes­sage clair qu’on veut du chan­ge­ment.

« Les gens peuvent al­ler voir ce que Pro­jet Mon­tréal a fait d’in­té­res­sant. Il y a eu des apai­se­ments au ni­veau de la cir­cu­la­tion, il y a une plus grande par­ti­ci­pa­tion ci­toyenne dans les dé­ci­sions. Ce qui se fait ailleurs où Pro­jet Mon­tréal est au pou­voir peut se faire aus­si à Ri­vière-des-Prai­ries. »

Trans­ports et ser­vices adap­tés

La can­di­date constate que le dis­trict de RDP n’est pas très bien des­ser­vi en ma­tière de trans­port en com­mun. Comme elle es­time que la gare du Train de l’Est va sur­tout être utile pour les ban­lieu­sards et que la ligne bleue du métro va d’abord s’ar­rê­ter à An­jou, il est im­por­tant de co­or­don­ner les dif­fé­rents modes de trans­port pour op­ti­mi­ser les dé­pla­ce­ments.

« On ne veut pas juste être un en­droit de tran­sit pour les gens », af­firme-t-elle. Il fau­drait ar­ri­mer la des­serte des au­to­bus avec celle des taxis, col­lec­tifs ou pas. Il fau­drait éga­le­ment tra­cer plus de pistes cy­clables et mieux en­tre­te­nir celles qui sont dé­jà en place.

Pas ques­tion tou­te­fois d’im­po­ser une seule vi­sion du trans­port en com­mun à l’en­semble des ci­toyens. Mme Pierre-An­toine est cons­ciente de la place qu’oc­cupe en­core l’au­to­mo­bile dans un quar­tier aus­si ex­cen­tré que ce­lui de RDP.

« Je pense que c’est im­por­tant d’al­ler cher­cher la collaboration de tous les ac­teurs et de vrai­ment es­sayer d’ame­ner les gens à table pour trou­ver un juste mi­lieu », laisse-t-elle en­tendre.

Cette collaboration, elle veut en faire son mo­dus ope­ran­di lorsque vien­dra le temps d’amé­lio­rer les ser­vices adap­tés à la population, un autre de ses che­vaux de ba­taille.

Si le dé­pu­té pro­vin­cial Marc Tan­guay mi­lite en fa­veur de plus de soins à do­mi­cile, Mme Pierre-An­toine veut des ser­vices de proxi­mi­té qui vont ai­der les po­pu­la­tions moins fa­vo­ri­sées à amé­lio­rer leurs condi­tions d’exis­tence.

« Il y a quand même des poches de pau­vre­té à Ri­vière-des-Prai­ries, ad­met-elle. Il y a une com­mu­nau­té im­mi­grante qui, par­fois, a plus de dif­fi­cul­té à pou­voir trou­ver un em­ploi, à trou­ver un lo­ge­ment, etc. »

Écoute et trans­pa­rence

Pour at­teindre ses ob­jec­tifs, la can­di­date mise sur l’in­té­gri­té et la trans­pa­rence, des va­leurs re­fuges en ces temps d’in­cer­ti­tude éthique. Par exemple, elle rap­pelle que Pro­jet Mon­tréal ré­vèle l’iden­ti­té de ceux qui donnent au par­ti plus de 100 $. Par sur­croît, ceux qui donnent de 250 $ à 1000 $ ont un sui­vi du par­ti.

« Je pense que nos conci­toyens ont per­du confiance en nos ins­ti­tu­tions dé­mo­cra­tiques et je pense qu’on se doit de re­don­ner cette confiance-là et faire com­prendre aux gens qu’il y a de bons po­li­ti­ciens qui veulent le bien du quar­tier, de la ville », clame-t-elle.

Pour elle, le meilleur moyen de faire pas­ser ce mes­sage de­meure l’écoute et l’ou­ver­ture.

(Pho­to : pa­co­pho­to.ca)

La can­di­date de Pro­jet Mon­tréal, Na­tha­lie Pierre-An­toine.

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