L’ar­thrite ex­pli­quée

L'Informateur - - VIE DE QUARTIER - Si­mon Bous­quet

Des ci­toyens qui ont tra­vaillé ma­nuel­le­ment toute leur vie et une po­pu­la­tion vieillis­sante à pré­do­mi­nance fé­mi­nine, toutes les condi­tions sont réunies pour fa­vo­ri­ser la pré­sence d’ar­thrite à Ri­vière-des-Prai­ries–Poin­teaux-Trembles. Jus­qu'au 21 mai, la so­cié­té d’ar­thrite tien­dra une sé­rie de six confé­rences pour in­for­mer la po­pu­la­tion de l’Est sur cette ma­la­die qui touche un adulte sur six.

« Ce qu’on voit, c’est qu’il y a plus d’ar­thrite dans les pro­vinces de l’Est, prin­ci­pa­le­ment dans les com­mu­nau­tés ru­rales, où les gens ont sou­vent tra­vaillé ma­nuel­le­ment toute leur vie, et dans les com­mu­nau­tés vieillis­santes », sou­tient le porte-pa­role de la So­cié­té de l’ar­thrite, Ken Ga­gnon. No­tons éga­le­ment que, se­lon l’or­ga­nisme, les deux tiers des per­sonnes ar­thri­tiques sont des femmes.

Or, ré­cem­ment l’Ave­nir de l’Est (http://bit.ly/VPxgdm) rap­por­tait que la po­pu­la­tion de l’ar­ron­dis­se­ment est prin­ci­pa­le­ment com­po­sée de femmes et qu’elle est vieillis­sante. Deux condi­tions fa­vo­rables à l’ar­thrite, sans comp­ter la forte pré­sence d’em­ployeurs du sec­teur de l’in­dus­trie lourde.

Les groupes de sou­tien et d’in­for­ma­tion

Ce n’est pas la pre­mière fois que la So­cié­té de l’ar­thrite du Qué­bec tient ce genre de ren­contre. Par le pas­sé, elles avaient lieu uni­que­ment sur la Rive-Sud et au centre-ville de Mon­tréal, lais­sant la po­pu­la­tion des ex­tré­mi­tés de la mé­tro­pole pour compte. « On a dé­ci­dé d’al­ler voir les gens di­rec­te­ment. Nous irons un peu par­tout, mais on com­men­ce­ra par l’Île », an­nonce M. Ga­gnon.

Ces groupes de sou­tien et d’in­for­ma­tion s’adressent à toutes les per­sonnes at­teintes d’ar­thrite rhu­ma­toïde ou d’ar­throse, sans consi­dé­ra­tion d’âge. Ce se­ra l’oc­ca­sion pour elles et leurs proches, de dis­cu­ter avec des pro­fes­sion­nels de la san­té et de par­ta­ger leur ex­pé­rience ain­si que leur réa­li­té avec d’autres per­sonnes at­teintes par la ma­la­die.

« Les gens at­teints se sentent sou­vent seuls. Même leur fa­mille ne les com­prend pas vrai­ment », explique M. Ga­gnon.

Ces ren­contres de deux heures se­ront ani­mées bé­né­vo­le­ment par dif­fé­rents pro­fes­sion­nels de la san­té. Cha­cune dé­bu­te­ra par une confé­rence d’une du­rée de trois quarts d’heure, sui­vie d’une pé­riode de ques­tions. La der­nière par­tie se­ra dé­diée aux échanges entre par­ti­ci­pants.

« La force de ces groupes ré­side sans au­cun doute dans la ca­pa­ci­té que nous of­frons à ces per­sonnes de pou­voir dis­cu­ter de leur ma­la­die dans un contexte d’ob­jec­ti­vi­té. L’am­biance qui se dé­gage de ces ren­contres avec des mé­de­cins et des ex­perts est pro­pice à abor­der tous ces su­jets et ces pré­oc­cu­pa­tions de pre­mier plan avec une ap­proche em­pa­thique et un angle beau­coup plus po­si­tif et se­rein » , as­sure la doc­teure Mo­nique Ca­mer­lain, pre­mière confé­ren­cière de la sé­rie.

Les par­ti­ci­pants abor­de­ront des su­jets comme ce qu’est l’ar­thrite, quels sont les trai­te­ments et com­ment gé­rer la ma­la­die, la dou­leur, l’ali­men­ta­tion et le quo­ti­dien avec la ma­la­die. La sé­rie se ter­mi­ne­ra avec une ren­contre sur les im­pacts psy­cho­lo­giques de la ma­la­die.

« Avec ces groupes de dis­cus­sion, nous croyons for­te­ment que nous pou­vons faire la dif­fé­rence dans le contrôle de la ma­la­die et de ses im­pacts, chez les per­sonnes qui y par­ti­cipent ac­ti­ve­ment », conclut le di­rec­teur de la So­cié­té d’ar­thrite, Eric Amar.

(Photo: De­po­sit pho­tos)

L’ar­thrite est une in­flam­ma­tion des ar­ti­cu­la­tions. Elle dé­signe un groupe de plus de 100 ma­la­dies ap­pa­ren­tées.

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