Le foyer de masse gagne en po­pu­la­ri­té

L'Informateur - - RÉNOVER EN TOUTE SÉCURITÉ - Source : Ban­nière Ré­no-Maître de l’APCHQ

Avec la fac­ture éner­gé­tique qui ne cesse d'aug­men­ter, les pro­prié­taires cherchent de nou­velles fa­çons de chauf­fer leur ha­bi­ta­tion. Pour­quoi ne pas joindre l'éco­no­mique à l'utile et à l'agréable? Une tech­no­lo­gie vieille de plus de 100 ans s'im­plante peu à peu au Qué­bec de­puis main­te­nant 30 ans : le foyer de masse.

Ce sys­tème de chauf­fage cen­tral rem­place avan­ta­geu­se­ment les sys­tèmes ha­bi­tuels avec toute la beau­té d'un foyer en prime. Il peut aus­si se char­ger du chauf­fage de l'eau et même con­tri­buer à la cui­sine!

Le ren­de­ment du foyer de masse re­pose sur deux ca­rac­té­ris­tiques : son coeur, tout d'abord, qui peut at­teindre des tem­pé­ra­tures de l'ordre de 900 °C, mais aus­si sa masse, qui ab­sorbe et trans­met toute cette bonne cha­leur. Les tem­pé­ra­tures éle­vées per­mettent de bru­ler les gaz de com­bus­tion du bois et ain­si d'évi­ter le « smog » sou­vent as­so­cié à cette source d'éner­gie. « Les émis­sions de par­ti­cules fines, 1 à 3 grammes à l'heure, sont de beau­coup in­fé­rieures à la norme la plus stricte, celle de l'état de Washington qui est de 4,5 grammes à l'heure », ex­plique Pierre Gil­bert, di­rec­teur com­mer­cial de Feu vert, foyers de masse, une fi­liale de Ma­çon­ne­rie Be­noit Pi­neault, membre du pro­gramme Ré­no-Maître de l'As­so­cia­tion pro­vin­ciale des construc­teurs d'ha­bi­ta­tions du Qué­bec (APCHQ).

Un chauf­fage grand confort

Le chauf­fage tra­di­tion­nel se fait par convec­tion : on chauffe en fait l'air. Dans le cas du foyer de masse, il s'agit de chauf­fage par ra­dia­tion : c'est la pierre que l'on chauffe. Cette cha­leur se trans­met tout dou­ce­ment aux en­vi­rons. Le chauf­fage cou­rant pro­duit sou­vent ce que l'on ap­pelle la stra­ti­fi­ca­tion des couches de tem­pé­ra­ture, la cha­leur mon­tant au pla­fond et lais­sant vos pieds au froid

Le chauf­fage par rayon­ne­ment est le mieux adap­té au corps hu­main, car il évite jus­te­ment ces couches de tem­pé­ra­ture qui vous font fris­son­ner en re­gar­dant la té­lé. En été, c'est tout le contraire : la pierre ab­sorbe la cha­leur am­biante, lais­sant la mai­son plus fraiche et ré­dui­sant d'au­tant le be­soin de cli­ma­ti­sa­tion.

Pour main­te­nir la cha­leur la jour­née du­rant, l'uti­li­sa­teur d'un foyer de masse n'a qu'à faire un seul gros feu d'une heure et de­mie à deux heures et le lais­ser s'éteindre. Un foyer de masse peut ain­si chauf­fer toute une mai­son : l'étage su­pé­rieur se­ra plus frais d'un ou deux de­grés, ce qui est par­fait pour le som­meil. Le haut ren­de­ment du foyer de masse fait que l'on peut y uti­li­ser du bois de re­but, en fait tout bois propre et sec.

Un ca­chet in­dé­niable

L'ins­tal­la­tion d'un ou­vrage de ma­çon­ne­rie de quelque trois tonnes dans une mai­son re­quiert, on s'en doute, quelques mo­di­fi­ca­tions. La réa­li­sa­tion d'un foyer de masse peut en fait en­trai­ner le ra­jeu­nis­se­ment de tout l'in­té­rieur.

« Le foyer per­met d'abattre des cloi­sons et de créer un amé­na­ge­ment à aire ouverte. Il peut ser­vir de sé­pa­ra­tion na­tu­relle entre deux pièces comme la cui­sine et la salle à man­ger ou en­core la salle à man­ger et le sa­lon. Il crée un point d'at­trac­tion très fort et ajoute beau­coup de ca­chet à un in­té­rieur », de dire notre ex­pert Ré­no-Maitre.

Le chauf­fage au bois se­rait d'ailleurs ce­lui qui pro­duit les plus grandes re­tom­bées éco­no­miques lo­cales par­mi les éner­gies re­nou­ve­lables; il s'avère donc un fac­teur dans le dé­ve­lop­pe­ment des ré­gions. Le bois est aus­si la source d'éner­gie la moins coû­teuse et les éco­no­mies réa­li­sées font que le foyer de masse se re­paie deux, trois et même quatre fois pen­dant la du­rée de vie de la mai­son.

Pré­sident de la ban­nière Ré­no-Maître et des Ga­ran­ties ré­no­va­tion de l’APCHQ, Alain Turgeon.

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