Toyo­ta Ava­lo 4e et der­nier essai

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Toyo­ta vient de pro­cé­der au dé­voi­le­ment de la qua­trième gé­né­ra­tion de son plus im­po­sant mo­dèle phy­si­que­ment par­lant, soit l’Ava­lon. On ne pour­ra pas re­pro­cher au construc­teur son manque d’ef­fort pour avoir ten­té de don­ner à cette voi­ture le souffle vou­lu afin qu’elle se taille une place de choix sur l’échi­quier au­to­mo­bile nord-amé­ri­cain. Mal­heu­reu­se­ment, jus­qu’ici, l’ef­fort n’a pas été suf­fi­sant. Si l’Ava­lon a réus­si tant bien que mal à sé­duire une par­tie de la clien­tèle amé­ri­caine, on ne peut pas en dire au­tant de sa per­for­mance ca­na­dienne; en fait, ses chiffres de vente ne sont rien de moins que dé­sas­treux chez nous. L’an der­nier, quelques cen­taines d’exem­plaires seule­ment ont trou­vé pre­neurs.

Pour vous don­ner une idée, en pro­por­tion, elle est cinq fois moins po­pu­laire au Ca­na­da qu’elle ne l’est aux États-Unis. Prendre les moyens

Pour la re­vam­per, Toyo­ta a pris les grands moyens. Elle a fait ap­pel à une équipe de concep­teurs et de de­si­gners en­tiè­re­ment amé­ri­caine. Leur mis­sion : don­ner à l’Ava­lon une gueule gé­né­ra­trice de pas­sion, une âme de sé­duc­trice et un es­prit de corps jus­qu’alors ja­mais vu chez Toyo­ta. Une af­faire de rien, comme di­rait l’autre. Est donc née une voi­ture amé­ri­ca­no-ja­po­naise. Avec elle, Toyo­ta es­père ra­tis­ser plus large et compte sur le cô­té ra­tion­nel et pas­sion­nel des gens pour y ar­ri­ver. En ef­fet, pour le construc­teur, le choix d’une Ava­lon est au­tant une af­faire de rai­son que de pas­sion.

Par­don?

Toyo­ta es­père en écou­ler 1400 an­nuel­le­ment chez nous et quelque 70 000 aux États-Unis, là où il s’en vend pré­sen­te­ment 40 000 par an­née. La par­tie est loin d’être ga­gnée. Plus af­fir­mée

Tou­jours est-il que le pro­duit fi­nal est in­té­res­sant. Si dans le pas­sé la conduite d’une Ava­lon a tou­jours été d’un en­nui mor­tel, les choses ont évo­lué. Nous n’irons pas jus­qu’à dire qu’elle est de­ve­nue ex­ci­tante à pi­lo­ter, mais du moins, on ne s’em­merde plus aux com­mandes.

Comment a-t-on at­teint ce tour de force? En re­voyant sé­rieu­se­ment le châs­sis, no­tam­ment. Ain­si, le confort, qui a tou­jours LA marque de com­merce de ce vé­hi­cule, se ma­rie dé­sor­mais à une te­nue de route so­lide. La voi­ture ne cherche plus à dan­ser à la pre­mière oc­ca­sion; elle reste en contact avec le bi­tume.

On a aus­si re­vu la ca­li­bra­tion de la di­rec­tion. Cette der­nière se veut plus pré­cise que ja­mais, même si l’as­sis­tance est en­core trop pré­sente. Fort heu­reu­se­ment, la sé­lec­tion du mode sport vient cor­ri­ger cette « la­cune » un tant soit peu en ac­cé­lé­rant la ré­ponse du vo­lant. Oui, vous avez bien lu; un mode sport. En fait, l’Ava­lon pro­pose trois de ces modes : Eco, Nor­mal et Sport. Outre le raf­fer­mis­se­ment de la di­rec­tion, l’ac­cé­lé­ra­teur ré­agit aus­si avec plus de promp­ti­tude lorsque sol­li­ci­té.

Ne ré­ser­vez pas du temps de piste trop ra­pi­de­ment, tou­te­fois. L’Ava­lon de­meure une rou­tière qui sert bien ses oc­cu­pants en ligne droite. La dif­fé­rence, c’est que dé­sor­mais, sur des routes si­nueuses, son conduc­teur pour­ra s’amu­ser un peu plus. Qua­li­té en hausse

Puisque l’Ava­lon re­pré­sente le nec plus ul­tra du cô­té des ber­lines Toyo­ta, on a vou­lu que ce soit clai­re­ment vi­sible à l’in­té­rieur. Ain­si, l’ha­bi­tacle a été en­tiè­re­ment re­des­si­né et, en­core une fois, le pro­duit fi­nal mé­rite le coup d’oeil. Ce­pen­dant, un cer­tain conser­va­tisme nous rap­pelle que la clien­tèle vi­sée n’est pas d’âge sco­laire.

En ce qui a trait à la qua­li­té, on note une nette amé­lio­ra­tion de ce cô­té. Les ma­té­riaux sont de meilleure fac­ture qu’ils ne l’étaient et leur pré­sen­ta­tion est plus riche. Un bé­mol : l’as­sem­blage qui de­meure per­fec­tible.

Es­thé­ti­que­ment, il faut aus­si sou­li­gner le tra­vail

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