Pro­fes­sion : su­per-in­fir­mière

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«J’ai même dé­jà diag­nos­ti­qué un can­cer», pré­cise-t-elle.

Si Liette Mi­chel a tou­jours vou­lu de­ve­nir in­fir­mière plu­tôt que mé­de­cin, elle vou­lait aus­si me­ner de longues études. Se­lon elle, la seule ma­nière de gra­vir les éche­lons sans être re­lé­guée aux tâches ad­mi­nis­tra­tives étaient donc de de­ve­nir su­per-in­fir­mière.

Un par­cours très ré­gle­men­té

«Les gens sont éton­nés de voir une in­fir­mière là où ils ont l’ha­bi­tude de voir un mé­de­cin. Mais il faut les ras­su­rer: de­ve­nir une in­fir­mière pra­ti­cienne est un pro­ces­sus très exi­geant! » Au Québec, pour de­ve­nir su­per-in­fir­mière, les étu­diants res­tent sur les bancs uni­ver­si­taires au mi­ni­mum six ans, le temps d’ef­fec­tuer un bac­ca­lau­réat en sciences in­fir­mières, une maî­trise et une for­ma­tion com­plé­men­taire. De plus, les in­fir­mières doivent avoir pra­ti­qué au moins deux ans et avoir réus­si l’exa­men de cer­ti­fi­ca­tion de­man­dé par l’Ordre. Même s’il reste beau­coup de che­min à faire pour que les pa­tients prennent conscience de l’im­por­tance des in­fir­mières pra­ti­ciennes, en at­ten­dant, ce n’est pas le tra­vail qui manque. En trois mois de pratique au CLSC de Ri­viè­redes- Prai­ries, Liette Mi­chel suit dé­jà 100 pa­tients et on s’at­tend à ce qu’elle en suive bien plus d’ci la fin de son man­dat! En 2012, 149 in­fir­mières prac­ti­ciennes spé­cia­li­sées étaient en­re­gis­trées au­près de l’Ordre des in­fir­mières et in­fir­miers du Québec. Par com­pa­rai­son, 1 874 su­per-in­fir­mières pra­tiquent en On­ta­rio.

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