Une si­tua­tion pré­caire pour les Trap­peurs

Bas­ket­ball

L'Informateur - - SPORTS - Au­drey Gau­thier

L’équipe de bas­ket­ball masculine du cé­gep Ma­rie-Vic­to­rin n’a pas eu le dé­but de sai­son es­comp­té. Après neuf matchs, les Trap­peurs sont clas­sés en avant-der­nière po­si­tion (9e), avec une fiche de deux vic­toires et sept dé­faites.

Plu­sieurs pe­tits dé­tails ont re­tar­dé la mon­tée de l’équipe, es­time l’un des en­traî­neurs, Be­ver­ley Jacques.

« Cer­tains joueurs ont per­du les bases du bas­ket­ball et d’autres ne les avaient pas ap­prises. Quand je parle de base, je parle de ce qui est ap­pris aux en­fants. Au ni­veau collégial, ça pa­raît. Ça fait des trous et c’est une des rai­sons qui a rui­né notre fiche. On a aus­si tra­vaillé sur les re­bonds. Avant, les ath­lètes re­gar­daient le bal­lon comme des spec­ta­teurs au lieu d’al­ler di­rec­te­ment le cher­cher » , in­dique M. Jacques.

Tou­te­fois, la prin­ci­pale rai­son ex­pli­quant la mau­vaise performance des Trap­peurs est la chi­mie entre les joueurs. « On a l’équipe la plus ta­len­tueuse sur pa­pier. On a le ga­ba­rit, on est ver­sa­tile, etc. On est une équipe com­plète. Le pro­blème, c’est la chi­mie. On a ré­glé une par­tie du pro­blème. On avait des in­di­vi­dus qui jouaient au bas­ket, et non une équipe sur le ter­rain. Ils vou­laient aug­men­ter leur sta­tis­tique per­son­nelle », men­tionne-t-il.

Mal­gré tout, l’en­traî­neur est sa­tis­fait du tra­vail de ses ath­lètes. « Là, ça com­mence à fonc­tion­ner et on a ga­gné notre der­nier match. Je n’ai pas à me plaindre de la fin de l’an­née. Mais là, il faut ap­pli­quer ce qu’on a ap­pris. Nos joueurs sont plus mo­ti­vés. Ils ont com­pris que s’ils tra­vaillent en­semble, ils peuvent battre toutes les équipes », af­firme-t-il.

« On a l’équipe la plus ta­len­tueuse sur pa­pier. On a le ga­ba­rit, on est ver­sa­tile, etc. On est une

équipe com­plète. »

–Be­ver­ley Jacques

Nou­velle prio­ri­té

Par­ti­ci­per aux sé­ries éli­mi­na­toires, c’est tou­jours im­por­tant pour les Trap­peurs. Néan­moins, ce n’est plus la prio­ri­té.

« Ce n’est plus seu­le­ment de faire les sé­ries, mais bien de res­ter dans notre di­vi­sion qui nous pré­oc­cupe. C’est une ur­gence. Les équipes clas­sées au 9e et 10e rang des­cendent en troi­sième di­vi­sion. Si on monte d’une seule po­si­tion au clas­se­ment, on reste en di­vi­sion 2. C’est pour ce­la qu’il y a ur­gence. Est-ce trop de­man­der? Non! C’est très fai­sable et les gars l’ont dé­mon­tré », sou­ligne M. Jacques.

Les joueurs ont pro­fi­té d’une pause de plu­sieurs se­maines avant de re­prendre la com­pé­ti­tion, le 25 jan­vier. Pen­dant cette pé­riode, les en­traî­neurs ont or­ga­ni­sé quelques ac­ti­vi­tés pour les mo­ti­ver, mais aus­si pour pré­pa­rer l’équipe.

« Pen­dant les Fêtes, on a fait des pra­tiques libres. Les Trap­peurs ont été in­vi­tés à ve­nir dis­pu­ter des joutes ami­cales. C’est pour re­tour­ner à la pas­sion, à l’époque où l’on jouait juste pour jouer, sans se sou­cier du clas­se­ment et de la com­pé­ti­tion », laisse-t-il sa­voir.

(Photo : Pa­co­pho­to.ca)

Les Trap­peurs du cé­gep Ma­rie-Vic­to­rin se classe au 9e rang.

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