La langue n’a qu’à bien se te­nir

Marc Tan­guay s’oc­cupe du dos­sier de la langue chez les li­bé­raux

L'Informateur - - ACTUALITÉS - Sa­muel Le­duc-fre­nette

De­puis la ren­trée par­le­men­taire à Qué­bec, le dé­pu­té li­bé­ral de LaFontaine, Marc Tan­guay, est porte-pa­role de l’op­po­si­tion of­fi­cielle pour la Charte de langue fran­çaise. Une pre­mière pour cet avo­cat de for­ma­tion.

« C’est un dos­sier que j’ai tou­jours sui­vi très, très par­ti­cu­liè­re­ment, lance spon­ta­né­ment l’an­cien for­ma­teur à l’École du Bar­reau du Qué­bec. Ça m’in­té­res­sait. »

Sa vi­sion de la Loi 101 (la Charte de langue fran­çaise) ne dé­roge pas de celle tra­di­tion­nel­le­ment dé­fen­due par le Par­ti li­bé­ral du Qué­bec : « Ça prend un équi­libre entre, d’une part, notre ob­jec­tif com­mun qui est de voir s’épa­nouir la langue fran­çaise, et d’autre part, faire en sorte de ne pas at­teindre de fa­çon dé­rai­son­nable les li­ber­tés in­di­vi­duelles. »

Sans qu’on lui pose la ques­tion, M. Tan­guay pour­suit en af­fir­mant qu’il fe­ra tout pour com­battre cer­taines me­sures que le Par­ti qué­bé­cois dé­sire mettre de l’avant.

Im­po­ser la Loi 101 au cé­gep est « clai­re­ment une me­sure qui vise l’épa­nouis­se­ment du fran­çais, mais qui est beau­coup trop dé­rai­son­nable, clame-t-il. Parce qu’un jeune adulte est ca­pable de dé­ci­der par lui-même [s’il as­pire à] par­faire son an­glais ou […] s’il veut avoir une for­ma­tion qui se donne dans un cé­gep an­glo­phone. Ce n’est pas au cé­gep qu’on va perdre son fran­çais. »

M. Tan­guay ne s’in­quiète pas outre me­sure des sta­tis­tiques sur le déclin du nombre de lo­cu­teurs du fran­çais à Mon­tréal. Ceux qui sont pas­sés sous la barre des 50 % sur l’île ont le fran­çais pour langue ma­ter­nelle, tient-il, pré­ci­ser.

Ce qui est im­por­tant, ajoute-t-il, c’est le nombre de fran­co­phones dans les mi­lieux de tra­vail qui, lui, est de­meu­ré stable.

« Il ne faut pas par­tir comme le Par­ti qué­bé­cois le vou­drait bien dans une guerre lin­guis­tique. Il y a un équi­libre pré­sen­te­ment, il y a une paix lin­guis­tique », ter­mine-t-il.

M. Tan­guay fe­ra face à Diane De Cour­cy, mi­nistre res­pon­sable de la Charte de la langue fran­çaise. Mme De Cour­cy veut no­tam­ment s’at­ta­quer au bi­lin­guisme exi­gé par cer­taines en­tre­prises dans la ré­gion de Mon­tréal.

« Ce n’est pas au cé­gep qu’on va perdre son fran­çais. » Marc Tan­guay, dé­pu­té de

LaFontaine

(Pho­to : Isa­belle Ber­ge­ron)

Le dé­pu­té de LaFontaine, Marc Tan­guay, au­ra à l’oeil le tra­vail de la dé­pu­tée de Cré­ma­zie, Diane De Cour­cy, qui est mi­nistre res­pon­sable de la Charte de la langue fran­çaise.

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