S 2013

L'Informateur - - L'ESSAI DU MOIS - Be­noit Cha­rette Chro­ni­queur au­to­mo­bile

in­té­grale, il est ce­ci dit le seul à pou­voir re­ce­voir une boîte ma­nuelle à six rap­ports.

En ce qui me concerne, vi­ve­ment le troi­sième mo­teur. On nous re­vient avec ce V6 de 3,6 litres à in­jec­tion di­recte, qui a fait ses preuves et qui pro­pose toute la puis­sance et le couple né­ces­saire pour bé­né­fi­cier d’un réel plai­sir de conduite. Oh certes, il consomme un brin da­van­tage que le quatre cy­lindres, mais le litre de car­bu­rant sup­plé­men­taire uti­li­sé à tous les 100 ki­lo­mètres vaut la chan­delle. L’élève au­rait-il dé­pas­sé le maître? Les in­gé­nieurs de Ca­dillac ne s’en cachent pas. On s’est for­te­ment ins­pi­ré de la conduite de la BMW de Sé­rie 3 pour dé­ve­lop­per l’ATS, bien sûr pour que la voi­ture soit ex­trê­me­ment dy­na­mique à conduire. Et cette fois, c’est réus­si. C’en est même tel­le­ment sur­pre­nant qu’on ose­rait même dire que l’élève a dé­pas­sé le maître. Car pen­dant qu’on tra­vaillait d’ar­rache-pied pour dé­ve­lop­per des élé­ments de châs­sis très per­for­mants et pour cou­per dans le poids, la BMW de Sé­rie s’em­bour­geoi­sait un brin…

En­ten­dons-nous, la Sé­rie 3 n’est pas à re­lé­guer aux ou­bliettes, loin de là. Mais ce­la prouve que l’ATS se com­pare sans hé­si­ter à ce qui se fait de mieux en ma­tière de com­por­te­ment rou­tier. La voi­ture pos­sède no­tam­ment un châs­sis à haute te­neur d’alu­mi­nium, une sus­pen­sion géo­mé­tri­que­ment très ef­fi­cace (très ferme si vous op­tez pour la sus­pen­sion sport op­tion­nelle) et une di­rec­tion à as­sis­tance élec­trique dont la pré­ci­sion est du ja­mais vu chez Ca­dillac. No­tez aus­si la ré­par­ti­tion de poids qua­si par­faite 51/49 ain­si que la grande puis­sance du frei­nage ré­sul­tat d’un sys­tème dé­ve­lop­pé par Brem­bo.

Le pe­tit bé­mol de­meure hé­las la vi­si­bi­li­té, pas évi­dente à l'ar­rière et aga­çante à l’avant, en rai­son de l’épais­seur des pi­liers A. Il ne m’a pas non plus été pos­sible de mettre la main sur un mo­dèle à rouage in­té­gral, qui se­ra sans doute très po­pu­laire chez nous. Ce sys­tème se­ra-t-il se com­pa­rer aux tech­no­lo­gies Quat­tro, xD­rive et 4Ma­tic? Es­pé­rons-le. Ca­dillac men­tionne tou­te­fois que l’im­pact sur la consom­ma­tion de car­bu­rant n’est que sym­bo­lique par rap­port à un mo­dèle pro­pul­sé, ce qui consti­tue une bonne chose lors­qu’on sait à quel point un mo­dèle CTS à rouage in­té­gral peut être gour­mand. Un pe­tit mas­sage pour votre sé­cu­ri­té? Non, l’ATS ne vous offre pas le ser­vice de mas­so­thé­ra­pie. Dom­mage. Tou­te­fois, on a dé­ve­lop­pé chez GM un sys­tème ap­pe­lé Sa­fe­ty Alert Seat, qui consiste à émettre une vi­bra­tion d’un cô­té où de l’autre du siège du conduc­teur pour vous in­di­quez que vous dé­viez de votre voie. Ef­fi­cace et cer­tai­ne­ment moins aga­çant qu’un sys­tème so­nore comme ce­lui re­trou­vé chez In­fi­ni­ti, ce sys­tème s’ajoute à une mul­ti­tude de ca­rac­té­ris­tiques de sé­cu­ri­té ac­tive, telles le sys­tème de pré-col­li­sion, le frei­nage au­to­ma­tique, les aver­tis­seurs d’angle mort et bien d’autres. Conclu­sion Le re­po­si­tion­ne­ment de Ca­dillac à l’échelle mon­diale semble por­ter ses fruits. La CTS a bien fait, l’ATS fait en­core mieux. La voi­ture n’est certes pas par­faite, mais pos­sède plu­sieurs ar­gu­ments pour créer une in­quié­tude chez ce trio d’al­le­mandes, confor­te­ment ins­tal­lées sur leur trône de­puis tel­le­ment d’an­nées…En es­pé­rant que la voi­ture soit plus fiable que l’a été la CTS à ses débuts. Ligne splen­dide Fi­ni­tion in­té­rieure sur­pre­nante Com­por­te­ment rou­tier ex­cep­tion­nel Per­for­mance sur­pre­nante Bon choix de mo­teurs Tech­no­lo­gie de pointe Op­tions qui font vite grim­per la fac­ture Es­pace in­té­rieur res­treint Vi­si­bi­li­té pro­blé­ma­tique Quatre cy­lindres tur­bo­com­pres­sé un peu dé­ce­vants

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.