Un Prai­ri­vois chez les Rem­parts

Ho­ckey

L'Informateur - - SPORTS - Au­drey Gau­thier au­drey.gau­thier@tc.tc

Mas­si­mo Ca­roz­za est heu­reux d’être de re­tour au Québec; l’at­ta­quant des Rem­parts de Québec (ju­nior ma­jeur) vi­vait en On­ta­rio de­puis un an, où il jouait au sein de l'On­ta­rio ho­ckey aca­de­my.

L’an­née der­nière, l’ado­les­cent a quit­té le nid fa­mi­lial pour pour­suivre sa pas­sion du ho­ckey dans une autre pro­vince ca­na­dienne. Il est alors dé­mé­na­gé, il a chan­gé d’école et il a dû ap­prendre à sub­ve­nir à ses be­soins, tout ça à l’âge de 15 ans.

L’adap­ta­tion à un nou­vel en­vi­ron­ne­ment ne s’est pas faite sans heurts, explique l’ath­lète. Faire son la­vage, son ménage, ses courses et cui­si­ner ses re­pas étaient une nou­veau­té pour lui. Il avoue s’être en­nuyé énor­mé­ment de sa fa­mille, lors des pre­miers mois. « Mes amis, en On­ta­rio, m’ont beau­coup ai­dé à m’adap­ter, in­dique-t-il. Je suis tout de même content d’être re­ve­nu à Mon­tréal, au­près des miens. »

Un autre élé­ment avec le­quel il a dû se fa­mi­lia­ri­ser : la fa­çon dif­fé­rente de pra­ti­quer le ho­ckey dans la pro­vince voi­sine. « Là-bas, c’est beau­coup plus phy­sique. C’est un jeu plus agres­sif », main­tient-il.

Mal­gré cette ap­proche, ce sé­jour en On­ta­rio a été bé­né­fique pour le ho­ckeyeur. Son jeu dé­fen­sif s’est beau­coup amé­lio­ré au cours de la der­nière an­née, alors que c’était l’un de ses points faibles, avoue Mas­si­mo. Il es­time être dé­sor­mais un joueur équi­li­bré.

Dans la Belle Pro­vince

Le Prai­ri­vois est de re­tour au Québec de­puis le mois de juillet. Un uni­vers qui lui convient da­van­tage, sou­tient-il.

« Au Québec, la tac­tique et les tech­niques ont plus d’im­por­tance. Je suis un gars d’ha­bi­le­té, donc ça s’ap­proche beau­coup plus de mon style. Je me re­con­nais da­van­tage dans le ho­ckey qué­bé­cois qu’on­ta­rien. »

Sa dé­ci­sion de re­ve­nir au Québec a été ex­cel­lente pour sa car­rière, af­firme-t-il. « En On­ta­rio, je pas­sais in­aper­çu. Il n’y avait pas de re­cru­teur comme au Québec », men­tionne-til.

La langue

Pen­dant une an­née, Mas­si­mo a vé­cu dans un monde uni­lingue an­glo­phone. Une si­tua­tion qui a été né­faste pour son fran­çais, fait-il va­loir.

« Avant mon dé­part pour l’On­ta­rio, je par­lais aus­si bien l’an­glais que le fran­çais. J’en ai per­du beau­coup. J’ai beau­coup plus de dif­fi­cul­té à m’ex­pri­mer [ en fran­çais], mais je m’amé­liore. »

Al­lant à l’école an­glo­phone et is­su d’une fa­mille plus à l’aise avec ll langue de Sha­kes­peare, il y a des jours où Mas­si­mo n'en­tend par­ler fran­çais que sur la glace. « Les pra­tiques se font en fran­çais. Des fois, je ne com­prends pas les de­mandes de l’en­traî­neur, alors je vais le voir pour qu’il me les explique. »

« C’est dif­fi­cile de re­ve­nir dans un uni­vers où la langue n’est plus la même, mais je m’adapte fa­ci­le­ment. C’est un peu drôle de vivre ma pas­sion dans une autre langue que celle des gens que je cô­toie à jour­née longue, mais c’est le fun », confie-t-il.

(Photo : Isa­belle Ber­ge­ron)

Mas­si­mo Ca­roz­za a joué avec le Rous­seauRoyal de La­val-Mon­tréal pen­dant quelques mois, avant d’être re­pê­ché par les Rem­parts de Québec.

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