Avec des cents, on fait des piastres

Col­lecte de fonds du CSSS de la Pointe-de-l’Île

L'Informateur - - VIE DE QUARTIER - Si­mon Bous­quet

Une poi­gnée de cents, ce n’est pas beau­coup. Pour­tant, c’est tout ce que de­mande la fon­da­tion Desjardins pour l’édu­ca­tion et la fon­da­tion du Centre de san­té et de ser­vices so­ciaux (CSSS) de la Pointe-de-l’Île.

À la suite du re­trait de la cir­cu­la­tion de la pièce d’un cent, ces fon­da­tions ont dé­ci­dé d’ai­der les ci­toyens à se dé­par­tir de leurs écus désuets, tout en contri­buant au bon fonc­tion­ne­ment des ins­tal­la­tions de san­té dans le sec­teur et celle de l’édu­ca­tion.

« La Fon­da­tion sou­haite pro­fi­ter de cette oc­ca­sion pour re­cueillir des fonds afin de sou­te­nir ses ac­ti­vi­tés, a ex­pli­qué le di­rec­teur gé­né­ral du CSSS, An­dré Ga­gnière. Les sommes amas­sées per­met­tront aux centres d’hé­ber­ge­ment et aux centres lo­caux de ser­vices com­mu­nau­taires (CLSC) du CSSS d’ac­qué­rir de nou­veaux équi­pe­ments et d’amé­lio­rer leurs ser­vices. »

Les fonds amas­sés pour­ront éga­le­ment ser­vir à d’autres pro­jets en­core à l'étude ou à amé­lio­rer les aires com­munes dans les centres d’hé­ber­ge­ment de soins de longue du­rée (CHSLD).

« Pour rendre les ré­si­dences sem­blablent aux lo­ge­ments des ré­si­dents, on peut ache­ter des dé­co­ra­tions. Une autre amé­lio­ra­tion se­rait d'ache­ter des cha­riots pour le ser­vice des re­pas chauds aux étages a pré­ci­sé le di­rec­teur du CSSS, Yvan Trem­blay. Par le pas­sé, la Fon­da­tion du CSSS a no­tam­ment contri­bué à fi­nan­cer le pro­gramme qui fait la fier­té de l’Est, les Té­lé­soins.

Ain­si la Fon­da­tion du CSSS re­cueille­ra 70 % des dons, 10 % se­ra uti­li­sé pour cou­vrir les frais des Fon­da­tions et 20 % se­ra re­mis à la Fon­da­tion Desjardins pour of­frir des bourses d’études dans le do­maine de la san­té.

L’opé­ra­tion vide- ti­re­lire se pour­sui­vra jus­qu’à juin. Les ci­toyens pour­ront dé­po­ser leur petite mon­naie dans des conte­nants de 18 litres dis­po­sés dans les éta­blis­se­ments de san­té, les caisses po­pu­laires et les épi­ce­ries Mé­tro.

La Fon­da­tion du CSSS de la Pointe-de-l’Île n’est pas la seule à avoir eu cette idée, la ma­jo­ri­té des fon­da­tions qué­bé­coises des hô­pi­taux, des CSSS et des centres jeu­nesse aus­si uti­li­se­ront cette oc­ca­sion pour se fi­nan­cer. « N’ou­blions pas que chaque sou compte pour ces fon­da­tions qui aident chaque jour des mil­liers de Qué­bé­cois at­teints de ma­la­dies ou qui ap­puient la per­sé­vé­rance sco­laire », a conclu la porte-pa­role de la cam­pagne, Ma­rie Gré­goire.

(Photo: gra­cieu­se­té)

Les sous noirs peuvent contri­buer au bon fonc­tion­ne­ment des ins­tal­la­tions dans le sec­teur de l'édu­ca­tion.

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