Ma­rie-vic­to­rin s’est do­té d’un plan d’ur­gence

L'Informateur - - ACTUALITÉS - Sa­muel Leduc-frenette

Si jamais un for­ce­né ar­mé en­trait au cé­gep Ma­rie-Vic­to­rin, la di­rec­tion du col­lège met­trait en oeuvre son plan de ges­tion de crises sans perdre une se­conde, af­firme la di­rec­trice gé­né­rale de l’éta­blis­se­ment, Ni­cole Rouillier.

Ce plan « en­globe toutes les si­tua­tions pos­sibles », in­dique-t-elle. « Il y a deux ans, on s’est do­té d’un sys­tème de no­ti­fi­ca­tion d’ur­gence. Ça, c’est un sys­tème de haut-par­leurs à tra­vers le col­lège pour don­ner des consignes de sé­cu­ri­té si jamais il y avait un in­ci­dent qui se pro­dui­sait. »

Quatre cel­lules de crise se met­traient alors en place. Com­po­sées d’em­ployés, elles se dé­ploie­raient afin d’ap­pli­quer les me­sures d’ur­gence re­quises. « Un in­cen­die, une panne in­for­ma­tique, il y a toutes sortes d’in­ci­dents », qui pour­raient ar­ri­ver et pour les­quels le cé­gep se dit prêt. Trois ni­veaux d’in­ter­ven­tions existent.

Jus­qu’à main­te­nant, au­cune si­tua­tion n’a né­ces­si­té la mise à exé­cu­tion du plan.

Le cé­gep n’a jamais non plus fait d’exer­cices de confi­ne­ment ou d’éva­cua­tion avec ses em­ployés et ses étu­diants. « Ça pour­rait être une bonne idée », men­tionne tou­te­fois la di­rec­trice gé­né­rale.

Les cel­lules de crise sont tou­te­fois prêtes à toute éven­tua­li­té. « Chaque an­née, on fait une ren­contre avec les membres, dit-elle. Comme là, on est dû, parce qu’il y a des nou­velles per­sonnes à l’em­ploi du col­lège. » Le plan est aus­si ré­vi­sé chaque an­née, en plus d’être connu des ser­vices po­li­ciers.

Mme Rouillier n’écarte pas la pos­si­bi­li­té qu’une at­taque sur­vienne. « Tout peut ar­ri­ver de nos jours, convient-elle. Per­sonne n’est à l’abri. » À cet ef­fet, elle cite l’in­ci­dent for­tuit qui s’est pro­duit au cé­gep Daw­son en 2006.

« On avait dé­jà l’in­ten­tion de se do­ter d’un plan de ges­tion de crises de­puis les in­ci­dents à Po­ly­tech­nique [en 1989], ré­vèle-t-elle. Il y a cinq ans, on avait les dis­po­ni­bi­li­tés fi­nan­cières, on avait les bud­gets pour le faire et c’est pour ça qu’on en a un au­jourd’hui. »

(Pho­to : pa­co­pho­to.ca)

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