La mé­moire à long terme

L'Informateur - - RÉNOVER EN TOUTE SÉCURITÉ -

La mé­moire est af­fec­tée par les émo­tions vé­cues de­puis l’en­fance, d’une ma­nière par­ti­cu­lière à cha­cun et se­lon les ex­pé­riences. Ces émo­tions fi­nissent par mettre un voile obs­cur sur les sou­ve­nirs et les in­for­ma­tions pré­sentes. Pour re­vi­vi­fier les neu­rones, il faut en­le­ver ce voile. La mé­moire à long terme conserve tout ce que nous avons ap­pris et tout ce que nous sa­vons faire. Elle em­ma­ga­sine les sou­ve­nirs heu­reux et mal­heu­reux.

Il en est de même pour les per­sonnes qui ne se sou­viennent pas de leurs rêves de­puis plu­sieurs an­nées. En gé­né­ral, ces per­sonnes ont eu un rêve qui les a trou­blées, tel un cau­che­mar ou un rêve pré­mo­ni­toire qui leur an­non­çait le décès d’un être cher, et elles re­fusent in­cons­ciem­ment tout sou­ve­nir se rat­ta­chant à leurs scé­na­rios de nuit. Elles di­ront même qu’elles ne rêvent pas et lors­qu’elles ma­ni­festent le dé­sir de se sou­ve­nir à nou­veau de leurs rêves, il fau­dra beau­coup de pa­tience et de dis­ci­pline pour re­con­qué­rir cette mé­moire dé­lais­sée.

Pour qu’un sou­ve­nir s’in­cruste sans que nous fas­sions un ef­fort conscient pour le re­te­nir, nous de­vons nous sen­tir per­son­nel­le­ment concer­nés. Tout dé­pend de la charge af­fec­tive ou émo­tion­nelle at­ta­chée à l’ex­pé­rience mé­mo­ri­sée. La mé­moire à long terme est qua­si illi­mi­tée; lors­qu’un sou­ve­nir est bien en­ra­ci­né, bien re­te­nu, de nou­veaux sou­ve­nirs ne le chas­se­ront pas, bien au contraire.

L’ac­tion de re­trou­ver une in­for­ma­tion en­fouie dans notre mé­moire s’amé­liore si nous nous exer­çons tous les jours à nous re­mé­mo­rer des sou­ve­nirs loin­tains. J’ai pu vé­ri­fier ré­cem­ment com­bien ce genre d’exer­cice est ef­fi­cace : j’ai in­ter­pré­té en pu­blic – après quelques ré­pé­ti­tions seule­ment – trois pièces mu­si­cales que j’avais ap­prises plu­sieurs an­nées au­pa­ra­vant alors que j’étais dans le do­maine ar­tis­tique.

La mé­moire à court terme

Si nous avons de la dif­fi­cul­té avec notre mé­moire à court terme, nous de­vons ob­ser­ver notre ma­nière d’écou­ter, de re­gar­der, de tou­cher. Sommes-nous pré­sents à ce que nous fai­sons ou lais­sons-nous er­rer notre es­prit? Som­mes­nous fa­ci­le­ment dis­traits par les bruits au­tour de nous? Avons-nous de la dif­fi­cul­té à fixer notre at­ten­tion sur un su­jet? Pou­vons-nous re­te­nir les dé­tails d’un lieu dès que nous y pé­né­trons? Il est pro­bable que notre manque d’at­ten­tion ou qu’un manque d’or­ga­ni­sa­tion de notre pen­sée af­fecte notre fa­cul­té de mé­mo­ri­sa­tion. D’où l’im­por­tance de dé­ve­lop­per notre concen­tra­tion pour en­re­gis­trer l’in­for­ma­tion.

De­nise Car­di­nal Au­teure, confé­ren­cière, en­sei­gnante cer­ti­fiée de

l’École in­ter­na­tio­nale de rêves Ni­cole Grat­ton

Tél : 514 324-7247 Cour­riel : in­fo@de­ni­se­car­di­nal.ca

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Au­teure et confé­ren­cière, De­nise Car­di­nal

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