Les Trap­peurs s’écrasent

L'Informateur - - SPORTS - Au­drey Gau­thier

L’équipe mas­cu­line de bas­ket­ball du cé­gep Ma­rie-Vic­to­rin a vé­cu une sai­son dé­sas­treuse au sein du Ré­seau du spor­té­tu­diant du Qué­bec (RSEQ). Les Trap­peurs ont ter­mi­né à l’avant-der­nier rang du clas­se­ment gé­né­ral avec une fiche de trois vic­toires et 15 dé­faites.

Les en­traî­neurs Be­ver­ley Jacques et Ralph Nel­son, qui ont pris la barre de cette for­ma­tion en août der­nier, n’en­vi­sa­geaient pas de vivre une sai­son comme celle-ci. Leur ob­jec­tif de dé­part était de par­ti­ci­per aux sé­ries éli­mi­na­toires. Ce der­nier a ra­pi­de­ment chan­gé pour ten­ter de res­ter au sein de la deuxième di­vi­sion.

« Si nous re­gar­dons nos points pro­duits [au der­nier rang avec 1002 points en 18 matchs], c’est le sym­bole d’un manque de pro­duc­ti­vi­té, d’un pro­blème dans l’exé­cu­tion et dans le par­tage du bal­lon. Si nous re­gar­dons nos points contre [au der­nier rang avec 1600 points en 18 par­ties], nous re­mar­quons un gros pro­blème en dé­fen­sive. Nous ne pou­vions pas faire de pres­sion. C’est la preuve de notre ren­de­ment », in­dique M. Jacques.

Ce der­nier ajoute que ces mau­vaises per­for­mances se­raient la consé­quence de l’at­ti­tude d’un grand nombre de joueurs au sein des Trap­peurs.

« Cer­tains vou­laient plus mar­quer que dis­tri­buer le bal­lon. L’équipe en dé­fen­sive et en at­taque était pa­res­seuse. Ils n’es­sayaient pas de créer un jeu, ils al­laient mar­quer di­rec­te­ment », sou­ligne-t-il.

La plus grande dé­cep­tion de l’en­traî­neur est que les bas­ket­teurs ne vou­laient pas mettre l’ef­fort qu’il fal­lait. Quand des spor­tifs ne jouent pas, ils en­voient le mes­sage qu’ils ne fe­ront pas d’ef­fort dans leur vie non plus, es­time-t-il. « Il n’y avait rien à faire avec ces gars-là. Il y avait un manque de vo­lon­té de leur part.

« Ce n’est pas nor­mal que lors­qu’une per­sonne dé­cide de se joindre à une équipe de bas­ket­ball col­lé­gial, que ce ne soit pas sé­rieux pour elle, car celle-ci a le pri­vi­lège de re­pré­sen­ter son école. Si elle vou­lait juste jouer, il y a une ses­sion libre le mer­cre­di », dé­plore-t-il avec tris­tesse.

Mal­gré la si­tua­tion, M. Jacques af­firme que ce n’est pas une an­née à ou­blier pour au­tant. Les deux en­traî­neurs ont beau­coup ap­pris de cette aven­ture et ils savent dé­sor­mais comment en­tre­prendre la pro­chaine sai­son pour évi­ter un ré­sul­tat sem­blable.

« Nous al­lons mettre en place un contrat pour les joueurs, c’est-à-dire un code de dis­ci­pline, ain­si qu’un test de per­son­na­li­té. J’ai vu ce qui ne fonc­tion­nait pas à ce ni­veau-là. Il y a des gens très égoïstes, ir­res­pon­sables et né­gli­gents. Ce sont trois choses qui font mal. Je veux bien les ai­der, mais ce n’est pas en une ou deux ses­sions que je pour­rais contri­buer à leurs ef­forts. Cette an­née, on a même pen­sé à contac­ter une psy­cho­logue d’équipe. C’est grave! Je ne peux pas com­prendre des gens qui vont boire la veille d’un match ou qui ne veulent ab­so­lu­ment pas pas­ser le bal­lon à leur col­lègue qui est dé­mar­qué. Ce son­dage-là va nous en dire beau­coup sur les joueurs et nous ai­de­ra à la sé­lec­tion », ex­plique-t-il.

(Pho­to : archives)

Les Trap­peurs du cé­gep Ma­rie-Vic­to­rin ont ter­mi­né en neu­vième po­si­tion sur 10 équipes col­lé­giales.

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